
PIERRE LE GALL | FRANCE + POLOGNE | 90 MIN | VOF + POLONAISE STA
PIERRE LE GALL | FRANCE + POLOGNE | 90 MIN | VOF + POLONAISE STA
Deux camionneurs, l’un Français, l’autre Polonais, amorcent une liaison passionnelle. Survivra-t-elle à leur mode de vie solitaire et nomade ? Un film réaliste comme un documentaire mais aussi émouvant qu’une histoire d’amour tragique et intemporelle, portée par un fantastique duo d’acteurs. Camionneur depuis longtemps, Étienne passe sa vie sur la route, sans amis, presque sans famille, acceptant sa condition de nomade solitaire qu’il égaie parfois de baises anonymes dans les bois ou les toilettes. Jusqu’à ce qu’il croise Bartosz, un camionneur polonais qui éveille en lui un désir qu’il ne croyait pas possible. Les deux hommes amorcent une liaison passionnelle à distance mais comment cette histoire d’amour inespérée pourra-t-elle se développer alors que les exigences de leur métier s’y opposent ? Palme queer au Festival de Cannes, Du fioul dans les artères (un des pires titres de films de l’année !) affiche l’hyper-réalisme d’un documentaire sur le monde des truckers mais la mise en scène de ce premier long métrage est impeccable, centrée sur ses deux acteurs, l’un César du meilleur espoir masculin pour Les misérables, l’autre, vétéran du théâtre et du cinéma polonais. Leur chimie à l’écran est aussi palpable qu’émouvante.
Ayant grandi face à une route de campagne, Pierre Le Gall rêvait lui aussi de partir. Ce chemin l'a finalement mené à Paris, dans les bras d'un homme et vers l'écriture de scénarios. Depuis, il écrit pour la télévision, le théâtre et le cinéma, notamment le court métrage d'animation Les Belles Cicatrices, sélectionné à Cannes et nommé aux César 2026. Du fioul dans les artères, son premier long métrage, explore les deux thèmes qui le fascinent le plus au cinéma : le temps et l'amour.
Ce film est né d'un désir simple : voir deux hommes qui travaillent dur vivre une grande histoire d'amour. Je voulais offrir à ces deux routiers un droit à la beauté et à la liberté. […] Comme je voulais parler de solitude, j'ai choisi un seul point de vue : celui d'Étienne. […] L'émotion devait venir des regards, des gestes, des corps, du désir qui traverse Étienne et Bartosz. […] Dès l'écriture, une question existentielle m'obsédait : quand nous passons notre vie à travailler pour être libres et dignes, combien de temps nous reste-t-il à consacrer aux personnes que nous aimons ?
Nicolas Blanc
Pierre Le Gall, Camille Perton
vous pourriez aussi aimer