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MADE AU CANADA

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Voix autochtones

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Une question de genre

Queerment Québec

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Thereafter (Después)[COMPÉTITION]97 minutes

Jorge est beau et ténébreux. Sa jeune mère et meilleure amie Carmen l’aime et c’est tout ce qui compte pour elle. Lorsqu’il meurt soudainement, elle est affligée de chagrin. Au fil du deuil, elle apprend que son fils avait deux amant·e·s (une fille et un garçon), qu’il a coupé les liens avec elleux sans raison et que ce n’était pas le seul secret de Jorge. Peut-être que sa mort était plus qu’une simple noyade ? Carmen (Ludwika Paleta), désemparée, refuse tout réconfort suite au choc de la mort de Jorge. Malgré ses protestations, son frère (Darío Rocas) parvient à lui apporter un soutien qui lui permettra de se raccrocher au réel. Son regard toujours dans un vide colossal où seule la musique semble exister et lui permettre de respirer, elle se voit forcée de creuser pour comprendre ce qui est arrivé à son fils. Elle apprend par son ex (Luis Velazquez) et père de Jorge (Nicolás Haza), qu’il semblait déprimé dernièrement. Vraiment ? Pourquoi ? Au cours de sa quête, Carmen rencontrera la petite amie abandonnée de Jorge (Adriana Palafox) et son petit ami aussi, un amoureux transi (Alan Oliva). Mais elle se réconciliera surtout à travers sa peine avec sa plus grande passion : la composition musicale dont nous sommes enveloppé·e·s tout au long de l’ouvrage. Dans ce film larmoyant savamment conçu, la scénariste-réalisatrice Sofía Gómez-Córdova utilise un mélange de flashbacks fluides et des vidéos personnelles d’un passé familial aux allures heureuses pour dépeindre ses personnages. La performance époustouflante de Ludwika Paleta ajoute une dimension extrêmement réaliste au personnage de Carmen qui continuera d’exister une fois les crédits terminés.

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What a Feeling110 minutes

À Vienne, deux femmes dans la cinquantaine que tout sépare – origines, classes sociales, caractères – amorcent une liaison. Une histoire d’amour touchante et drôle joliment écrite et finement réalisée, avec deux splendides actrices, principalement l’incendiaire Proschat Madani en brise-cœur qui se fait prendre à son jeu. Une ébéniste quinquagénaire d’origine iranienne, qui butine de femme en femme, et une médecin née en Allemagne et plaquée par son mari après 20 ans de vie commune, se rencontrent par hasard, une nuit, dans un bar de lesbiennes de Vienne. A priori, la belle brune volage et la blonde curieuse des amours saphiques n’ont rien en commun. Et pourtant... Sur le canevas classique des contraires qui s’attirent, Kat Rohrer a écrit une jolie histoire d’amour, crédible, touchante et drôle, et l’a mise en images avec beaucoup de finesse. Le ton est léger mais les thèmes du poids des traditions, de l’homosexualité cachée et de la difficulté de s’ouvrir à l’autre ne sont pas éludés. En épouse délaissée, Ines Kratzmueller joue efficacement des ressorts comiques et Proschat Madani – qui évoque Cher dans Moonstruck – est superbe en femme trop cool pour n’être que ça.

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Drone[Focus France]110 minutes

À Paris, une étudiante en architecture, épiée en permanence par un mystérieux drone, sombre dans la paranoïa. Un surprenant et fascinant premier long métrage à l’ère de l’intelligence artificielle. Cam girl la nuit et étudiante en architecture le jour, Émilie est acceptée dans le prestigieux séminaire d’une école parisienne. Farouche, elle s’intègre peu au milieu universitaire mais lorsque son projet est accepté par le prof, architecte de renom, elle suscite la jalousie de ses camarades. Au cours d’une fête, elle rencontre la belle Mina, dj et musicienne, avec qui elle hésite à entamer une relation. Ce qu’elle cache à tout le monde, c’est qu’un mystérieux drone la suit partout, y compris dans l’intimité. Pourquoi ? D’où vient-il ? Que veut-il ? Simon Bouisson n’a pas encore la maîtrise de De Palma mais son premier long métrage s’inscrit dans la même veine : mélange de psychologie et de fantastique, montée implacable du suspense, thèmes sociaux et intimes bien imbriqués, mais à l’ère de l’intelligence artificielle, aussi séduisante qu’effrayante. Dans le rôle principal, Marion Barbeau est superbe d’intériorité et affiche une présence très forte à l’écran.

