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SÉRIES I+N x FMC / CMF

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Voix autochtones

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Une question de genre

Queerment Québec

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Kuch Sapney Apne (Dreams Such as Ours)120 minutes

Kartik mise tout sur ses bénédictions, anticipant le jour où l’Inde accordera le droit de mariage aux personnes du même sexe. Son amant « bel homme » depuis maintenant près de huit ans, lui redoute ce moment car les droits s’accompagnent toujours de responsabilités. Une différence qui anticipe les procès à venir : un Suédois insistant pour entrer dans le coeur de Kartik et l’implosion d’une famille soudée. Cette saga familiale pleine de musique est la suite du film révolutionnaire Evening Shadows (I+N31, 2018) du réalisateur Sridhar Rangayan, dépeignant un lien mère-fils sévèrement affecté mais finalement indélébile. Un lien désormais fort grâce aux appels vidéo constants entre Vasudha (Mona Ambegaonkar) à Srirangapatna et Kartik (Satvik Bhatia), qui alterne entre Stockholm, où il est en lice pour un prix de photographie, et sa maison de Mumbai avec Aman (Arpit Chaudhary). Vasudha ne veut pas que son fils se perde, ou encore qu’il perde sa culture : qu'il passe de Kartik à « Kat », le diminutif utilisé par un Suédois intrigant (Teodor Wickenbergh) avec qui Kartik vit une aventure et qui bouleverse sa relation avec Aman. Entre l'infidélité de Kartik, la transition d'une membre de la famille, le correspondant d'une autre à Dubaï, les exigences d'un patriarche acariâtre (Shishir Sharma) : de nouvelles situations appellent de nouvelles forces. Kartik et sa famille pourront-iels survivre à la vie moderne et continuer à croire aux « rêves impossibles » ?

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Miséricorde[Focus France]102 minutes

Jérémie est de retour dans son village natal pour l’enterrement de son ancien patron boulanger. Invité à s’installer quelques jours chez la veuve du défunt, il est rapidement confronté aux inquiétudes et menaces d’un ami d’enfance et aux intentions étranges de l’abbé du village. Lorsqu’un voisin disparaît brutalement, le séjour de Jérémie prend une tournure inattendue… À partir du retour d’un enfant prodigue dans son village natal, Alain Garaudie tisse un surprenant thriller rural, riche en suspense et en revirements inattendus, saupoudré d’humour noir qui lui donne un ton unique dans le cinéma français. Parti depuis 10 ans de son village natal, Jérémie y revient pour les funérailles de son ancien patron, boulanger. Il reste quelques jours chez la veuve, qui l’accueille à bras ouverts, et entre en conflit avec son fils, Vincent, jaloux de l’attention que sa mère lui porte. Jérémie erre dans la forêt, se saoule avec un ami d’enfance, tandis que le curé du village croise son chemin trop souvent pour que ça ne soit pas suspect. Difficile de dévoiler les éléments gays de cette histoire sans vendre la mèche. Avec ce film jalonné de revirements, Alain Guiraudie aborde de front le thriller existentiel. Miséricorde commence comme une chronique rurale et, peu à peu, avec beaucoup de finesse, le suspense et le malaise s’installent, le tout saupoudré d’humour très noir. Un septième long métrage surprenant, qui confirme l’univers et le ton uniques de ce cinéaste révélé par L’inconnu du lac, présenté à I+N26, 2013.

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Young Hearts97 minutes

Alors que son père grimpe tout en haut du hit-parade avec une chanson sur son premier amour, le jeune Elias, 14 ans, connaît à son tour ce vertige avec son nouveau voisin bruxellois. Au fil de sourires timides échangés, ils entament un jeu de séduction furtif et passionné faisant exploser l’imaginaire d’Elias qui découvre alors la grandeur d’un amour. Elias (Lou Goossens), bien qu'il soit en couple avec une fille de sa classe, n’a vraisemblablement pas encore connu l’amour. Alexander (Marius De Saeger), lui, oui, et avec un garçon ! Cette révélation désinvolte déclenche une crise chez Elias face à laquelle il se sent impuissant : d'un côté, il rayonne de bonheur de vivre des aventures palpitantes et des baisers volés avec Alexander ; de l’autre, il évite instinctivement l’affection d’Alexander devant ses camarades de classe et nie face aux perches tendues par sa famille pour qu’il s’ouvre. Elias pourra-t-il accepter les risques et laisser libre cours à ses sentiments ou bien va-t-il perdre le garçon de ses rêves ? Bien que chaste, et adapté à l’âge de ses protagonistes (les garçons se roulent littéralement dans le foin), Young Hearts a tout le pétillement romantique irrésistible de Heartstopper et le type de véritable connexion intergénérationnelle qui tire à la fois sur votre corde sensible et sur vos conduits lacrymaux.

