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PosterLong métrageVIRTUEL
AMANTES[FOCUS FRANCE]104 minutes

Êtes-vous prêt·e pour Amantes, un film sexy qui défie les codes en matière de triangles amoureux et repense les relations lesbiennes en usant d’un discours féministe plus doux ? Avec la ville de l’amour, Paris, en toile de fond, les destins de personnages 100% féminins s’entrecroisent savamment, ouvrant sur leur passage les cœurs et les esprits. Avec son balado psycho-féministe, Ruby cherche à explorer les relations lesbiennes dans toute leur complexité… tout en laissant sa propre femme, Gabrielle, sur sa faim. Nour, quant à elle, est une chanteuse passionnante et passionnée qui ne peut s’empêcher de tomber sous le charme de la très terre-à-terre Camille. Et qui pourrait oublier le merveilleux trouple formé de Rébecca, Laura et Ophélie dont le polyamour insuffle une nouvelle dynamique aux étapes classiques de la vie comme rencontrer les parents et avoir des enfants. D’autres femmes gravitent autour d’elles – des amies, des ex, des soupirantes – elles aussi aux prises avec les diktats inconscients de l’engagement. Grâce à ses histoires à la fois légères, rafraîchissantes et vulnérables qui nous rappellent The L Word, Sex and the City et même Vicky, Cristina, Barcelona, Amantes nous fait passer un excellent quart d’heure (ou plutôt 104 minutes) dans un univers lesbien chaud et déjanté.

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AT THE PLACE OF GHOSTS (SK+TE'KMUJUE'KATIK)[COMPÉTITION]87 minutes

Les dangers du passé peuvent se présenter sous toutes les formes. Deux frères mi’kmaq éloignés affrontent de vieilles animosités en plein milieu d’une forêt ancestrale. Tous deux désespérément avides de guérison. Au fil de leur quête, tentant de se débarrasser du mal persistant qui les hante, ils retrouvent la trace de leurs ancêtres et de leur ancienne vie. Mise’l (Blake Alec Miranda) est en plein quart de travail épuisant lorsque le jukebox s’allume et qu’une présence menaçante venue de son enfance jaillit. Présence dont le pouvoir de réveiller ses blessures semble toujours d’actualité. Désespéré, il part à la recherche de son jeune frère, Antle (Forrest Goodluck). Cet ouvrage l’oblige à se séparer de son partenaire aimant pour retourner chez lui après de nombreuses années d’absence. À contrecœur, son frère accepte le voyage, inquiet, pour la sécurité de sa fille s’il ne fait rien. Les deux frères se lancent alors dans une mission temporelle : ils consultent les aînés, d’étranges créatures les traquent, les liens familiaux sont mis à l’épreuve et les deux hommes s'enfoncent à chaque pas plus profondément dans la nature, dans ce qu'elle a de plus nourrissant et de plus menaçant. De Bretten Hannam, le cinéaste bispirituel L'nu à l'origine du film acclamé Wildhood (film d’ouverture I+N34, 2021), une histoire de fantômes tissée d’une grande finesse, à la fois étrange et édifiante et absolument inoubliable.

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BEARCAVE (ARKOUDOTRYPA)[COMPÉTITION]128 minutes

Passionnant, provocateur et puissant ; il est facile de comprendre pourquoi Bearcave s'est mérité le label Europa Cinema lors de la Mostra de Venise de 2025. Dans un village imaginaire, quelque-part dans les montagnes des Balkans grecs se joue une histoire d'amour entre deux amies de longue date. Mais leur relation survivra-t-elle à leur passage à l’âge adulte? Argyro est une agricultrice qui travaille d’arrache-pied, terre-à-terre et intègre alors qu’Anneta est… un peu dans la merde. Le départ de celle-ci, partie vivre en ville avec son copain policier (et enceinte de lui), menace de mettre le clou dans le cercueil de leur amitié, mais la façon discrète dont elles se regardent lors d’une fête bondée raconte une toute autre histoire. Les mots doux résonnant à travers les vitres embuées de la camionnette d’Argyro se transforment en souvenirs, laissant planer derrière eux un nuage de confusion et de chagrin. Du moins jusqu’à ce qu’on découvre la version d’Anneta. Avec pour toile de fond des paysages grandioses, une grotte mystique et des buissons d'orties, Bearcave est un film imprégné de traditions qui se voit soudain bouleversé non seulement par un amour lesbien, mais aussi par un paysage sonore hybride mêlant musique folklorique et contemporaine, et des séquences éthérées délicieusement cinématographiques.