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Euridice, Euridice[Focus France]42 minutes

La virgule centrale qui découpe le titre en deux représente la séparation autour de laquelle s’organise ce diptyque concis et incisif. Elle reflète la façon dont la musicienne Ondina, basée à Rome, comme le héros légendaire Orphée, a besoin de se remémorer son amour perdu - la triste et belle Alexia - à travers la brèche du temps. Euridice, Euridice est un conte réaliste raconté sur un ton mythique, avec des histoires d’amours tissée autour d’un imaginaire rempli des incessantes vagues de l’océan, d’un serpent de mauvais augure, et de femmes qui se baignent tout en se mouvant les unes entre les autres telles des nymphes. Sans oublier Alexia (Sarantopoulou) qui tente d’atteindre Ondina (Quadri) malgré la déchirure, tentant de la persuader de s’approcher ou de s’éloigner de Daria (Menichetti), laquelle voudrait danser jusqu’au matin avec son coeur enrayé. Aussi dans ce programme : LA RIVIÈRE ÉLISE LEVY | FRANCE | 2024 | 15 MIN | VOF STA Un après-midi, trois élèves du secondaire sortent furtivement de leur internat catholique pour filles. Sunny, la nouvelle fille, est allée nager dans la rivière. Sarah a hâte de la rejoindre, même si Clémence désapprouve.

PosterMade au CanadaCompétitionLong métrageVIRTUEL
Made au Canada IconCompetition Icon
Drive Back Home[COMPÉTITION]100 minutes

Inspiré de faits réels, en 1970, une mère peu orthodoxe envoie son fils adulte légèrement instable du Nouveau-Brunswick dans une mission hivernale à travers le pays pour ramener son frère de Toronto, suite à son arrestation pour relations sexuelles en public. Des pitreries s'ensuivent et leurs conséquences pour l'amour fraternel sont tout aussi déchirantes que réconfortantes, mais surtout débordantes d'un humour révélateur. Dans une performance de bravoure, Alan Cumming joue Perley, une grande gueule vêtue d'une ushanka et d'un Ascot, un chien empaillé caché sous le bras, et Charlie Creed-Miles est Weldon, un stoïque bourru aux lunettes tordues. Ces étranges frères traversent des nuits glaciales et les barrières linguistiques alors qu'ils se chamaillent, se brisent et finissent par s’attacher au cours de leur voyage du centre vers l'est du Canada. Weldon se retrouve confronté à l'homosexualité de Perley (et à l'habitude québécoise de mettre des petits pois sur des sandwichs au poulet chaud) alors qu’ils traitent d'un événement horrible de leur passé. Après une vie entière de fermeture, de nouvelles circonstances désastreuses les obligent à s’ouvrir pour entendre les histoires de l’un et de l’autre. Le cinéaste primé Michael Clowater, maître dans l’art de tirer l’humour de la douleur, ne perd jamais de vue l’humanité essentielle de Perley et Weldon parmi les crétineries et sectarismes, intégrant de belles vérités dans les frictions captivantes du film.

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Young Hearts97 minutes

Alors que son père grimpe tout en haut du hit-parade avec une chanson sur son premier amour, le jeune Elias, 14 ans, connaît à son tour ce vertige avec son nouveau voisin bruxellois. Au fil de sourires timides échangés, ils entament un jeu de séduction furtif et passionné faisant exploser l’imaginaire d’Elias qui découvre alors la grandeur d’un amour. Elias (Lou Goossens), bien qu'il soit en couple avec une fille de sa classe, n’a vraisemblablement pas encore connu l’amour. Alexander (Marius De Saeger), lui, oui, et avec un garçon ! Cette révélation désinvolte déclenche une crise chez Elias face à laquelle il se sent impuissant : d'un côté, il rayonne de bonheur de vivre des aventures palpitantes et des baisers volés avec Alexander ; de l’autre, il évite instinctivement l’affection d’Alexander devant ses camarades de classe et nie face aux perches tendues par sa famille pour qu’il s’ouvre. Elias pourra-t-il accepter les risques et laisser libre cours à ses sentiments ou bien va-t-il perdre le garçon de ses rêves ? Bien que chaste, et adapté à l’âge de ses protagonistes (les garçons se roulent littéralement dans le foin), Young Hearts a tout le pétillement romantique irrésistible de Heartstopper et le type de véritable connexion intergénérationnelle qui tire à la fois sur votre corde sensible et sur vos conduits lacrymaux.

