Image+Nation

Tous les films

courts métrages
FRISSONS QUEER : FANTASIA x IMAGE+NATIONQUÉBEC EN VUEMADE AU CANADACOMPÉTITION

Filters (1)

FRISSONS QUEER : FANTASIA x IMAGE+NATIONQUÉBEC EN VUEMADE AU CANADACOMPÉTITION
Screening Type
Filtrer
14 films trouvés
Filtrer
PosterCOMPÉTITIONLong métrageEN SALLEVIRTUEL
COMPETITION Icon
A SECOND LIFE[COMPÉTITION]77 minutesNOV 28 / 19:00

A Second Life suit une journée dans la vie d'Elisabeth, occupée à courir dans tous les sens pour accueillir des locataires d’Airbnb venus à Paris pour les Jeux olympiques d'été. En proie à la dépression et à une perte d'audition, elle s'avère être une hôte plutôt inhospitalière. Un de ses clients cette journée-là, rencontre inattendue au don spécial et insensible à son antipathie, se révèlera véritable soutien tombé à pic. Agathe Rousselle et Alex Lawther étincellent dans ce duo platonique, jouant avec une belle complicité de leurs personnalités diamétralement opposées à l'écran. Les humeurs de la capitale s'envolent puis se vident de tout son, nous plongeant au plus près du quotidien d'Elisabeth, confrontée à sa déficience auditive et à la précarité de son visa de travail. Cette sensation constante d'instabilité est captée par une caméra à l'épaule et par des cadres surchargés qui reflètent le rythme trépidant de la ville. Le film transpire une quête échappatoire, qu'il s'agisse de retirer ses appareils auditifs, de contempler une poignée de pilules de trop, ou de s'offrir une nuit d'improvisation pour décompresser entre ami·e·s autour d'une bière. Un baiser saphique sous des regards insistants et une crise de panique dans le métro ne sont que quelques-uns des instants clés d'une soirée mouvementée, qui culmine dans de poignants souvenirs de partage, la cérémonie d’ouverture des Jeux en toile de fond.

PosterMADE AU CANADACOMPÉTITIONDocumentaireEN SALLEVIRTUEL
MADE AU CANADA IconCOMPETITION Icon
DON'T FENCE ME IN: QUEER COUNTRY[COMPÉTITION]90 minutesNOV 28 / 13:00

Découvrez la voix unique de la musique country canadienne queer et contemporaine. La réalisatrice acclamée Colette Johnson-Vosberg s'entretient avec Amanda Rheaume, Shawnee Kish, Bobby Dove, Drake Jensen et Patrick Masse pour revenir sur leurs parcours respectifs dans l'industrie musicale, venant pour la plupart de petites villes modestes. Avis à tous les mélomanes : que vous soyez vous-même musicien·ne ou que la musique dans vos écouteurs vous ait aidé à survivre au secondaire, il y a énormément à retenir de ce documentaire intimiste de quatre-vingt-dix minutes qui met en lumière de fascinants talents canadiens. De la référence incontournable de l'icône du rock canadien Alanis Morissette (ainsi qu'à k.d. lang) aux clips sombres d'une autre confrontée à ses plus sombres démons, Don’t Fence Me In demeure une œuvre ancrée dans le réel, accessible, tendre et courageuse face à la censure industrielle. Qu'il s'agisse de questions d'identité ou de savoir qui vous attend à la maison, la ténacité, l'épanouissement personnel, l'acceptation de soi et la guérison prennent la place du silence et de la honte, permettant aux voix de ces artistes queers inspirant·e·s de résonner plus fort et plus vraies que jamais.

PosterMADE AU CANADACOMPÉTITIONLong métrageEN SALLE
MADE AU CANADA IconCOMPETITION Icon
I COME HOME[COMPÉTITION]96 minutesNOV 28 / 15:00

Quand la femme d’un trio polyamoureux tombe enceinte sans que ce soit planifié, ses deux amants et elle tentent d’y voir clair. Un traitement réaliste et sensible pour un sujet rarement abordé avec autant de sérieux et sensibilité au cinéma. Christine, Alex et Stéphane filent le parfait amour depuis un an dans leur coquette maison de Toronto. Peu après que la sœur de la jeune femme l’ait invitée à son mariage, qui doit se tenir chez leurs parents plutôt conservateurs, Christine apprend à ses deux amants qu’elle est enceinte, ce qui, après le cancer auquel elle a survécu, est théoriquement impossible. Comment ce trouple aimant naviguera-t-il au milieu de ces écueils ? Ils sont rares les films qui mettent le polyamour au centre de leur intrigue et l’aborde avec autant de sérieux et de tact. C’est tout à l’honneur de Glenn Wood de traiter ce sujet sans le caricaturer, l’hypersexualiser, l’enjoliver ou le démoniser. Le ton de I Come Home est réaliste, sensible et attentif aux questionnements de ces trois protagonistes qui, entre une grossesse potentielle et les tensions familiales, tentent de se réinventer le plus authentiquement possible.