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Les reines du drame (Queens of Drama)[Focus France]104 minutes

Le premier long métrage ambitieux d’Alexis Langlois est un drame musical fantasmagorique. Une histoire qui explore la façon dont la célébrité transforme et se transforme en suivant le parcours d'une icône pop à la Britney des années 2000, de son amant·e punk secret·ète et d'un·e fan obsessionnel·le envahissant·e, au cœur d’une célébrité aux conséquences chaotiques. Lorsque l'industrie pop offre à Mimi Madamour (Louiza Aura) la gloire, à la suite de sa victoire des Starlettes en herbe, l’artiste sensationnel·le underground Billie Kohler (Gio Ventura) se sent mise de côté par sa petite amie. Selon les mots de la personne déjantée en tête du fanclub de Mimi Army, Steevyshady (l'influenceuse Bilal Hassani aux airs d’un Perez Hilton sous acide), c'est « l'histoire d'amour qui a secoué la pop française ». Une controverse en spirale qui oppose la pop au punk, les adoré·es de l’industrie pailletée aux « filles gonflées ». Les reines du drame a l’élan des comédies musicales classiques mêlé au côté irrévérencieux d'Hedwig et au romantisme tragique éblouissant et exubérant du Romeo + Juliette de Baz Luhrmann tout en se déroulant joyeusement comme les œufs de Pâques de la culture pop. On y trouve des transformations physiques du niveau de Madonna, Catwoman de l'ère de Batman Returns, des manigances de Drag Race et de nombreux clins d'œil à la légendaire Miss Britney Spears - tout le monde est là, avec une trame sonore fabriquée avec amour à la Yelle. Un véritable classique culte en devenir.

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Lakeview[I+N Connexe]100 minutes

Six amies de longue date et une séduisante « nymphe », se rendent sur la côte pittoresque de la Nouvelle-Écosse pour assister à une soirée « Bon débarras » en l’honneur du divorce de Darcy. Au milieu de longues coulées de vin, des histoires enchevêtrées se heurtent de manière bruyante dans cette comédie noire nostalgique. Darcy (Lesley Smith) est enfin libérée de son mariage. Mais cela la place dans le collimateur de Dax (Hilary Adams), une séductrice nerveuse qui a l'habitude d'utiliser le sexe et sa carrière musicale comme un baume envoûtant. Ses autres amies sont là pour la guider, mais elles aussi sont aux prises de distractions majeures : Lucy (Jessica Marie Brown) la boit-sans-soif est sous le choc d'une rupture, Lauren (Nicole Steeves) n'est pas sereine face à l'œil vagabond de Phoebe (Faly Mevamanana), et les deux Julies (Stephanie Clarke, Kat McCormack), rayonnantes de leur grossesse mais figées au lit. Les activités usuelles sur le lac : la randonnée, la natation, et prendre trop d’ecstasy les rassemblent, tandis que le poids des bagages partagés menace de couler leur proverbial canot. La scénariste-réalisatrice Tara Thorne insuffle à Lakeview le mordant de son thriller de vengeance audacieux Compulsus (I+N35, 2022), ajoutant un humour saccadé alors qu'elle navigue habilement d’une crise à l'autre, dessinant les contours de l’alchimie active tout en souplesse d'une véritable amitié.

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Under the Influencer[ZEITGEIST]102 minutes

Une jeune artiste queer, douée et fragile, et une mentor dans le placard, aguerrie et manipulatrice. Jusqu’où iront ces deux femmes qui s’attirent et se repoussent ? Un long métrage habile, au croisement du film d’art et du thriller, dans un milieu où tous les coups sont permis. Lex, une jeune artiste queer, talentueuse mais se débattant avec une santé mentale fragile, est prise en charge par Andrea, mentor d’expérience qui admire et encourage l’art digital de Lex mais qui manipule la jeune femme pour, dit-elle, inspirer sa création. Une relation trouble et potentiellement dangereuse, autant pour l’une que pour l’autre. Les deux réalisatrices mêlent habilement les thèmes du film d’art – le mystère de la création et l’appétit du marché ; la frontière, nourricière et destructrice, entre la folie et la réalité – et les codes du thriller sophistiqué : laquelle des deux protagonistes sera une vraie femme fatale ? Le tout teinté de thématiques queer qui renouvelle le genre. Dans le rôle de l’artiste tourmentée, Lauren Neal, également coréalisatrice, communique avec beaucoup de sensibilité les failles autant que les forces de son personnage.

