Image+Nation
PARIS WAS A WOMAN

PARIS WAS A WOMAN

GRETA SCHILLER | ÉTATS-UNIS | 1996 | 75 MIN | VOF + A STA

GRETA SCHILLER | ÉTATS-UNIS | 1996 | 75 MIN | VOF + A STA

EN SALLEDocumentaireRE:VISION RETRO QUEER
NOV 24 / 19:00ONF Salle Alanis Obomsawin1500 Rue Balmoral. Montréal, QC H3A 2H7 (métro Place des Arts)

Synopsis

Dans le Paris de l’entre-deux guerres, une communauté de lesbiennes a contribué à faire de la Ville-Lumière un centre névralgique de la culture de cette époque. Superbes images d’archives, entrevues anciennes ou plus récentes et facture classique : un documentaire instructif sur des figures méconnues. Dans le Paris de l’entre-guerres, à l’ombre des Picasso et des Hemingway, des Françaises et des expatriées américaines ont contribué à l’explosion artistique et culturelle de cette époque. Gertrude Stein était la plus connue mais il y avait aussi Adrienne Monnier et Sylvia Beach, pionnières de l’édition, Janet Flanner, qui sera correspondante pendant 40 ans du New Yorker, la peintre Romaine Brooks, l’auteure Djuna Barnes et Natalie Barney qui tenait un salon littéraire hebdomadaire pouvant réunir jusqu’à 200 personnes. Sans que ce soit le thème central de ce film de facture classique, le lesbianisme que partageaient ces femmes est une des clés pour comprendre pourquoi elles se sont retrouvées dans la Ville-Lumière et y ont façonné une révolution artistique qui a marqué son époque. Parsemé de superbes images d’archives, Paris Was a Woman est un documentaire instructif sur des figures féminines aussi avant-gardistes que méconnues.

Bande annonce

bio cinéaste

Greta Schiller est une réalisatrice et monteuse de documentaires reconnue internationalement, et cofondatrice de Jezebel Productions. Depuis 1984, elle a réalisé une vingtaine de films consacrés à des histoires marginalisées ou oubliées. Parmi ses œuvres figurent Before Stonewall (1984), International Sweethearts of Rhythm (1986), Paris Was a Woman (1995), The Man Who Drove with Mandela (1998) et The Five Demands (2023). Ses films sont présentés depuis plus de 35 ans dans de grands festivals internationaux. Schiller a reçu deux bourses Fulbright, dont la première Fulbright Arts Fellowship américano-britannique en cinéma et un Global Fulbright Award.

note d’intention

L’une des plus grandes récompenses du métier de cinéaste indépendante (Dieu sait que ce n’est pas l’argent !) est de voir mon travail s’inscrire dans un héritage durable. Cette magnifique restauration a été rendue possible par The Women’s Film Preservation Fund et IndieCollect, et je les en remercie. Je suis heureuse qu’image+nation39 présente PARIS WAS A WOMAN à son public — une première fois il y a 30 ans, et aujourd’hui en 2026. J’espère que les personnes qui le revoient comme celles qui le découvrent feront un merveilleux voyage vers un âge d’or où les lesbiennes créaient une communauté artistique et des amitiés pour la vie. Bonne projection !

production

Frances Berrigan, Greta Schiller, Andrea Weiss

scénario

Andrea Weiss

interprétation

  • Juliet Stevenson
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image

vous pourriez aussi aimer

PosterDocumentaireEN SALLE
BARBARA FOREVER[RE:VISION RETRO QUEER]102 minutesNOV 28 / 13:00

En 50 ans, Barbara Hammer, invitée spéciale pour les 20 ans de I+N, a laissé plus d’une centaine de films dont plusieurs ont été présentés au festival. Documentaire en forme d’autobiographie, Barbara Forever épouse avec conviction et justesse les idées révolutionnaires de son fascinant sujet. De 1968 à 2018, Barbara Hammer a mis le féminin et le lesbianisme au cœur de sa production composée d’une centaine de films aux titres évocateurs : Superdyke, The Lesbian Closet, The History of the World According to a Lesbian, etc. Méconnue du grand public et longtemps ignorée par le milieu de l’art, elle a dit que « le public lesbien voulait du réalisme et celui de l’avant-garde n’était pas très intéressé par le lesbianisme ». Plutôt que d’être bloquée par cette tension, elle s’en est servie comme d’un moteur et a persévéré jusqu’à ce qu’elle soit reconnue. Ce qui est admirable chez cette créatrice en constante recherche, c’est la constance et l’évolution de son regard sur elle-même et sur le monde. Depuis sa mort en 2019, son œuvre lui survit grâce aux bons soins de Florrie Burke, sa compagne pendant plus de 30 ans.