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BEAUTIFUL EVENING, BEAUTIFUL DAY (LIJEPA VEČER, LIJEP DAN)[COMPÉTITION]137 minutes

En 1957, un cinéaste et son amant, tous deux héros de la Seconde Guerre mondiale, sont persécutés par le gouvernement communiste de Yougoslavie. Un film bouleversant, aux superbes images noir et blanc, portés par des comédiens de haut niveau. En 1957, en Yougoslavie, Lovro, cinéaste, et Nenad, scénariste, sont des héros de la Seconde Guerre mondiale, amants depuis l’université. Ils travaillent tous les deux pour les studios d’État mais défendent âprement leur liberté artistique. Dégouté par l’homosexualité des deux hommes et leur indépendance d’opinion, le gouvernement totalitaire de Tito nomme un obscur fonctionnaire comme directeur des studios qui a pour mission de saboter leurs réalisations. Lovro, Nenad et leurs proches collègues, également gays et héros de guerre, seront persécutés par le régime communiste. Dans un magnifique noir et blanc, Ivona Juka déroule cette histoire poignante, inspirée de sa propre famille. Illustrant son propos anti-censure, la cinéaste joue autant la carte du full frontal que celle d’un récit cru et lyrique. Les comédiens sont tous splendides, particulièrement ceux qui jouent le jeune cinéaste et le petit fonctionnaire.

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BETWEEN DREAMS AND HOPE (MIAN ROYA VA OMID)[COMPÉTITION]106 minutes

Azad est un homme trans et aspirant étudiant en cinéma qui vit une vie discrète, mais heureuse, avec sa conjointe Nora dans la capitale effervescente de l’Iran. Après un long et ardu parcours pour obtenir des soins d’affirmation de genre, il ne reste plus qu’une étape à la transition médicale d’Azad : le consentement de son père avec qui il n’a plus de contacts. Farnoosh Samadi raconte l'histoire d’amour déchirante de deux jeunes adultes évoluant au sein d’une société aux codes sociaux opprimants où des lois imposent des codes vestimentaires précis et les femmes peuvent être soumises à des « tests de virginité ». L’opprobre est particulièrement palpable dans le village éloigné d’où Azad est originaire et où il n’est plus le bienvenu, son identité de genre choquant profondément sa famille conservatrice et superstitieuse qui se voit couverte de honte. Tourmentée par d'étranges prémonitions qui sont traduites par des séquences oniriques surréalistes, Nora se met à douter du récit des proches d’Azad lorsque celui-ci disparaît soudainement et qu’on lui dit qu’il est retourné à Téhéran sans elle. D’une intensité croissante, Between Dreams and Hope nous laisse une impression indélébile de toute la force, courage et résilience dont l’humain est capable.

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BLOOD LINES[ZEITGEIST]89 minutes

Une jeune Métisse est bouleversée par l’arrivée subite de sa mère qui l’a abandonnée quand elle avait six ans et celle d’une jeune citadine qui cherche sa famille biologique et de qui elle tombe amoureuse. Un beau film, sensible et solaire, sur la quête filiale et la culture métisse. Métisse et lesbienne, Beatrice mène une vie tranquille dans son village. Tout change lorsque sa mère, une ex-alcoolique qui l’a abandonnée à l’âge de six ans, débarque chez elle et que Chani, une jolie citadine à la recherche de sa famille biologique arrive en ville. Les deux jeunes femmes entament une relation amoureuse mais Beatrice est bouleversée par sa mère qui tente de renouer avec elle mais pour qui elle n’a que colère et ressentiment. Après Rosie, film d’ouverture I+N35 en 2022, Gail Maurice signe un film sensible et solaire sur l’identité et la culture métisse. Tourné en partie en mitchif, Blood Lines affiche une réelle authenticité, de superbes images et un humour porté par un trio de vieilles dames drôles touchantes. Presque exclusivement féminine, la distribution est excellente, surtout Dana Solomon dans son premier grand rôle au cinéma.

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DEPARTURES[COMPÉTITION]82 minutes

De Manchester à Amsterdam, les deux ans d’une relation épisodique et toxique entre un doux trentenaire et une montagne de muscles dans le placard. Humour et cruauté, haine de soi et recherche d’amour, duo d’acteurs sensationnel : Departures est aussi drôle que brutalement réaliste. Benji, doux trentenaire rondouillard, n’en est pas à sa première relation toxique mais celle qu’il entame avec Jake, un genre de François Sagat dans le placard, bat tous les records. Les deux hommes vivent à Manchester mais ils ne se voient qu’une fois par mois, en cachette, à Amsterdam, et Benji ne sait rien de la vie de ce type qui n’est apparemment là que pour le cul mais dont il va s’éprendre de plus en plus. En s’inspirant de leurs propres vies, le duo de cinéastes réussit à tenir jusqu’à la fin une délicate balance entre un humour à la Woody Allen trash et une authenticité dérangeante parce qu’on s’y reconnaît. Coréalisateur, scénariste et acteur principal, Lloyd Eyre-Morgan incarne un Benji aussi hilarant que désespérant tandis que David Tag navigue entre l’animalité et les blessures de cet ours prisonnier de ses sentiments.