PosterCOMPÉTITIONLong métrageEN SALLE
COMPETITION Icon
IVÁN & HADOUM[EN DEVENIR]102 minutesNOV 20 / 20:30

Iván est un homme trans « extrêmement séduisant ». Hadoum, une femme hispano-marocaine qui l’intrigue. Ni l'un ni l'autre ne cherche à tomber amoureux·se. Dans cette romance récompensée par un Teddy Award et tournée dans la province d'Almería, au sud de l'Espagne, les contraintes capitalistes et impératifs familiaux viennent se heurter aux contradictions d'une intense connexion. Iván (Silver Chicón) contribue à gérer une entreprise prospère aux normes de qualité très strictes. Hadoum (Herminia Loh Moreno) est une travailleuse saisonnière qui ne connaît que trop bien l'exploitation. À l'approche d'un audit décisif pour l'avenir de la société et d'une possible promotion au poste de responsable d'entrepôt, Iván ne peut pas se permettre le moindre faux pas. S'il tombe amoureux d'une militante à la « sacrée réputation », cette occasion en or risque de voler en éclats. Pourtant, une véritable force magnétique attire les deux amant·e·s l'un vers l'autre. Iels se laissent emporter par un plaisir partagé d'une rare intensité : l'amour au bord d'une mer déchaînée, leur rendez-vous secret dans une serre immortalisé par le rayon X d’un végétal, ou encore leurs rêveries après l'amour où iels imaginent une vie à deux. Mais le mouvement syndical qui se prépare fige la passion et l'empathie naturelle d'Iván face à ses ambitions professionnelles. Avec Iván & Hadoum, le cinéaste trans pionnier Ian de la Rosa livre une œuvre à la fois vaste et sous tension : un cri d'humanité captivant au cœur d'une époque amorale.

PosterCOMPÉTITIONDocumentaireEN SALLE
COMPETITION Icon
JARIPEO[COMPÉTITION]71 minutesNOV 21 / 13:00

Un mexicain gay vivant au Texas retourne dans son village natal pour témoigner de la culture des rodéos dans laquelle il a été élevé. Un beau documentaire original, touchant et très personnel sur la culture ranchero, aussi machiste que homoérotique. Après avoir été élevé par une famille catholique dans un village au cœur du Mexique, Efraín Mojica est parti vivre aux États-Unis. Il revient sur les lieux de son enfance pour y faire un film sur le Jaripeo, ce rodéo typiquement mexicain où le divertissement familial croise un machisme empreint d’un homoérotisme à fleur de peau et où l’alcool qui coule à flot permet aux cowboys de se laisser aller entre eux en cachette. Le coréalisateur rencontre des personnages hauts en couleur dont un ranchero ouvertement gay, un performer drag et un « maricon » fier de l’être. Les confidences sont faites à demi-mots ou avec bravade, les séquences de rodéo et les paysages quasi-désertiques sont superbement filmés et les deux cinéastes peignent avec pudeur et empathie les contours d’une culture beaucoup plus complexe qu’elle n’en a l’air à première vue.

PosterCOMPÉTITIONLong métrageEN SALLEVIRTUEL
COMPETITION Icon
LONDON[COMPÉTITION]90 minutesNOV 28 / 17:15

La vie d’un jeune Brésilien queer, atteint d’une maladie neurologique dégénérative et maître fétichiste la nuit dans un club S&M. Un premier long -métrage cru, dur et tendre sur la marginalité, la force de vivre et la recherche de soi. Atteint d’une maladie neurologique dégénérative, London partage sa vie entre le club S&M où il est maître fétichiste, l’hôpital où il va avec réticence et de brèves visites à sa mère et sa petite sœur, atteinte de la même maladie que lui. Il est proche d’une collègue, elle aussi handicapée, et rencontre parfois des hommes, des femmes avec qui il connecte sexuellement ou autrement. Après plusieurs courts métrages, le duo di Marco et Picoli signe un émouvant premier long métrage couronné du Lion Queer au Festival de Venise. Sans aucun sentimentalisme et avec une caméra au plus près de son anti-héros, London trace le portrait d’un jeune homme qui cherche à savoir qui il est avec l’énergie du désespoir. Atteint de la même maladie que London, le co-réalisateur Victor di Marco livre une performance puissante et nuancée dans le rôle-titre. Un modèle de créativité, de liberté et de résilience.

PosterFRISSONS QUEER : FANTASIA x IMAGE+NATIONCOMPÉTITIONDocumentaireEN SALLEVIRTUEL
FRISSONS QUEER: FANTASIA x IMAGE+NATION IconCOMPETITION Icon
MINESHAFT: THE CRUISING MURDERS[FRISSONS QUEER : FANTASIA x IMAGE+NATION]84 minutesNOV 22 / 17:00