PosterLong métrageEN SALLE
THE WATERMELON WOMAN[NOUVELLE VOIX]90 minutesNOV 29 / 13:00

Cette œuvre fondatrice de Cheryl Dunye, The Watermelon Woman, mêle fiction et documentaire pour explorer l'effacement des femmes noires et queers de l'histoire du cinéma. Drôle, incisif et ludiquement autoréflexif, ce chef-d'œuvre venu tout droit du nouveau cinéma queer suit une réalisatrice déterminée à mettre en lumière l'histoire derrière un visage oublié du grand écran. Cheryl, incarnée par Dunye elle-même, est une jeune lesbienne noire travaillant dans un club vidéo à Philadelphie tout en poursuivant ses ambitions cinématographiques. Fascinée par une actrice noire créditée uniquement sous le nom de « The Watermelon Woman » dans un film hollywoodien des années 1930, Cheryl entreprend de découvrir son véritable nom et son histoire. Ses recherches la mènent au croisement des enjeux de race, de sexualité, de représentation et de la vie clandestine des femmes noires au cinéma. En parallèle, sa relation naissante avec Diana, interprétée par l'icône du cinéma queer Guinevere Turner, soulève des questions sur le désir, le privilège et l'intimité interraciale. Naviguant entre images d'archives factices, entretiens, journaux intimes vidéo et récit de fiction, Dunye brouille les frontières entre réalité et imagination. Avec esprit et finesse critique, The Watermelon Woman remet en question les récits historiques qui excluent les voix queers et imagine de nouvelles façons de se les réapproprier. À la fois quête personnelle et acte radical d'autodéfinition cinématographique, ce film est une œuvre majeure du cinéma lesbien noir.

PosterLong métrageEN SALLE
CRUISING[FRISSONS QUEER : FANTASIA x IMAGE+NATION]100 minutesNOV 22 / 15:00

Les bars-cuir de la scène underground new-yorkaise deviennent le théâtre d'un jeu dangereux mêlant désir, identité et surveillance. Avec Cruising, William Friedkin nous plonge au cœur de la vie nocturne queer du New York d'avant les années sida, où un jeune policier sous couverture se retrouve aspiré par l'univers qu'il était censé infiltrer. Al Pacino incarne Steve Burns, un jeune cadet chargé de s'infiltrer dans le quartier cuir de Manhattan afin d'y traquer un tueur qui prend pour cible des hommes gays. Évoluant incognito au sein de cette communauté, Burns fréquente les bars, les clubs et enchaîne les rencontres nocturnes. Tandis que l'enquête l'entraîne toujours plus loin dans un monde qui lui est inconnu, il lui devient de plus en plus difficile de l’observer avec recul. Sorti en 1980, Cruising demeure l'un des films les plus controversés du cinéma américain sur la vie queer. La mise en scène ténébreuse et atmosphérique de Friedkin capte l'anonymat électrique de la subculture cuir et S&M new-yorkaise, tout en floutant délibérément les frontières entre jeu de rôle, maintien de l'ordre, désir et identité. Cruising sera présenté aux côtés de Mineshaft: The Cruising Murders, un documentaire qui explore les faits divers réels et le fameux bar cuir au centre de cette histoire. Ensemble, ces deux œuvres proposent un double regard sur un moment charnière du New York queer, juste avant que la crise du sida ne vienne bouleverser la communauté.

PosterLong métrageEN SALLE
HELLBENT[FRISSONS QUEER : FANTASIA x IMAGE+NATION]84 minutesNOV 28 / 14:45