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DES PREUVES D’AMOUR (LOVE LETTERS)[FOCUS FRANCE]97 minutes

Paris, 2014. Le mariage pour tous vient d’être légalisé en France. Toutes deux trentenaires, Céline et Nadia font le choix de s’épouser et de fonder une famille (par insémination). En tant que pionnières de la parentalité lesbienne, elles découvrent rapidement à quel point elles sont encore loin de l'égalité. Magnifique premier film. Des preuves d’amour d’Alice Douard illustre les difficultés rencontrées par les couples lesbiens qui souhaitent devenir parents, avec de nombreux moments hilarants qui contribuent à alléger la tension engendrée par d’incessants obstacles. Si la plupart des gens s'accordent à dire qu'on ne peut jamais vraiment se préparer à la parentalité, demandez ce qu’en pensent les lesbiennes ! Douard montre avec brio tous les obstacles qui se dressent devant elles, mais pas devant les couples hétéros : obligation légale d’être mariées, préparer des documents d’adoption pour le parent non gestateur, obtenir quinze lettres d'attestation de la part d'ami·es et de membres de la famille (PS : et pas que des lesbiennes, svp !). Malgré toutes ces contraintes qui viennent rajouter une couche de stress à cette grande étape de vie, Céline (Ella Rumpf) et Nadia (Monia Chokri, Les amours imaginaires) persistent, subissant au passage des jugements de valeur et des micro-agressions tout au long du parcours bureaucratique. Mais le plus grand défi pour Céline sera de renouer avec sa mère Marguerite, une célèbre pianiste de concert de passage à Paris, dont elle doit obtenir une lettre de soutien.

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ENZO[FOCUS FRANCE]102 minutes

Alors qu’il se cherche, un ado de famille aisée est peu à peu attiré par un Ukrainien dans la vingtaine qui travaille sur le chantier où il est apprenti-maçon. Scénario habile et réalisation sensible pour ce portrait touchant d’un âge de tous les possibles. À 16 ans, Enzo ne sait pas qui il est. Ses parents, aisés et aimants, ne comprennent pas pourquoi il a choisi d’être apprenti-maçon. L’ado regarde les filles mais, sur le chantier où il travaille, il est peu à peu attiré par Vlad, un Ukrainien dans la vingtaine, charismatique et indéniablement hétéro. Entre mutisme et impulsivité, Enzo provoque ses parents et se rapproche de Vlad, qui a pris le garçon sous son aile. Sur un scénario habile, coécrit avec Laurent Cantet (Entre les murs), décédé avant le tournage, Robin Camillo (120 battements par minute) signe un film sensible, qui suit pas à pas les troubles et les fulgurances d’Enzo sans jamais les précéder. Le social et l’intime se mêlent, à l’image du cinéma de Jacques Audiard et de celui des frères Dardenne, coproducteurs. Non-professionnels, les deux acteurs principaux sont remarquables de présence à l’écran.

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FOUR MOTHERS89 minutes

À la veille d’une importante tournée littéraire, un écrivain irlandais, qui vit avec sa mère impotente, accepte de s’occuper des mères de trois de ses amis, partis en week-end dans une croisière gay. Une comédie sans faux-semblants sur les liens filiaux. Alors qu’il vit à Dublin avec sa mère devenue impotente après un accident cardio-vasculaire, Edward accepte une importante tournée aux États-Unis pour accompagner la publication de son premier roman. Mais trois de ses amis, dans la même situation familiale qu’Edward, larguent leurs vieilles mamans chez lui pour aller passer un week-end dans une croisière gay. Coincé entre quatre octogénaires malcommodes et la promesse d’un gros succès littéraire américain, le « bon garçon » devra choisir. Sans parler de son ex, un jeune Français adorable et sexy, pour qui il a encore des sentiments. Remake d’un film italien, Four Mothers jongle habilement avec plusieurs thèmes. Tantôt acerbe, tantôt tendre et touchant, le second long métrage de Darren Thornton, écrit avec son frère Colin, se distingue par son portrait sans faux-semblants de la relation mère-fils gay, rarement abordée au cinéma, surtout en fin de vie.

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