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Thereafter (Después)[COMPÉTITION]97 minutes

Jorge est beau et ténébreux. Sa jeune mère et meilleure amie Carmen l’aime et c’est tout ce qui compte pour elle. Lorsqu’il meurt soudainement, elle est affligée de chagrin. Au fil du deuil, elle apprend que son fils avait deux amant·e·s (une fille et un garçon), qu’il a coupé les liens avec elleux sans raison et que ce n’était pas le seul secret de Jorge. Peut-être que sa mort était plus qu’une simple noyade ? Carmen (Ludwika Paleta), désemparée, refuse tout réconfort suite au choc de la mort de Jorge. Malgré ses protestations, son frère (Darío Rocas) parvient à lui apporter un soutien qui lui permettra de se raccrocher au réel. Son regard toujours dans un vide colossal où seule la musique semble exister et lui permettre de respirer, elle se voit forcée de creuser pour comprendre ce qui est arrivé à son fils. Elle apprend par son ex (Luis Velazquez) et père de Jorge (Nicolás Haza), qu’il semblait déprimé dernièrement. Vraiment ? Pourquoi ? Au cours de sa quête, Carmen rencontrera la petite amie abandonnée de Jorge (Adriana Palafox) et son petit ami aussi, un amoureux transi (Alan Oliva). Mais elle se réconciliera surtout à travers sa peine avec sa plus grande passion : la composition musicale dont nous sommes enveloppé·e·s tout au long de l’ouvrage. Dans ce film larmoyant savamment conçu, la scénariste-réalisatrice Sofía Gómez-Córdova utilise un mélange de flashbacks fluides et des vidéos personnelles d’un passé familial aux allures heureuses pour dépeindre ses personnages. La performance époustouflante de Ludwika Paleta ajoute une dimension extrêmement réaliste au personnage de Carmen qui continuera d’exister une fois les crédits terminés.

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What a Feeling110 minutes

À Vienne, deux femmes dans la cinquantaine que tout sépare – origines, classes sociales, caractères – amorcent une liaison. Une histoire d’amour touchante et drôle joliment écrite et finement réalisée, avec deux splendides actrices, principalement l’incendiaire Proschat Madani en brise-cœur qui se fait prendre à son jeu. Une ébéniste quinquagénaire d’origine iranienne, qui butine de femme en femme, et une médecin née en Allemagne et plaquée par son mari après 20 ans de vie commune, se rencontrent par hasard, une nuit, dans un bar de lesbiennes de Vienne. A priori, la belle brune volage et la blonde curieuse des amours saphiques n’ont rien en commun. Et pourtant... Sur le canevas classique des contraires qui s’attirent, Kat Rohrer a écrit une jolie histoire d’amour, crédible, touchante et drôle, et l’a mise en images avec beaucoup de finesse. Le ton est léger mais les thèmes du poids des traditions, de l’homosexualité cachée et de la difficulté de s’ouvrir à l’autre ne sont pas éludés. En épouse délaissée, Ines Kratzmueller joue efficacement des ressorts comiques et Proschat Madani – qui évoque Cher dans Moonstruck – est superbe en femme trop cool pour n’être que ça.

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Drone[Focus France]110 minutes

À Paris, une étudiante en architecture, épiée en permanence par un mystérieux drone, sombre dans la paranoïa. Un surprenant et fascinant premier long métrage à l’ère de l’intelligence artificielle. Cam girl la nuit et étudiante en architecture le jour, Émilie est acceptée dans le prestigieux séminaire d’une école parisienne. Farouche, elle s’intègre peu au milieu universitaire mais lorsque son projet est accepté par le prof, architecte de renom, elle suscite la jalousie de ses camarades. Au cours d’une fête, elle rencontre la belle Mina, dj et musicienne, avec qui elle hésite à entamer une relation. Ce qu’elle cache à tout le monde, c’est qu’un mystérieux drone la suit partout, y compris dans l’intimité. Pourquoi ? D’où vient-il ? Que veut-il ? Simon Bouisson n’a pas encore la maîtrise de De Palma mais son premier long métrage s’inscrit dans la même veine : mélange de psychologie et de fantastique, montée implacable du suspense, thèmes sociaux et intimes bien imbriqués, mais à l’ère de l’intelligence artificielle, aussi séduisante qu’effrayante. Dans le rôle principal, Marion Barbeau est superbe d’intériorité et affiche une présence très forte à l’écran.

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Euridice, Euridice[Focus France]42 minutes

La virgule centrale qui découpe le titre en deux représente la séparation autour de laquelle s’organise ce diptyque concis et incisif. Elle reflète la façon dont la musicienne Ondina, basée à Rome, comme le héros légendaire Orphée, a besoin de se remémorer son amour perdu - la triste et belle Alexia - à travers la brèche du temps. Euridice, Euridice est un conte réaliste raconté sur un ton mythique, avec des histoires d’amours tissée autour d’un imaginaire rempli des incessantes vagues de l’océan, d’un serpent de mauvais augure, et de femmes qui se baignent tout en se mouvant les unes entre les autres telles des nymphes. Sans oublier Alexia (Sarantopoulou) qui tente d’atteindre Ondina (Quadri) malgré la déchirure, tentant de la persuader de s’approcher ou de s’éloigner de Daria (Menichetti), laquelle voudrait danser jusqu’au matin avec son coeur enrayé. Aussi dans ce programme : LA RIVIÈRE ÉLISE LEVY | FRANCE | 2024 | 15 MIN | VOF STA Un après-midi, trois élèves du secondaire sortent furtivement de leur internat catholique pour filles. Sunny, la nouvelle fille, est allée nager dans la rivière. Sarah a hâte de la rejoindre, même si Clémence désapprouve.