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Kuch Sapney Apne (Dreams Such as Ours)120 minutes

Kartik mise tout sur ses bénédictions, anticipant le jour où l’Inde accordera le droit de mariage aux personnes du même sexe. Son amant « bel homme » depuis maintenant près de huit ans, lui redoute ce moment car les droits s’accompagnent toujours de responsabilités. Une différence qui anticipe les procès à venir : un Suédois insistant pour entrer dans le coeur de Kartik et l’implosion d’une famille soudée. Cette saga familiale pleine de musique est la suite du film révolutionnaire Evening Shadows (I+N31, 2018) du réalisateur Sridhar Rangayan, dépeignant un lien mère-fils sévèrement affecté mais finalement indélébile. Un lien désormais fort grâce aux appels vidéo constants entre Vasudha (Mona Ambegaonkar) à Srirangapatna et Kartik (Satvik Bhatia), qui alterne entre Stockholm, où il est en lice pour un prix de photographie, et sa maison de Mumbai avec Aman (Arpit Chaudhary). Vasudha ne veut pas que son fils se perde, ou encore qu’il perde sa culture : qu'il passe de Kartik à « Kat », le diminutif utilisé par un Suédois intrigant (Teodor Wickenbergh) avec qui Kartik vit une aventure et qui bouleverse sa relation avec Aman. Entre l'infidélité de Kartik, la transition d'une membre de la famille, le correspondant d'une autre à Dubaï, les exigences d'un patriarche acariâtre (Shishir Sharma) : de nouvelles situations appellent de nouvelles forces. Kartik et sa famille pourront-iels survivre à la vie moderne et continuer à croire aux « rêves impossibles » ?

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Miséricorde[Focus France]102 minutes

Jérémie est de retour dans son village natal pour l’enterrement de son ancien patron boulanger. Invité à s’installer quelques jours chez la veuve du défunt, il est rapidement confronté aux inquiétudes et menaces d’un ami d’enfance et aux intentions étranges de l’abbé du village. Lorsqu’un voisin disparaît brutalement, le séjour de Jérémie prend une tournure inattendue… À partir du retour d’un enfant prodigue dans son village natal, Alain Garaudie tisse un surprenant thriller rural, riche en suspense et en revirements inattendus, saupoudré d’humour noir qui lui donne un ton unique dans le cinéma français. Parti depuis 10 ans de son village natal, Jérémie y revient pour les funérailles de son ancien patron, boulanger. Il reste quelques jours chez la veuve, qui l’accueille à bras ouverts, et entre en conflit avec son fils, Vincent, jaloux de l’attention que sa mère lui porte. Jérémie erre dans la forêt, se saoule avec un ami d’enfance, tandis que le curé du village croise son chemin trop souvent pour que ça ne soit pas suspect. Difficile de dévoiler les éléments gays de cette histoire sans vendre la mèche. Avec ce film jalonné de revirements, Alain Guiraudie aborde de front le thriller existentiel. Miséricorde commence comme une chronique rurale et, peu à peu, avec beaucoup de finesse, le suspense et le malaise s’installent, le tout saupoudré d’humour très noir. Un septième long métrage surprenant, qui confirme l’univers et le ton uniques de ce cinéaste révélé par L’inconnu du lac, présenté à I+N26, 2013.

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Young Hearts97 minutes

Alors que son père grimpe tout en haut du hit-parade avec une chanson sur son premier amour, le jeune Elias, 14 ans, connaît à son tour ce vertige avec son nouveau voisin bruxellois. Au fil de sourires timides échangés, ils entament un jeu de séduction furtif et passionné faisant exploser l’imaginaire d’Elias qui découvre alors la grandeur d’un amour. Elias (Lou Goossens), bien qu'il soit en couple avec une fille de sa classe, n’a vraisemblablement pas encore connu l’amour. Alexander (Marius De Saeger), lui, oui, et avec un garçon ! Cette révélation désinvolte déclenche une crise chez Elias face à laquelle il se sent impuissant : d'un côté, il rayonne de bonheur de vivre des aventures palpitantes et des baisers volés avec Alexander ; de l’autre, il évite instinctivement l’affection d’Alexander devant ses camarades de classe et nie face aux perches tendues par sa famille pour qu’il s’ouvre. Elias pourra-t-il accepter les risques et laisser libre cours à ses sentiments ou bien va-t-il perdre le garçon de ses rêves ? Bien que chaste, et adapté à l’âge de ses protagonistes (les garçons se roulent littéralement dans le foin), Young Hearts a tout le pétillement romantique irrésistible de Heartstopper et le type de véritable connexion intergénérationnelle qui tire à la fois sur votre corde sensible et sur vos conduits lacrymaux.