En 1979, l’annonce de Cruising, slasher gay avec Al Pacino, provoque la colère des militants LGBTQ de New York, qui dénoncent l’homophobie du scénario. Interviews inédites, images d’archives et extraits du film : un inestimable témoignage de cette époque ultra-libre, juste avant le sida. En 1979, William Friedkin, réalisateur de The Exorcist, annonce qu’il va tourner un film avec Al Pacino dans la peau d’un flic qui infiltre le milieu S&M pour démasquer un tueur en série. Le scénario fuite dans les médias gays, qui estiment qu’il s’agit d’une représentation déformée et homophobe du monde homosexuel. Alors que la police new-yorkaise n’arrive pas à capturer un serial killer qui démembre des hommes gays, la communauté LGBTQ organise des manifestations quotidiennes dans l’East Village pour empêcher le tournage. Plus qu’un making of, ce documentaire reconstitue le contexte autour du film maudit. Entrevues en profondeur avec le chum et la sœur d’une des victimes, mais aussi avec des militants de l’époque, images d’archives et extraits, aujourd’hui risibles, du film de Friedkin : Mineshaft : the Cruising Murders est un précieux témoignage sur ces années folles, juste avant le sida.

PosterCOMPÉTITIONLong métrageEN SALLE
COMPETITION Icon
ON THE ROAD (EN EL CAMINO)[COMPÉTITION]94 minutesNOV 28 / 17:15

Sur les routes désolées du nord du Mexique, un jeune prostitué et un routier viril unissent leurs destinées entre caresses et violences. Un road movie cru et tendre, porté par les superbes images de Ximena Amman et le jeu prenant des deux acteurs. Chassé de chez lui parce que, déjà enfant, il regardait un peu trop longtemps son père prendre sa douche, Veneno survit sur les routes mexicaines en se prostituant et en dealant de la coke. À un truck stop quelque part au nord du Mexique, Muñeco, camionneur sexy qui ne voit presque jamais ses enfants, embarque le jeune homme pour une virée qui les mènera là où ils ne s’attendaient pas aller... Paysages austères, rythme tendu et lent, mise en scène minimale, acteurs habités : ce road movie touchant évoque plus Nomadland que Brokeback Mountain, la violence au pays des cartels en plus. Avec ce cinquième long métrage, qui représente le Mexique dans la course aux Oscars, David Pablos s’appuie sur les superbes images de sa directrice-photo, Ximena Amman, et atteint une maîtrise discrète en filmant sans détours la mise à nu de l’âme et des corps de ses deux fantastiques comédiens.

PosterCOMPÉTITIONLong métrageEN SALLE
COMPETITION Icon
SEVENTEEN[COMPÉTITION]89 minutesNOV 28 / 17:00

Les vies de trois travailleuses du sexe s'entrecroisent dans les ruelles surpeuplées du Downtown Eastside de Vancouver. Un destin d'autant plus étroitement lié que ces jeunes femmes sont à la fois queers et autochtones. Logement, nationalité et famille ne sont que quelques-unes des préoccupations majeures qui pèsent sur le trio, donnant lieu à des conversations intimes et à des décisions cruciales. Tamara a perdu son passeport et doit absolument le retrouver pour rentrer aux États-Unis en toute sécurité tandis qu'Aiden cherche à réunir la somme nécessaire pour verser un acompte sur un appartement. December, quant à elle, porte tout et tout le monde à bout de bras, espérant ainsi repousser un appel redouté à sa famille sur la réserve. Des soucis bien éloignés de ceux des jeunes de dix-sept ans ordinaires, tout comme le fait d'être en deuil de son père ou d'éprouver du ressentiment envers son sugar daddy (qui se trouve être accro à la cocaïne). L'espoir et la résilience parviennent malgré tout à se frayer un chemin dans la vie de ces jeunes femmes au travers de moments de complicité : se voir, se sentir comprises et soutenues, s'entraider pour traverser ces journées effrénées et apercevoir la possibilité d'un avenir meilleur.

PosterCOMPÉTITIONLong métrageEN SALLE
COMPETITION Icon
TEST[NOUVELLE VOIX]108 minutesNOV 20 / 21:00

Un bodybuilder amateur est déchiré entre sa mère aimante et dominatrice, ses convictions religieuses et son désir grandissant pour un nouvel entraîneur. Superbement écrit et brillamment interprété par Brock Yurich, Test est un formidable film sur l’identité et les blessures durables de l’hyper-masculinité. En Ohio, Eddie, bodybuilder amateur, rêve de devenir pro et sacrifie tout à son objectif. Il vit avec sa mère qui l’appuie et l’étouffe et, pour boucler les fins de mois, s’expose secrètement comme camboy. Tiraillé entre la pression d’un entraînement intensif, ses convictions religieuses, son attirance pour sa première blonde, de retour en ville, et son désir grandissant pour un nouvel entraîneur dangereusement sexy daddy, Eddie va devoir trouver qui il est vraiment. En plus de jouer le rôle principal avec force, nuances et sensibilité, Brock Yurich a écrit le scénario semi-autobiographique de Test. Ce qui donne des accents de vérités autant à la description de l’univers du culturisme qu’à la lutte intérieure de cet homme fragile, qui cache ses blessures sous la carapace d’une hyper-masculinité malsaine. Pas besoin de s’intéresser au bodybuilding pour vibrer à ce film émouvant.

Nerd Studio