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Drive Back Home[COMPÉTITION]100 minutes

Inspiré de faits réels, en 1970, une mère peu orthodoxe envoie son fils adulte légèrement instable du Nouveau-Brunswick dans une mission hivernale à travers le pays pour ramener son frère de Toronto, suite à son arrestation pour relations sexuelles en public. Des pitreries s'ensuivent et leurs conséquences pour l'amour fraternel sont tout aussi déchirantes que réconfortantes, mais surtout débordantes d'un humour révélateur. Dans une performance de bravoure, Alan Cumming joue Perley, une grande gueule vêtue d'une ushanka et d'un Ascot, un chien empaillé caché sous le bras, et Charlie Creed-Miles est Weldon, un stoïque bourru aux lunettes tordues. Ces étranges frères traversent des nuits glaciales et les barrières linguistiques alors qu'ils se chamaillent, se brisent et finissent par s’attacher au cours de leur voyage du centre vers l'est du Canada. Weldon se retrouve confronté à l'homosexualité de Perley (et à l'habitude québécoise de mettre des petits pois sur des sandwichs au poulet chaud) alors qu’ils traitent d'un événement horrible de leur passé. Après une vie entière de fermeture, de nouvelles circonstances désastreuses les obligent à s’ouvrir pour entendre les histoires de l’un et de l’autre. Le cinéaste primé Michael Clowater, maître dans l’art de tirer l’humour de la douleur, ne perd jamais de vue l’humanité essentielle de Perley et Weldon parmi les crétineries et sectarismes, intégrant de belles vérités dans les frictions captivantes du film.

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Young Hearts97 minutes

Alors que son père grimpe tout en haut du hit-parade avec une chanson sur son premier amour, le jeune Elias, 14 ans, connaît à son tour ce vertige avec son nouveau voisin bruxellois. Au fil de sourires timides échangés, ils entament un jeu de séduction furtif et passionné faisant exploser l’imaginaire d’Elias qui découvre alors la grandeur d’un amour. Elias (Lou Goossens), bien qu'il soit en couple avec une fille de sa classe, n’a vraisemblablement pas encore connu l’amour. Alexander (Marius De Saeger), lui, oui, et avec un garçon ! Cette révélation désinvolte déclenche une crise chez Elias face à laquelle il se sent impuissant : d'un côté, il rayonne de bonheur de vivre des aventures palpitantes et des baisers volés avec Alexander ; de l’autre, il évite instinctivement l’affection d’Alexander devant ses camarades de classe et nie face aux perches tendues par sa famille pour qu’il s’ouvre. Elias pourra-t-il accepter les risques et laisser libre cours à ses sentiments ou bien va-t-il perdre le garçon de ses rêves ? Bien que chaste, et adapté à l’âge de ses protagonistes (les garçons se roulent littéralement dans le foin), Young Hearts a tout le pétillement romantique irrésistible de Heartstopper et le type de véritable connexion intergénérationnelle qui tire à la fois sur votre corde sensible et sur vos conduits lacrymaux.

[Court métrage]
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Crave[Focus France]12 minutesCe programme inclut 6 filmsFRANCE EN COURTS 84 minutes

Dans une petite ville française du bord de mer, un musicien africain rencontre un courtisan pour un moment d’intimité partagé dans le secret.

PosterMade au CanadaCourt métrageVIRTUEL
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یک روز این سر One Day This Kid[MADE AU CANADA]17 minutesCe programme inclut 8 filmsMADE AU CANADA 183 minutes

Un jour cet enfant sentira quelque chose remuer dans son cœur, sa gorge et sa bouche. Un jour cet enfant atteindra un point où il devinera une division qui n’est pas mathématique. Un jour cet enfant parlera.

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The Second Coming[Queerment Québec]2 minutesCe programme inclut 7 filmsQUEERMENT QUÉBEC 170 minutes

Une femme confesse ses péchés à son prêtre.

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Saint-Rémi[Queerment Québec]4 minutesCe programme inclut 7 filmsQUEERMENT QUÉBEC 170 minutes

Abandonné dans les débris d’une mine, un danseur est ressuscité par l’énergie céleste qui pulse dans son corps.

PosterCourt métrageVIRTUEL
Carpobrotus[Focus France]22 minutesCe programme inclut 6 filmsFRANCE EN COURTS 84 minutes

En plein été, trois amis se retrouvent sur une île sauvage en Méditerranée. Maxime est follement amoureux de Yann. Porté par ce désir brûlant, Maxime se lance dans une quête amoureuse intense, oscillant entre rêve et réalité, au risque de se perdre lui-même.