Du sang, des gars, et un tueur masqué en cavale ! Hellbent de Paul Etheredge-Ouzts, souvent reconnu comme le tout premier slasher gay, classique incontournable de l’horreur queer et film d’ouverture d’image+nation 2004, projette un tueur armé d’une faux au beau milieu du carnaval d’Halloween de West Hollywood. Alors que les cadavres s’accumulent autour d’eux, Eddie et Jake, objet de son béguin, doivent se battre pour survivre. Porté par un humour noir décapant, une direction artistique spectaculaire et des effets spéciaux ultra-sanglants, Hellbent de Paul Etheredge-Ouzts élève le genre du slasher vers de nouveaux sommets gays. Ce premier film déjanté et camp suit Eddie, le séduisant voisin d'à côté, et ses trois meilleurs amis dans l'univers fantastique du carnaval annuel d'Halloween de West Hollywood. Distrait par son attirance pour le sombre et mystérieux Jake, Eddie, apprenti policier, ne remarque pas le tueur masqué armé d'une faux qui les traque, lui et ses amis. Alors que les corps décapités s’amoncellent, Eddie et Jake doivent unir leurs forces dans une lutte désespérée pour survivre. Rempli de surprises et rythmé par une bande originale explosive, Hellbent est un cocktail de frissons, de suspense et de fous rires machiavéliques au rythme effréné. En mêlant les codes classiques du slasher au désir queer et à l'humour camp en y ajoutant un côté gore assumé, le film s'est taillé une place de choix dans le cinéma d'horreur queer.

PosterLong métrageEN SALLE
L’EINSTEIN DU SEXE (DER EINSTEIN DES SEX)[RE:VISION RETRO QUEER]100 minutesNOV 24 / 19:00

Bien avant que les droits LGBTQ+ ne s’imposent dans le débat public, Magnus Hirschfeld œuvrait déjà à transformer la manière dont la société comprenait la sexualité, le genre et le désir. Avec L’Einstein du sexe, Rosa von Praunheim retrace la vie et l’œuvre remarquables de ce pionnier de la sexologie allemande. Né en 1868 dans une famille juive, Hirschfeld devient médecin et ardent défenseur des minorités sexuelles. En 1897, il fonde le Comité scientifique-humanitaire, la première organisation au monde consacrée aux droits des personnes homosexuelles, et milite pour l’abolition du paragraphe 175, qui criminalisait l’homosexualité en Allemagne. Son travail dépasse largement l’activisme. Hirschfeld mène des recherches sur la sexualité et le genre, évolue au sein du mouvement psychanalytique émergent avant de rompre avec Freud et Jung, puis fonde en 1919 l’Institut de sexologie à Berlin. Centre internationalement reconnu de recherche, d’éducation et de soins, l’Institut mène notamment des travaux novateurs auprès des personnes trans. Praunheim retrace chronologiquement le parcours de Hirschfeld dans un style à la fois théâtral et pédagogique. Après l’arrivée des nazis au pouvoir, l’Institut est détruit et sa bibliothèque incendiée. Hirschfeld s’exile et meurt en 1935, sans voir son œuvre pleinement reconnue. Le portrait d’un visionnaire dont l’héritage continue de façonner l’histoire queer.

PosterLong métrageEN SALLE
CE N'EST PAS L'HOMOSEXUEL QUI EST PERVERS MAIS LA SOCIÉTÉ DANS LAQUELLE IL VIT (NICHT DER HOMOSEXUELLE IST PERVERS, SONDERN DIE SITUATION, IN DER ER LEBT)[RE:VISION RETRO QUEER]67 minutesNOV 25 / 19:00

Daniel et Clemens tombent amoureux, emménagent ensemble et tentent d’imiter les conventions d’un mariage bourgeois. Lorsque leur relation prend fin au bout de quatre mois, Daniel s’immerge de plus en plus dans la sous-culture gaie berlinoise. Il trouve un emploi dans un café gai et fréquente les parcs et les lieux de rencontre publics prisés par les hommes homosexuels. Finalement, il rencontre Paul, qui l’introduit dans une communauté gaie où l’on discute ouvertement de modèles alternatifs de vie et d’identité(s) homosexuelle(s). La critique cinglante de Praunheim à l’égard de l’invisibilité que s’imposaient les personnes homosexuelles dans la vie publique est l’un des rares exemples de film ayant eu un impact sociopolitique direct. À la suite de ses premières projections, plus de cinquante groupes militants ont vu le jour, jetant ainsi les bases du mouvement moderne de défense des droits des personnes homosexuelles en Allemagne. Tourné à l’origine sans son et complété par la suite par une voix off ironique, le film mêle fiction et images documentaires, manifeste et essai, pour aboutir à un appel direct à l’auto-organisation collective. Sa forme expérimentale et ouverte est aussi provocante et stimulante que sa critique de grande envergure.