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Les reines du drame (Queens of Drama)[Focus France]104 minutes

Le premier long métrage ambitieux d’Alexis Langlois est un drame musical fantasmagorique. Une histoire qui explore la façon dont la célébrité transforme et se transforme en suivant le parcours d'une icône pop à la Britney des années 2000, de son amant·e punk secret·ète et d'un·e fan obsessionnel·le envahissant·e, au cœur d’une célébrité aux conséquences chaotiques. Lorsque l'industrie pop offre à Mimi Madamour (Louiza Aura) la gloire, à la suite de sa victoire des Starlettes en herbe, l’artiste sensationnel·le underground Billie Kohler (Gio Ventura) se sent mise de côté par sa petite amie. Selon les mots de la personne déjantée en tête du fanclub de Mimi Army, Steevyshady (l'influenceuse Bilal Hassani aux airs d’un Perez Hilton sous acide), c'est « l'histoire d'amour qui a secoué la pop française ». Une controverse en spirale qui oppose la pop au punk, les adoré·es de l’industrie pailletée aux « filles gonflées ». Les reines du drame a l’élan des comédies musicales classiques mêlé au côté irrévérencieux d'Hedwig et au romantisme tragique éblouissant et exubérant du Romeo + Juliette de Baz Luhrmann tout en se déroulant joyeusement comme les œufs de Pâques de la culture pop. On y trouve des transformations physiques du niveau de Madonna, Catwoman de l'ère de Batman Returns, des manigances de Drag Race et de nombreux clins d'œil à la légendaire Miss Britney Spears - tout le monde est là, avec une trame sonore fabriquée avec amour à la Yelle. Un véritable classique culte en devenir.

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Lakeview[I+N Connexe]100 minutes

Six amies de longue date et une séduisante « nymphe », se rendent sur la côte pittoresque de la Nouvelle-Écosse pour assister à une soirée « Bon débarras » en l’honneur du divorce de Darcy. Au milieu de longues coulées de vin, des histoires enchevêtrées se heurtent de manière bruyante dans cette comédie noire nostalgique. Darcy (Lesley Smith) est enfin libérée de son mariage. Mais cela la place dans le collimateur de Dax (Hilary Adams), une séductrice nerveuse qui a l'habitude d'utiliser le sexe et sa carrière musicale comme un baume envoûtant. Ses autres amies sont là pour la guider, mais elles aussi sont aux prises de distractions majeures : Lucy (Jessica Marie Brown) la boit-sans-soif est sous le choc d'une rupture, Lauren (Nicole Steeves) n'est pas sereine face à l'œil vagabond de Phoebe (Faly Mevamanana), et les deux Julies (Stephanie Clarke, Kat McCormack), rayonnantes de leur grossesse mais figées au lit. Les activités usuelles sur le lac : la randonnée, la natation, et prendre trop d’ecstasy les rassemblent, tandis que le poids des bagages partagés menace de couler leur proverbial canot. La scénariste-réalisatrice Tara Thorne insuffle à Lakeview le mordant de son thriller de vengeance audacieux Compulsus (I+N35, 2022), ajoutant un humour saccadé alors qu'elle navigue habilement d’une crise à l'autre, dessinant les contours de l’alchimie active tout en souplesse d'une véritable amitié.

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Under the Influencer[ZEITGEIST]102 minutes

Une jeune artiste queer, douée et fragile, et une mentor dans le placard, aguerrie et manipulatrice. Jusqu’où iront ces deux femmes qui s’attirent et se repoussent ? Un long métrage habile, au croisement du film d’art et du thriller, dans un milieu où tous les coups sont permis. Lex, une jeune artiste queer, talentueuse mais se débattant avec une santé mentale fragile, est prise en charge par Andrea, mentor d’expérience qui admire et encourage l’art digital de Lex mais qui manipule la jeune femme pour, dit-elle, inspirer sa création. Une relation trouble et potentiellement dangereuse, autant pour l’une que pour l’autre. Les deux réalisatrices mêlent habilement les thèmes du film d’art – le mystère de la création et l’appétit du marché ; la frontière, nourricière et destructrice, entre la folie et la réalité – et les codes du thriller sophistiqué : laquelle des deux protagonistes sera une vraie femme fatale ? Le tout teinté de thématiques queer qui renouvelle le genre. Dans le rôle de l’artiste tourmentée, Lauren Neal, également coréalisatrice, communique avec beaucoup de sensibilité les failles autant que les forces de son personnage.

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PosterMADE AU CANADACOMPÉTITIONCourt métrageVIRTUEL
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Hello Stranger[COMPÉTITION]16 minutesCe programme inclut 8 filmsMADE AU CANADA 183 minutes

Entre deux brassées de linge à la laverie du coin, Cooper partage l'histoire tumultueuse de son parcours de conversion de genre.

PosterCourt métrageVIRTUEL
Bushwitches8 minutesCe programme inclut 6 filmsCOMÉDIE EN COURTS98 minutes

Créée et réalisée par Jasia Ka, Bushwitches est une comédie noire surnaturelle qui suit un groupe de sorcières vivant à Bushwick, dans Brooklyn. Les Bushwitches embarquent dans une série de mésaventures magiques avec pour mission de remettre la main sur l’industrie des cartes de tarots et, ah oui, aussi la destruction du patriarcat. Puisque l’astrologie est le nouveau Dieu, faites place aux Bushwitches, les disciples du 21e siècle.