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Corps tannés (Worn Bodies)[Focus France]19 minutesCe programme inclut 6 filmsDOCUMENTS96 minutes

À la tombée de la nuit, les boxers du collectif La Frapppppe s’entraînent dans un parc à Marseille. Les corps se mettent en mouvement et commencent à former une communauté de gestes, de sensations et d’émotions.

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Dans une petite ville française du bord de mer, un musicien africain rencontre un courtisan pour un moment d’intimité partagé dans le secret.

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یک روز این سر One Day This Kid[MADE AU CANADA]17 minutesCe programme inclut 8 filmsMADE AU CANADA 183 minutes

Un jour cet enfant sentira quelque chose remuer dans son cœur, sa gorge et sa bouche. Un jour cet enfant atteindra un point où il devinera une division qui n’est pas mathématique. Un jour cet enfant parlera.

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Une femme confesse ses péchés à son prêtre.

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Saint-Rémi[Queerment Québec]4 minutesCe programme inclut 7 filmsQUEERMENT QUÉBEC 170 minutes

Abandonné dans les débris d’une mine, un danseur est ressuscité par l’énergie céleste qui pulse dans son corps.

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Carpobrotus[Focus France]22 minutesCe programme inclut 6 filmsFRANCE EN COURTS 84 minutes

En plein été, trois amis se retrouvent sur une île sauvage en Méditerranée. Maxime est follement amoureux de Yann. Porté par ce désir brûlant, Maxime se lance dans une quête amoureuse intense, oscillant entre rêve et réalité, au risque de se perdre lui-même.

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Corps tannés (Worn Bodies)[Focus France]19 minutesCe programme inclut 6 filmsDOCUMENTS96 minutes

À la tombée de la nuit, les boxers du collectif La Frapppppe s’entraînent dans un parc à Marseille. Les corps se mettent en mouvement et commencent à former une communauté de gestes, de sensations et d’émotions.

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Sabbath Queen[COMPÉTITION]105 minutes

Tourné sur 21 ans, ce film passionnant retrace le parcours d’Amichai Lau-Lavie, rabbin gay, drag-queen, père biologique des trois enfants d’un couple de femmes et défenseur d’un judaïsme farouchement inclusif. Un parcours qui force l’admiration. Descendant d’une lignée de 38 rabbins, dont son père survivant de la Shoah, Amichai Lau-Lavie, a su très jeune qu’il était profondément spirituel et aussi homosexuel. À la fin des années 90, il quitte sa famille et part vivre à New-York. Dès lors, il se battra pour réconcilier sa foi, sa créativité et son humanisme, créant une drag juive transgressive mais aussi Lab/Shul, une congrégation non-confessionnelle ouverte à tous, luttant pour les mariages inter-religieux et les droits LGBTQ+, mais aussi ceux des Israéliens et des Palestiniens, avant de devenir un rabbin conservateur pour, dit-il, changer le système de l’intérieur. Véritable force de la nature, ce personnage hors-normes n’est pas sans zones d’ombres et Sandi DuBowski (Trembling Before G-d) les montre tout autant que cette lumière qui, au fil des décennies, a mené la vie de cet homme décidé à n’abdiquer aucune des facettes qui le compose.

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Lesvia78 minutes

Eressos : à la fois petit village traditionnel grec de l’île de Lesbos entourée par le bleu de la mer Aegean, et un paradis perdu pour des lesbiennes des quatre coins du monde qui se délestent de tout - même de leurs vêtements - sur le lieu de naissance de Sappho. Une dualité saugrenue qui a donné naissance à des décennies d’intenses désaccords et affirmations. Les « filles de Sappho » sont arrivées à Eressos au début du 20e siècle à la recherche de traces de la grande poétesse. Les vacancières y ont afflué pendant l'âge d'or des années 90, avec des commerces et des hôtels destinés aux lesbiennes. Par rapport aux mondes d'où elles venaient, où les droits des femmes étaient contrôlés et où elles se battaient pour leur dignité même, Eressos semblait une sécurité et une liberté. Un endroit où l'on pouvait se promener main dans la main sans craindre la violence, où l'on pouvait jouer toute la journée sur le sable et gémir toute la nuit où l'on voulait. Mais cette « Mecque des femmes », des habitants contrariés et les diktats du capitalisme constituent un mélange explosif, et les tensions sur cette petite île volcanique semblent prêtes à exploser. La réalisatrice Tzeli Hadjidimitriou, lesbienne originaire de Lesbos, capture les corps nus et les politiques nues de ce havre de paix improbable, et montre comment l'héritage et la transmission façonnent l'avenir du paradis.