PosterLong métrageEN SALLE
PERSONAL BEST[RE:VISION RETRO QUEER]124 minutesNOV 26 / 20:30

Sur la piste, seule la victoire compte. En dehors, deux femmes découvrent quelque chose de bien plus complexe : le désir, l'intimité et le frisson de trouver quelqu'un capable de tenir son rythme. Personal Best de Robert Towne est un portrait sensuel, athlétique et discrètement radical du désir queer et de l'ambition féminine. Chris Cahill (Mariel Hemingway) est une jeune athlète de course à pied talentueuse, encore en quête de confiance en elle, lorsqu'elle rencontre Tory Skinner (Patrice Donnelly), une pentathlète accomplie qui se prépare pour les sélections olympiques. Leur amitié se transforme rapidement en une relation intime, tandis que Tory devient à la fois la mentore de Chris et sa plus féroce rivale. S'entraînant ensemble sous la direction de l'exigeant entraîneur Terry Tingloff (Scott Glenn), les deux femmes se poussent mutuellement vers de nouveaux sommets. Mais à mesure que les compétences de Chris se développent, la tension entre elles s'accroît. Les exigences du sport de haut niveau et la perspective de la gloire olympique les obligent à naviguer entre les frontières mouvantes de l'amour, de l'amitié, de la rivalité et de l'indépendance. Ce premier long métrage de Robert Towne est saisissant par son portrait franc des athlètes féminines et de l'intimité queer. Filmé avec une immédiateté qui capture à la fois l'intensité physique de la compétition et la sensualité de leur relation, Personal Best est un film sur les corps en mouvement, l'ambition, le désir et la manière complexe dont nous nous poussons les un·es les autres à donner le meilleur de nous-mêmes.

PosterDocumentaireEN SALLE
BARBARA FOREVER[RE:VISION RETRO QUEER]102 minutesNOV 28 / 13:00

En 50 ans, Barbara Hammer, invitée spéciale pour les 20 ans de I+N, a laissé plus d’une centaine de films dont plusieurs ont été présentés au festival. Documentaire en forme d’autobiographie, Barbara Forever épouse avec conviction et justesse les idées révolutionnaires de son fascinant sujet. De 1968 à 2018, Barbara Hammer a mis le féminin et le lesbianisme au cœur de sa production composée d’une centaine de films aux titres évocateurs : Superdyke, The Lesbian Closet, The History of the World According to a Lesbian, etc. Méconnue du grand public et longtemps ignorée par le milieu de l’art, elle a dit que « le public lesbien voulait du réalisme et celui de l’avant-garde n’était pas très intéressé par le lesbianisme ». Plutôt que d’être bloquée par cette tension, elle s’en est servie comme d’un moteur et a persévéré jusqu’à ce qu’elle soit reconnue. Ce qui est admirable chez cette créatrice en constante recherche, c’est la constance et l’évolution de son regard sur elle-même et sur le monde. Depuis sa mort en 2019, son œuvre lui survit grâce aux bons soins de Florrie Burke, sa compagne pendant plus de 30 ans.

PosterLong métrageEN SALLE
THE WATERMELON WOMAN[NOUVELLE VOIX]90 minutesNOV 29 / 13:00

Cette œuvre fondatrice de Cheryl Dunye, The Watermelon Woman, mêle fiction et documentaire pour explorer l'effacement des femmes noires et queers de l'histoire du cinéma. Drôle, incisif et ludiquement autoréflexif, ce chef-d'œuvre venu tout droit du nouveau cinéma queer suit une réalisatrice déterminée à mettre en lumière l'histoire derrière un visage oublié du grand écran. Cheryl, incarnée par Dunye elle-même, est une jeune lesbienne noire travaillant dans un club vidéo à Philadelphie tout en poursuivant ses ambitions cinématographiques. Fascinée par une actrice noire créditée uniquement sous le nom de « The Watermelon Woman » dans un film hollywoodien des années 1930, Cheryl entreprend de découvrir son véritable nom et son histoire. Ses recherches la mènent au croisement des enjeux de race, de sexualité, de représentation et de la vie clandestine des femmes noires au cinéma. En parallèle, sa relation naissante avec Diana, interprétée par l'icône du cinéma queer Guinevere Turner, soulève des questions sur le désir, le privilège et l'intimité interraciale. Naviguant entre images d'archives factices, entretiens, journaux intimes vidéo et récit de fiction, Dunye brouille les frontières entre réalité et imagination. Avec esprit et finesse critique, The Watermelon Woman remet en question les récits historiques qui excluent les voix queers et imagine de nouvelles façons de se les réapproprier. À la fois quête personnelle et acte radical d'autodéfinition cinématographique, ce film est une œuvre majeure du cinéma lesbien noir.