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Carpobrotus[Focus France]22 minutesCe programme inclut 6 filmsFRANCE EN COURTS 84 minutes

En plein été, trois amis se retrouvent sur une île sauvage en Méditerranée. Maxime est follement amoureux de Yann. Porté par ce désir brûlant, Maxime se lance dans une quête amoureuse intense, oscillant entre rêve et réalité, au risque de se perdre lui-même.

PosterQueerment QuébecCOMPÉTITIONCourt métrageVIRTUEL
Queerment Québec IconCOMPETITION Icon
Le flou des arbres -The Blurring of Trees[COMPÉTITION]11 minutesCe programme inclut 7 filmsQUEERMENT QUÉBEC 170 minutes

Deux jeunes femmes sont incarcérées dans une forêt sécurisée du Nord québécois et sont soumises à des travaux de reboisement forcé. Confrontées à l’instrumentalisation de leur corps et à un contrôle insidieux de ce dernier, elles profitent du peu d’espace de liberté qu’elles arrivent à créer avec l’aide d’une agente carcérale particulièrement empathique à leur égard.

PosterCOMPÉTITIONCourt métrageVIRTUEL
COMPETITION Icon
EKG[COMPÉTITION]16 minutesCe programme inclut 8 filmsHOMME À HOMME93 minutes

Hao Ling, un docteur urgentiste asiatique-américain, n’arrive pas à se débarrasser de sa peur d’avoir détruit sa relation avec son père à cause de son coming out. Lorsqu’un patient lui fait découvrir la scène des soirées gaysian, Hao parvient à se reconnecter à ses émotions et décide de faire le nécessaire pour renouer avec son père, tout en apprenant une importante leçon sur les relations humaines.

PosterMADE AU CANADAQueerment QuébecCOMPÉTITIONCourt métrageVIRTUEL
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Legacy of Joe Rose: Queer, Bars and Police Brutality[COMPÉTITION]4 minutesCe programme inclut 6 filmsDOCUMENTS96 minutes

Un court récit sur l’histoire des raids de polices dans les bars queer des années 70 à 2000, et la volonté des communautés LGBTQ+ à s’en défendre. Hommage à Joe Rose.

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Hello Stranger[COMPÉTITION]16 minutesCe programme inclut 8 filmsMADE AU CANADA 183 minutes

Entre deux brassées de linge à la laverie du coin, Cooper partage l'histoire tumultueuse de son parcours de conversion de genre.

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Bushwitches8 minutesCe programme inclut 6 filmsCOMÉDIE EN COURTS98 minutes

Créée et réalisée par Jasia Ka, Bushwitches est une comédie noire surnaturelle qui suit un groupe de sorcières vivant à Bushwick, dans Brooklyn. Les Bushwitches embarquent dans une série de mésaventures magiques avec pour mission de remettre la main sur l’industrie des cartes de tarots et, ah oui, aussi la destruction du patriarcat. Puisque l’astrologie est le nouveau Dieu, faites place aux Bushwitches, les disciples du 21e siècle.

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Carpobrotus[Focus France]22 minutesCe programme inclut 6 filmsFRANCE EN COURTS 84 minutes

En plein été, trois amis se retrouvent sur une île sauvage en Méditerranée. Maxime est follement amoureux de Yann. Porté par ce désir brûlant, Maxime se lance dans une quête amoureuse intense, oscillant entre rêve et réalité, au risque de se perdre lui-même.

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Le flou des arbres -The Blurring of Trees[COMPÉTITION]11 minutesCe programme inclut 7 filmsQUEERMENT QUÉBEC 170 minutes

Deux jeunes femmes sont incarcérées dans une forêt sécurisée du Nord québécois et sont soumises à des travaux de reboisement forcé. Confrontées à l’instrumentalisation de leur corps et à un contrôle insidieux de ce dernier, elles profitent du peu d’espace de liberté qu’elles arrivent à créer avec l’aide d’une agente carcérale particulièrement empathique à leur égard.

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EKG[COMPÉTITION]16 minutesCe programme inclut 8 filmsHOMME À HOMME93 minutes

Hao Ling, un docteur urgentiste asiatique-américain, n’arrive pas à se débarrasser de sa peur d’avoir détruit sa relation avec son père à cause de son coming out. Lorsqu’un patient lui fait découvrir la scène des soirées gaysian, Hao parvient à se reconnecter à ses émotions et décide de faire le nécessaire pour renouer avec son père, tout en apprenant une importante leçon sur les relations humaines.