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Any Other Way: the Jackie Shane Story[I+N Connexe]99 minutes

Éblouissant les foules des clubs des années 60 par ses prouesses vocales ou bien disparaissant de la surface de la Terre dans un brouillard de rumeurs, Jackie Shane n’a jamais manqué une opportunité de laisser sa trace. C’est au travers de conversations enregistrées couplées à la magie d’animations par rotoscopie sublimes et fantomatiques que cette icône solitaire qui n’a cessé de s’affranchir des limites, Jackie, nous est restituée. Encouragée par Joe Tex à quitter le Nashville du Jim Crow South afin de permettre à son talent de briller, Jackie Shane amène avec elle ses mélodies R&B et son charme plein d’audace pour les présenter partout : à ses fans de Montréal sous le contrôle de la mafia, jusqu’à Toronto, sa ville adorée ; se faisant kidnapper et refusant une offre de l’émission homophobe Ed Sullivan Show sur la route. Grande amie de Little Richard et en ouverture des spectacles d’Etta James et Marvin Gaye, Jackie Shane était une it-girl dans une époque où utiliser « elle/elle » demeurait impensable. Il n’y avait qu’un choix possible : être une célébrité mondiale ou bien vivre sa propre authenticité durement gagnée. Ce film est l’histoire de ce choix, racontée par Jackie au travers de ses propres de mots, de reconstitutions puissantes, d’opinions de figures trans contemporaines, et surtout avec la musique comme âme du tout. Produit et exécuté par Elliott Page, Any Other Way est un triomphe de documentaire : aussi poli et impressionnant que Jackie elle-même.

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A Mother Apart[SÉRIES I+N x FMC / CMF]89 minutes

Aux quatre coins du monde, la quête de Staceyann Chin, performeuse et auteure lesbienne, maman d’une fillette de 9 ans, pour mieux connaître sa mère, qui l’a abandonnée toute petite pour partir vivre à Montréal. Aussi inspirant que poignant. À l’approche de la cinquantaine, Staceyann Chin, auteure et militante LGBTQ+ reconnue, explore la cicatrice originelle sur laquelle s’est fondée sa personnalité combative et blessée: l’abandon de sa mère quand elle était toute petite. Elle part à la recherche de celle qui lui a donné la vie et a choisi de vivre la sienne loin de son enfant. Par le biais d’une caméra sensible et précise, au plus près de son sujet, et de superbes séquences dessinées, la cinéaste suit cette guerrière attachante au fil de sa quête, et des contradictions qu’elle tente de réconcilier : la rancœur qu’elle ressent pour sa mère et l’admiration qu’elle a comme féministe pour celle qui a choisi la liberté coûte que coûte. A Mother Apart témoigne surtout d’une admirable résilience et de la volonté qu’a Staceyann Chin d’inscrire une filiation féminine, forte et complexe, au cœur de sa vie et de son œuvre.

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Fanatical: The Catfishing of Tegan and Sara[ZEITGEIST]99 minutes

Après qu’on lui ait volé son identité, Tegan Quin (du groupe Tegan and Sara) se retrouve au cœur d’une arnaque qui dure depuis plus de 15 ans. En enquêtant, elle raconte pour la première fois comment elle a été prise au piège d'une culture de fans toxique qui révèle le côté obscur de la célébrité. Tegan and Sara, l'un des groupes de rock indépendant queer les plus influents de leur génération, a passé sa carrière à cultiver une base de fans inclusive et passionnée à travers le monde entier. D’abord séduit·es par l’intimité des paroles du duo, les fans ont formé une communauté où iels pouvaient être ouvertement queer alors que peu de groupes de l’époque s’affichaient fièrement LGBTQ+ ou comme des alliés de la communauté. Le monde de Tegan and Sara bascule toutefois en 2011 alors que les données personnelles de Tegan se retrouvent piratées et utilisées à mauvais escient pour piéger les membres de sa communauté. À l’aide des témoignages de Tegan et de ses fans floué·es, des nombreux échanges entre la fausse Tegan et ses victimes, et des vidéos d’archive filmées dans les coulisses du groupe, ce documentaire est à la fois un film de suspense, une aventure, un polar et un voyage personnel et intime.