PosterLong métrageEN SALLE
CRUISING[FRISSONS QUEER : FANTASIA x IMAGE+NATION]100 minutesNOV 22 / 15:00

Les bars-cuir de la scène underground new-yorkaise deviennent le théâtre d'un jeu dangereux mêlant désir, identité et surveillance. Avec Cruising, William Friedkin nous plonge au cœur de la vie nocturne queer du New York d'avant les années sida, où un jeune policier sous couverture se retrouve aspiré par l'univers qu'il était censé infiltrer. Al Pacino incarne Steve Burns, un jeune cadet chargé de s'infiltrer dans le quartier cuir de Manhattan afin d'y traquer un tueur qui prend pour cible des hommes gays. Évoluant incognito au sein de cette communauté, Burns fréquente les bars, les clubs et enchaîne les rencontres nocturnes. Tandis que l'enquête l'entraîne toujours plus loin dans un monde qui lui est inconnu, il lui devient de plus en plus difficile de l’observer avec recul. Sorti en 1980, Cruising demeure l'un des films les plus controversés du cinéma américain sur la vie queer. La mise en scène ténébreuse et atmosphérique de Friedkin capte l'anonymat électrique de la subculture cuir et S&M new-yorkaise, tout en floutant délibérément les frontières entre jeu de rôle, maintien de l'ordre, désir et identité. Cruising sera présenté aux côtés de Mineshaft: The Cruising Murders, un documentaire qui explore les faits divers réels et le fameux bar cuir au centre de cette histoire. Ensemble, ces deux œuvres proposent un double regard sur un moment charnière du New York queer, juste avant que la crise du sida ne vienne bouleverser la communauté.

PosterLong métrageEN SALLE
HELLBENT[FRISSONS QUEER : FANTASIA x IMAGE+NATION]84 minutesNOV 28 / 14:45

Du sang, des gars, et un tueur masqué en cavale ! Hellbent de Paul Etheredge-Ouzts, souvent reconnu comme le tout premier slasher gay, classique incontournable de l’horreur queer et film d’ouverture d’image+nation 2004, projette un tueur armé d’une faux au beau milieu du carnaval d’Halloween de West Hollywood. Alors que les cadavres s’accumulent autour d’eux, Eddie et Jake, objet de son béguin, doivent se battre pour survivre. Porté par un humour noir décapant, une direction artistique spectaculaire et des effets spéciaux ultra-sanglants, Hellbent de Paul Etheredge-Ouzts élève le genre du slasher vers de nouveaux sommets gays. Ce premier film déjanté et camp suit Eddie, le séduisant voisin d'à côté, et ses trois meilleurs amis dans l'univers fantastique du carnaval annuel d'Halloween de West Hollywood. Distrait par son attirance pour le sombre et mystérieux Jake, Eddie, apprenti policier, ne remarque pas le tueur masqué armé d'une faux qui les traque, lui et ses amis. Alors que les corps décapités s’amoncellent, Eddie et Jake doivent unir leurs forces dans une lutte désespérée pour survivre. Rempli de surprises et rythmé par une bande originale explosive, Hellbent est un cocktail de frissons, de suspense et de fous rires machiavéliques au rythme effréné. En mêlant les codes classiques du slasher au désir queer et à l'humour camp en y ajoutant un côté gore assumé, le film s'est taillé une place de choix dans le cinéma d'horreur queer.

PosterLong métrageEN SALLE
L’EINSTEIN DU SEXE (DER EINSTEIN DES SEX)[RE:VISION RETRO QUEER]100 minutesNOV 24 / 19:00

