
KAI STÄNICKE | ALLEMAGNE | 2026 | 122 MIN | VO ALLEMANDE STA
KAI STÄNICKE | ALLEMAGNE | 2026 | 122 MIN | VO ALLEMANDE STA
Quatorze ans après avoir fui son petit village insulaire, un jeune homme y retourne mais personne ne le reconnaît. Un étonnant premier long métrage sur la recherche d’identité, la mémoire, les mensonges. Et une performance habitée de Paul Boche dans le rôle principal. Après avoir fui son tout petit village sur une île désolée, Hein est devenu professeur sur le continent. Quatorze ans plus tard, il y retourne mais aucun des habitants ne le reconnaît, ni sa mère atteinte de démence, ni sa sœur, ni ses voisins, ni son ami d’enfance qui, à l’adolescence, est devenu plus que ça. Le revenant soutient qu’il est Hein et afin de savoir qui dit vrai, les villageois tiennent un tribunal populaire. Pour cet étonnant premier long métrage, gagnant du Teddy Award au dernier Festival de Berlin, le cinéaste a choisi de ne camper que le décor du village, à l’instar de Lars von Trier dans Dogville. Ce qui donne une dimension quasi-mythologique à ce film à fleur de peau, hyperréaliste dans son symbolisme. Dans le rôle de ce survenant qui fait éclater la cohésion sociale des siens, Paul Boche est admirable d’intensité et de retenue.
Après des études de cinéma et une formation chez X Filme Creative Pool, Kai Stänicke a travaillé comme assistant réalisateur avant de développer ses propres projets. Ses courts métrages ont été distingués par Saatchi & Saatchi, Berlinale Talents et Nespresso Talents, et son premier long métrage, Trial of Hein, a reçu le soutien de la Script Station de Berlinale Talents et de la bourse Wolfgang Kohlhaase.
Trial of Hein est une exploration intime de l’identité et de l’appartenance. Qui n’a jamais regardé une version antérieure de soi-même en étant surpris·e de voir à quel point les choses ont changé ? Revenir chez soi nous oblige à confronter la personne que nous étions. Au fond, le film saisit ce moment fragile où l’on cesse de prétendre être la personne que l’on était autrefois, même si cela nous transforme en étranger·ère aux yeux de celles et ceux qui pensaient nous connaître.
Andrea Schütte, Dirk Decker, Dario Suter
Kai Stänicke
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