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Bulletproof: A Lesbian's Guide to Surviving the Plot[I+N Connexe]105 minutes

Attention spoiler : si vous regardiez la télévision au printemps 2016, il y a de fortes chances que vous ayez été témoin du pic de popularité de la tendance Bury Your Gays. Les femmes LGBTQ+, de Tara de Buffy à Lexa de The 100, ont pris la hache et dans cet exposé brillant enquêtent sur cette tendance consternante et le changement radical qui en a résulté. Au gré d’allers-retours entre Toronto et autres pôles culturels comme L.A. et Londres, Bulletproof déroule son intrigue à la manière d’un grand mystère. Il y a les victimes : des personnages féminins queer. Les meurtriers : des scénaristes de télévision, des showrunners et producteurs tourmentés qui, pour une myriade de raisons expliquées dans le documentaire, ont choisi de tuer les personnages favoris des fans à l’écran. Et puis il y a les détectives : un « réseau arc-en-ciel » de journalistes, de psychologues des médias, de dirigeant·e·s de communautés de fans et bien d’autres qui analysent les catalyseurs et impacts des représentations changeantes queer. Ceci est sans parler de la documentariste elle-même, Regan Latimer, accro à la télévision, « gay comme l'enfer », qui est alors à la sixième année de ce qui était censé être un projet d'un an, et qui sème dans ce film des révélations personnelles, sociétales et scientifiques aux côtés de la sage, Lindy Zucker, son substitut à l’écran. Grâce à des références et à des animations percutantes, Bulletproof prouve que la représentation peut être un enjeu de vie ou de mort et que la fantaisie peut parfois être aussi essentielle que la réalité.

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Tourné sur 21 ans, ce film passionnant retrace le parcours d’Amichai Lau-Lavie, rabbin gay, drag-queen, père biologique des trois enfants d’un couple de femmes et défenseur d’un judaïsme farouchement inclusif. Un parcours qui force l’admiration. Descendant d’une lignée de 38 rabbins, dont son père survivant de la Shoah, Amichai Lau-Lavie, a su très jeune qu’il était profondément spirituel et aussi homosexuel. À la fin des années 90, il quitte sa famille et part vivre à New-York. Dès lors, il se battra pour réconcilier sa foi, sa créativité et son humanisme, créant une drag juive transgressive mais aussi Lab/Shul, une congrégation non-confessionnelle ouverte à tous, luttant pour les mariages inter-religieux et les droits LGBTQ+, mais aussi ceux des Israéliens et des Palestiniens, avant de devenir un rabbin conservateur pour, dit-il, changer le système de l’intérieur. Véritable force de la nature, ce personnage hors-normes n’est pas sans zones d’ombres et Sandi DuBowski (Trembling Before G-d) les montre tout autant que cette lumière qui, au fil des décennies, a mené la vie de cet homme décidé à n’abdiquer aucune des facettes qui le compose.

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Lesvia78 minutes

Eressos : à la fois petit village traditionnel grec de l’île de Lesbos entourée par le bleu de la mer Aegean, et un paradis perdu pour des lesbiennes des quatre coins du monde qui se délestent de tout - même de leurs vêtements - sur le lieu de naissance de Sappho. Une dualité saugrenue qui a donné naissance à des décennies d’intenses désaccords et affirmations. Les « filles de Sappho » sont arrivées à Eressos au début du 20e siècle à la recherche de traces de la grande poétesse. Les vacancières y ont afflué pendant l'âge d'or des années 90, avec des commerces et des hôtels destinés aux lesbiennes. Par rapport aux mondes d'où elles venaient, où les droits des femmes étaient contrôlés et où elles se battaient pour leur dignité même, Eressos semblait une sécurité et une liberté. Un endroit où l'on pouvait se promener main dans la main sans craindre la violence, où l'on pouvait jouer toute la journée sur le sable et gémir toute la nuit où l'on voulait. Mais cette « Mecque des femmes », des habitants contrariés et les diktats du capitalisme constituent un mélange explosif, et les tensions sur cette petite île volcanique semblent prêtes à exploser. La réalisatrice Tzeli Hadjidimitriou, lesbienne originaire de Lesbos, capture les corps nus et les politiques nues de ce havre de paix improbable, et montre comment l'héritage et la transmission façonnent l'avenir du paradis.

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Any Other Way: the Jackie Shane Story[I+N Connexe]99 minutes

Éblouissant les foules des clubs des années 60 par ses prouesses vocales ou bien disparaissant de la surface de la Terre dans un brouillard de rumeurs, Jackie Shane n’a jamais manqué une opportunité de laisser sa trace. C’est au travers de conversations enregistrées couplées à la magie d’animations par rotoscopie sublimes et fantomatiques que cette icône solitaire qui n’a cessé de s’affranchir des limites, Jackie, nous est restituée. Encouragée par Joe Tex à quitter le Nashville du Jim Crow South afin de permettre à son talent de briller, Jackie Shane amène avec elle ses mélodies R&B et son charme plein d’audace pour les présenter partout : à ses fans de Montréal sous le contrôle de la mafia, jusqu’à Toronto, sa ville adorée ; se faisant kidnapper et refusant une offre de l’émission homophobe Ed Sullivan Show sur la route. Grande amie de Little Richard et en ouverture des spectacles d’Etta James et Marvin Gaye, Jackie Shane était une it-girl dans une époque où utiliser « elle/elle » demeurait impensable. Il n’y avait qu’un choix possible : être une célébrité mondiale ou bien vivre sa propre authenticité durement gagnée. Ce film est l’histoire de ce choix, racontée par Jackie au travers de ses propres de mots, de reconstitutions puissantes, d’opinions de figures trans contemporaines, et surtout avec la musique comme âme du tout. Produit et exécuté par Elliott Page, Any Other Way est un triomphe de documentaire : aussi poli et impressionnant que Jackie elle-même.

