
GRETA SCHILLER | ÉTATS-UNIS | 1996 | 75 MIN | VOF + A STA
GRETA SCHILLER | ÉTATS-UNIS | 1996 | 75 MIN | VOF + A STA
Dans le Paris de l’entre-deux guerres, une communauté de lesbiennes a contribué à faire de la Ville-Lumière un centre névralgique de la culture de cette époque. Superbes images d’archives, entrevues anciennes ou plus récentes et facture classique : un documentaire instructif sur des figures méconnues. Dans le Paris de l’entre-guerres, à l’ombre des Picasso et des Hemingway, des Françaises et des expatriées américaines ont contribué à l’explosion artistique et culturelle de cette époque. Gertrude Stein était la plus connue mais il y avait aussi Adrienne Monnier et Sylvia Beach, pionnières de l’édition, Janet Flanner, qui sera correspondante pendant 40 ans du New Yorker, la peintre Romaine Brooks, l’auteure Djuna Barnes et Natalie Barney qui tenait un salon littéraire hebdomadaire pouvant réunir jusqu’à 200 personnes. Sans que ce soit le thème central de ce film de facture classique, le lesbianisme que partageaient ces femmes est une des clés pour comprendre pourquoi elles se sont retrouvées dans la Ville-Lumière et y ont façonné une révolution artistique qui a marqué son époque. Parsemé de superbes images d’archives, Paris Was a Woman est un documentaire instructif sur des figures féminines aussi avant-gardistes que méconnues.
Greta Schiller est une réalisatrice et monteuse de documentaires reconnue internationalement, et cofondatrice de Jezebel Productions. Depuis 1984, elle a réalisé une vingtaine de films consacrés à des histoires marginalisées ou oubliées. Parmi ses œuvres figurent Before Stonewall (1984), International Sweethearts of Rhythm (1986), Paris Was a Woman (1995), The Man Who Drove with Mandela (1998) et The Five Demands (2023). Ses films sont présentés depuis plus de 35 ans dans de grands festivals internationaux. Schiller a reçu deux bourses Fulbright, dont la première Fulbright Arts Fellowship américano-britannique en cinéma et un Global Fulbright Award.
L’une des plus grandes récompenses du métier de cinéaste indépendante (Dieu sait que ce n’est pas l’argent !) est de voir mon travail s’inscrire dans un héritage durable. Cette magnifique restauration a été rendue possible par The Women’s Film Preservation Fund et IndieCollect, et je les en remercie. Je suis heureuse qu’image+nation39 présente PARIS WAS A WOMAN à son public — une première fois il y a 30 ans, et aujourd’hui en 2026. J’espère que les personnes qui le revoient comme celles qui le découvrent feront un merveilleux voyage vers un âge d’or où les lesbiennes créaient une communauté artistique et des amitiés pour la vie. Bonne projection !
Frances Berrigan, Greta Schiller, Andrea Weiss
Andrea Weiss










vous pourriez aussi aimer