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Legacy of Joe Rose: Queer, Bars and Police Brutality[COMPÉTITION]4 minutesCe programme inclut 6 filmsDOCUMENTS96 minutes

Un court récit sur l’histoire des raids de polices dans les bars queer des années 70 à 2000, et la volonté des communautés LGBTQ+ à s’en défendre. Hommage à Joe Rose.

[Documentaire]
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Flashback[MADE AU CANADA]90 minutes

La redécouverte d’une enseigne lumineuse nous transporte au temps où le disco était roi et où le club Flashback à Edmonton était « le Studio 54 des Prairies ». Au fil des années de descentes policières violentes et de l’avancée du SIDA à une vitesse foudroyante, le club et ses membres nourrissaient un réel oasis de générosité avant-gardiste. Créé et raconté par le professeur et auteur Montréalais Matthey Hays, Flashback est une prise de vue in-situ d’un creuset nocturne situé dans le « lieu le plus Biblique du Canada » qui a su en défier les attentes et devenir célèbre à l’international. Albertan John Reid, interdit d’entrée au Club 70 car il n’était pas assez gay, s’est efforcé de créer son propre espace, celui-ci accueillant, et à tiers égaux : une discothèque, un magasin de vinyl, un centre communautaire. Ici, la jeunesse queer s’épanouit et Gretzky et Sarah McLachlan y font la fête. Tourbillonnez au son de la voix envoûtante de D’orjay et déhanchez-vous avec celleux qui étaient là, à travers des nuages de parfums et de poppers tout en obtenant une introduction fascinante sur la façon dont les concepteurs du club ont calibré la musique disco pour une piste dansante sur mesure. Même lorsque Flashback a finalement perdu de son exubérance joyeuse au cours de l’épidémie du SIDA, il a permis beaucoup : un soulagement au sein d’un tourbillon et une conscience sociale pour les combats à venir.

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Lesvia78 minutes

Eressos : à la fois petit village traditionnel grec de l’île de Lesbos entourée par le bleu de la mer Aegean, et un paradis perdu pour des lesbiennes des quatre coins du monde qui se délestent de tout - même de leurs vêtements - sur le lieu de naissance de Sappho. Une dualité saugrenue qui a donné naissance à des décennies d’intenses désaccords et affirmations. Les « filles de Sappho » sont arrivées à Eressos au début du 20e siècle à la recherche de traces de la grande poétesse. Les vacancières y ont afflué pendant l'âge d'or des années 90, avec des commerces et des hôtels destinés aux lesbiennes. Par rapport aux mondes d'où elles venaient, où les droits des femmes étaient contrôlés et où elles se battaient pour leur dignité même, Eressos semblait une sécurité et une liberté. Un endroit où l'on pouvait se promener main dans la main sans craindre la violence, où l'on pouvait jouer toute la journée sur le sable et gémir toute la nuit où l'on voulait. Mais cette « Mecque des femmes », des habitants contrariés et les diktats du capitalisme constituent un mélange explosif, et les tensions sur cette petite île volcanique semblent prêtes à exploser. La réalisatrice Tzeli Hadjidimitriou, lesbienne originaire de Lesbos, capture les corps nus et les politiques nues de ce havre de paix improbable, et montre comment l'héritage et la transmission façonnent l'avenir du paradis.

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La Révolution des Coordinateurs d'Intimité (Sex Is Comedy)[Focus France]55 minutes

La coordination de l’intimité est-elle une censure sur un tournage ? Est-ce que ça tue la magie ? En France, où disposer d'un·e coordinateur·rice d'intimité est l'exception, Paloma Garcia Martens aide les créateur·rice·s à privilégier le processus autant que le résultat. Ensemble, luttant pour un contenu féministe où « les corps, le souffle, le toucher » mènent à la connexion et non à l'exploitation. Les scènes d’intimité sont une cascade comme une autre, susceptibles de présenter de grands dangers et des dommages durables. Mais la coordination de l'intimité nécessite des heures précieuses, et même celleux à bord peuvent se sentir mis à l'épreuve par le processus. Le documentaire d'Edith Chapin est un portrait approfondi de la profession, mettant en vedette un large éventail de femmes de l'industrie de la télévision et du cinéma, depuis la réalisatrice et les actrices de la série queer Split à Paris, qui présente une scène d'éjaculation féminine particulièrement inédite, jusqu'aux coordinateur·rice·s d’intimité de Sex Education et Bridgerton à Londres. Ces femmes s’écoutent et débattent entre elles sur ce qui se transforme grâce à leur influence et sur ce qui évolue beaucoup trop lentement. Mener cette lutte au sein d’une industrie en limitant ses « stratagèmes étranges » et mensonges purs et simples, et avec plus de pudeur, plus de consensus. Dans l’espoir de façonner non seulement la façon dont les corps sont filmés, mais aussi la façon dont nous, en tant que société, les voyons. Aussi dans ce programme : SPLIT/ ÉPISODES 1 + 2 IRIS BREY | FRANCE | 2023 | 37 MIN | VOF STA Sur le tournage d’un film, Anna, une cascadeuse de 30 ans, tombe amoureuse de la star qu’elle double. Elle, qui se pensait heureuse dans son couple, va-t-elle avoir le courage de sortir de l’hétérosexualité pour se confronter à ce désir bouleversant ?