Bien avant que les droits LGBTQ+ ne s’imposent dans le débat public, Magnus Hirschfeld œuvrait déjà à transformer la manière dont la société comprenait la sexualité, le genre et le désir. Avec L’Einstein du sexe, Rosa von Praunheim retrace la vie et l’œuvre remarquables de ce pionnier de la sexologie allemande. Né en 1868 dans une famille juive, Hirschfeld devient médecin et ardent défenseur des minorités sexuelles. En 1897, il fonde le Comité scientifique-humanitaire, la première organisation au monde consacrée aux droits des personnes homosexuelles, et milite pour l’abolition du paragraphe 175, qui criminalisait l’homosexualité en Allemagne. Son travail dépasse largement l’activisme. Hirschfeld mène des recherches sur la sexualité et le genre, évolue au sein du mouvement psychanalytique émergent avant de rompre avec Freud et Jung, puis fonde en 1919 l’Institut de sexologie à Berlin. Centre internationalement reconnu de recherche, d’éducation et de soins, l’Institut mène notamment des travaux novateurs auprès des personnes trans. Praunheim retrace chronologiquement le parcours de Hirschfeld dans un style à la fois théâtral et pédagogique. Après l’arrivée des nazis au pouvoir, l’Institut est détruit et sa bibliothèque incendiée. Hirschfeld s’exile et meurt en 1935, sans voir son œuvre pleinement reconnue. Le portrait d’un visionnaire dont l’héritage continue de façonner l’histoire queer.

PosterLong métrageEN SALLE
CE N'EST PAS L'HOMOSEXUEL QUI EST PERVERS MAIS LA SOCIÉTÉ DANS LAQUELLE IL VIT (NICHT DER HOMOSEXUELLE IST PERVERS, SONDERN DIE SITUATION, IN DER ER LEBT)[RE:VISION RETRO QUEER]67 minutesNOV 25 / 19:00

Daniel et Clemens tombent amoureux, emménagent ensemble et tentent d’imiter les conventions d’un mariage bourgeois. Lorsque leur relation prend fin au bout de quatre mois, Daniel s’immerge de plus en plus dans la sous-culture gaie berlinoise. Il trouve un emploi dans un café gai et fréquente les parcs et les lieux de rencontre publics prisés par les hommes homosexuels. Finalement, il rencontre Paul, qui l’introduit dans une communauté gaie où l’on discute ouvertement de modèles alternatifs de vie et d’identité(s) homosexuelle(s). La critique cinglante de Praunheim à l’égard de l’invisibilité que s’imposaient les personnes homosexuelles dans la vie publique est l’un des rares exemples de film ayant eu un impact sociopolitique direct. À la suite de ses premières projections, plus de cinquante groupes militants ont vu le jour, jetant ainsi les bases du mouvement moderne de défense des droits des personnes homosexuelles en Allemagne. Tourné à l’origine sans son et complété par la suite par une voix off ironique, le film mêle fiction et images documentaires, manifeste et essai, pour aboutir à un appel direct à l’auto-organisation collective. Sa forme expérimentale et ouverte est aussi provocante et stimulante que sa critique de grande envergure.

PosterLong métrageEN SALLE
PERSONAL BEST[RE:VISION RETRO QUEER]124 minutesNOV 26 / 20:30

Sur la piste, seule la victoire compte. En dehors, deux femmes découvrent quelque chose de bien plus complexe : le désir, l'intimité et le frisson de trouver quelqu'un capable de tenir son rythme. Personal Best de Robert Towne est un portrait sensuel, athlétique et discrètement radical du désir queer et de l'ambition féminine. Chris Cahill (Mariel Hemingway) est une jeune athlète de course à pied talentueuse, encore en quête de confiance en elle, lorsqu'elle rencontre Tory Skinner (Patrice Donnelly), une pentathlète accomplie qui se prépare pour les sélections olympiques. Leur amitié se transforme rapidement en une relation intime, tandis que Tory devient à la fois la mentore de Chris et sa plus féroce rivale. S'entraînant ensemble sous la direction de l'exigeant entraîneur Terry Tingloff (Scott Glenn), les deux femmes se poussent mutuellement vers de nouveaux sommets. Mais à mesure que les compétences de Chris se développent, la tension entre elles s'accroît. Les exigences du sport de haut niveau et la perspective de la gloire olympique les obligent à naviguer entre les frontières mouvantes de l'amour, de l'amitié, de la rivalité et de l'indépendance. Ce premier long métrage de Robert Towne est saisissant par son portrait franc des athlètes féminines et de l'intimité queer. Filmé avec une immédiateté qui capture à la fois l'intensité physique de la compétition et la sensualité de leur relation, Personal Best est un film sur les corps en mouvement, l'ambition, le désir et la manière complexe dont nous nous poussons les un·es les autres à donner le meilleur de nous-mêmes.