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A Mother Apart[SÉRIES I+N x FMC / CMF]89 minutes

Aux quatre coins du monde, la quête de Staceyann Chin, performeuse et auteure lesbienne, maman d’une fillette de 9 ans, pour mieux connaître sa mère, qui l’a abandonnée toute petite pour partir vivre à Montréal. Aussi inspirant que poignant. À l’approche de la cinquantaine, Staceyann Chin, auteure et militante LGBTQ+ reconnue, explore la cicatrice originelle sur laquelle s’est fondée sa personnalité combative et blessée: l’abandon de sa mère quand elle était toute petite. Elle part à la recherche de celle qui lui a donné la vie et a choisi de vivre la sienne loin de son enfant. Par le biais d’une caméra sensible et précise, au plus près de son sujet, et de superbes séquences dessinées, la cinéaste suit cette guerrière attachante au fil de sa quête, et des contradictions qu’elle tente de réconcilier : la rancœur qu’elle ressent pour sa mère et l’admiration qu’elle a comme féministe pour celle qui a choisi la liberté coûte que coûte. A Mother Apart témoigne surtout d’une admirable résilience et de la volonté qu’a Staceyann Chin d’inscrire une filiation féminine, forte et complexe, au cœur de sa vie et de son œuvre.

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Fanatical: The Catfishing of Tegan and Sara[ZEITGEIST]99 minutes

Après qu’on lui ait volé son identité, Tegan Quin (du groupe Tegan and Sara) se retrouve au cœur d’une arnaque qui dure depuis plus de 15 ans. En enquêtant, elle raconte pour la première fois comment elle a été prise au piège d'une culture de fans toxique qui révèle le côté obscur de la célébrité. Tegan and Sara, l'un des groupes de rock indépendant queer les plus influents de leur génération, a passé sa carrière à cultiver une base de fans inclusive et passionnée à travers le monde entier. D’abord séduit·es par l’intimité des paroles du duo, les fans ont formé une communauté où iels pouvaient être ouvertement queer alors que peu de groupes de l’époque s’affichaient fièrement LGBTQ+ ou comme des alliés de la communauté. Le monde de Tegan and Sara bascule toutefois en 2011 alors que les données personnelles de Tegan se retrouvent piratées et utilisées à mauvais escient pour piéger les membres de sa communauté. À l’aide des témoignages de Tegan et de ses fans floué·es, des nombreux échanges entre la fausse Tegan et ses victimes, et des vidéos d’archive filmées dans les coulisses du groupe, ce documentaire est à la fois un film de suspense, une aventure, un polar et un voyage personnel et intime.

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Bulletproof: A Lesbian's Guide to Surviving the Plot[I+N Connexe]105 minutes

Attention spoiler : si vous regardiez la télévision au printemps 2016, il y a de fortes chances que vous ayez été témoin du pic de popularité de la tendance Bury Your Gays. Les femmes LGBTQ+, de Tara de Buffy à Lexa de The 100, ont pris la hache et dans cet exposé brillant enquêtent sur cette tendance consternante et le changement radical qui en a résulté. Au gré d’allers-retours entre Toronto et autres pôles culturels comme L.A. et Londres, Bulletproof déroule son intrigue à la manière d’un grand mystère. Il y a les victimes : des personnages féminins queer. Les meurtriers : des scénaristes de télévision, des showrunners et producteurs tourmentés qui, pour une myriade de raisons expliquées dans le documentaire, ont choisi de tuer les personnages favoris des fans à l’écran. Et puis il y a les détectives : un « réseau arc-en-ciel » de journalistes, de psychologues des médias, de dirigeant·e·s de communautés de fans et bien d’autres qui analysent les catalyseurs et impacts des représentations changeantes queer. Ceci est sans parler de la documentariste elle-même, Regan Latimer, accro à la télévision, « gay comme l'enfer », qui est alors à la sixième année de ce qui était censé être un projet d'un an, et qui sème dans ce film des révélations personnelles, sociétales et scientifiques aux côtés de la sage, Lindy Zucker, son substitut à l’écran. Grâce à des références et à des animations percutantes, Bulletproof prouve que la représentation peut être un enjeu de vie ou de mort et que la fantaisie peut parfois être aussi essentielle que la réalité.