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Y'a une étoile (PROJECTION GRATUITE)[SÉRIES I+N x FMC / CMF]71 minutes

ENTRÉE GRATUITE AU CINÉMA // PROJECTION GRATUITE ! conversation avec Julien Cadieux à 18h15 POUR LES VISIONNEMENTS ENLIGNE GRATUIT, faites une demande à information@image-nation.org - un code vous sera envoyé. Merci ! // Le cinéaste acadien Julien Cadieux pose son regard ingénieux sur Samuel LeBlanc, un musicien trans du groupe Écarlate. Durant son voyage à travers la région acadienne des Maritimes, Samuel se fait un devoir d’informer les jeunes de la communauté, rend hommage à l’auteure-interprète Angèle Arsenault, et côtoie une ribambelle de personnes queers talentueuses dans ce documentaire musical au style unique. La dysphorie de genre ; la redécouverte de sa culture autochtone ; la poésie non-binaire et inclusive de Chiac : nombre de sujets cruciaux sont abordés avec exubérance et amusement alors que Samuel confronte les terrifiants passages à vide d’acadien⋅nes queers et révèle leurs joyeuses célébrations, se portnt témoin des changements culturels de la région. Vous rencontrerez ici tout le monde, de l’enseignant biromantique et asexuel aux superstars du drag. Sautez à bord d’un tracteur, d’un bateau à pêche au homard, ou même d’une montgolfière : ces histoires sont à découvrir, et les passages musicaux sauront vous faire danser. Avec la précision captivante de Wes Anderson et une palette de couleur à faire pâlir les tons pastels de Barbie, Julien Cadieux nous offre un film vivant et plein de fantaisie ancré dans la culture et l’histoire acadienne, d’hier et surtout d’aujourd’hui. Aussi dans ce programme : NOUS PARTIRONS JULIEN CADIEUX | CANADA | 2023 | 8 MIN | VOF Gilbert Mhanna est un artiste libanais queer basé à Toronto. Son art est le baladi, une danse traditionnellement réservée aux femmes cis. Ensemble, nous explorerons la relation de son corps arabo-queer à cet espace canadien. Comment ce pays continue-t-il de couler dans ses veines ?

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Desire Lines[COMPÉTITION]81 minutes

Frappé par la « fièvre des archives », un Iranien-Américain gay et trans part à la recherche des origines de son désir. Dans ce documentaire hybride, il entre en contact avec son transcêtre pionnier Lou Sullivan, les expériences contemporaines d’autres hommes queers, et l’érotisme de son propre corps. Avec l’aide d’un·e jeune archiviste non-binaire (Theo Germain), un homme trans âgé (Aden Hakimi) nommé Ahmad se plonge dans les archives LGBTQ+ de Chicago et dans les bains publics de Boystown pour explorer son désir homosexuel. Il apprend - comme nous, à travers de vrais entretiens et l’histoire des raids de police et des actions militantes radicales qui se glissent dans le scénario fictif du film - qu’il n’y a pas de réponse unique. Il y a autant de points de vues qu’il y a d’interviewé·es. Des images d’archives de Lou Sullivan, qui s’identifiait ouvertement comme trans et gay dans les années 1970, rappellent que ces conversations ne sont pas nouvelles : elles continuent à être nécessaires, parce qu’elles (re)connectent les hommes gays et trans à eux-mêmes ainsi qu’à leur communauté. Dans ce film à la fois joyeux et émouvant, Jules Rosskam s’attache à célébrer la disparition de labels rigides lorsqu’il s’agit de raconter sa propre sexualité.

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Sabbath Queen[COMPÉTITION]105 minutes

Tourné sur 21 ans, ce film passionnant retrace le parcours d’Amichai Lau-Lavie, rabbin gay, drag-queen, père biologique des trois enfants d’un couple de femmes et défenseur d’un judaïsme farouchement inclusif. Un parcours qui force l’admiration. Descendant d’une lignée de 38 rabbins, dont son père survivant de la Shoah, Amichai Lau-Lavie, a su très jeune qu’il était profondément spirituel et aussi homosexuel. À la fin des années 90, il quitte sa famille et part vivre à New-York. Dès lors, il se battra pour réconcilier sa foi, sa créativité et son humanisme, créant une drag juive transgressive mais aussi Lab/Shul, une congrégation non-confessionnelle ouverte à tous, luttant pour les mariages inter-religieux et les droits LGBTQ+, mais aussi ceux des Israéliens et des Palestiniens, avant de devenir un rabbin conservateur pour, dit-il, changer le système de l’intérieur. Véritable force de la nature, ce personnage hors-normes n’est pas sans zones d’ombres et Sandi DuBowski (Trembling Before G-d) les montre tout autant que cette lumière qui, au fil des décennies, a mené la vie de cet homme décidé à n’abdiquer aucune des facettes qui le compose.

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Flashback[MADE AU CANADA]90 minutes

La redécouverte d’une enseigne lumineuse nous transporte au temps où le disco était roi et où le club Flashback à Edmonton était « le Studio 54 des Prairies ». Au fil des années de descentes policières violentes et de l’avancée du SIDA à une vitesse foudroyante, le club et ses membres nourrissaient un réel oasis de générosité avant-gardiste. Créé et raconté par le professeur et auteur Montréalais Matthey Hays, Flashback est une prise de vue in-situ d’un creuset nocturne situé dans le « lieu le plus Biblique du Canada » qui a su en défier les attentes et devenir célèbre à l’international. Albertan John Reid, interdit d’entrée au Club 70 car il n’était pas assez gay, s’est efforcé de créer son propre espace, celui-ci accueillant, et à tiers égaux : une discothèque, un magasin de vinyl, un centre communautaire. Ici, la jeunesse queer s’épanouit et Gretzky et Sarah McLachlan y font la fête. Tourbillonnez au son de la voix envoûtante de D’orjay et déhanchez-vous avec celleux qui étaient là, à travers des nuages de parfums et de poppers tout en obtenant une introduction fascinante sur la façon dont les concepteurs du club ont calibré la musique disco pour une piste dansante sur mesure. Même lorsque Flashback a finalement perdu de son exubérance joyeuse au cours de l’épidémie du SIDA, il a permis beaucoup : un soulagement au sein d’un tourbillon et une conscience sociale pour les combats à venir.

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Lesvia78 minutes

Eressos : à la fois petit village traditionnel grec de l’île de Lesbos entourée par le bleu de la mer Aegean, et un paradis perdu pour des lesbiennes des quatre coins du monde qui se délestent de tout - même de leurs vêtements - sur le lieu de naissance de Sappho. Une dualité saugrenue qui a donné naissance à des décennies d’intenses désaccords et affirmations. Les « filles de Sappho » sont arrivées à Eressos au début du 20e siècle à la recherche de traces de la grande poétesse. Les vacancières y ont afflué pendant l'âge d'or des années 90, avec des commerces et des hôtels destinés aux lesbiennes. Par rapport aux mondes d'où elles venaient, où les droits des femmes étaient contrôlés et où elles se battaient pour leur dignité même, Eressos semblait une sécurité et une liberté. Un endroit où l'on pouvait se promener main dans la main sans craindre la violence, où l'on pouvait jouer toute la journée sur le sable et gémir toute la nuit où l'on voulait. Mais cette « Mecque des femmes », des habitants contrariés et les diktats du capitalisme constituent un mélange explosif, et les tensions sur cette petite île volcanique semblent prêtes à exploser. La réalisatrice Tzeli Hadjidimitriou, lesbienne originaire de Lesbos, capture les corps nus et les politiques nues de ce havre de paix improbable, et montre comment l'héritage et la transmission façonnent l'avenir du paradis.

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La Révolution des Coordinateurs d'Intimité (Sex Is Comedy)[Focus France]55 minutes

La coordination de l’intimité est-elle une censure sur un tournage ? Est-ce que ça tue la magie ? En France, où disposer d'un·e coordinateur·rice d'intimité est l'exception, Paloma Garcia Martens aide les créateur·rice·s à privilégier le processus autant que le résultat. Ensemble, luttant pour un contenu féministe où « les corps, le souffle, le toucher » mènent à la connexion et non à l'exploitation. Les scènes d’intimité sont une cascade comme une autre, susceptibles de présenter de grands dangers et des dommages durables. Mais la coordination de l'intimité nécessite des heures précieuses, et même celleux à bord peuvent se sentir mis à l'épreuve par le processus. Le documentaire d'Edith Chapin est un portrait approfondi de la profession, mettant en vedette un large éventail de femmes de l'industrie de la télévision et du cinéma, depuis la réalisatrice et les actrices de la série queer Split à Paris, qui présente une scène d'éjaculation féminine particulièrement inédite, jusqu'aux coordinateur·rice·s d’intimité de Sex Education et Bridgerton à Londres. Ces femmes s’écoutent et débattent entre elles sur ce qui se transforme grâce à leur influence et sur ce qui évolue beaucoup trop lentement. Mener cette lutte au sein d’une industrie en limitant ses « stratagèmes étranges » et mensonges purs et simples, et avec plus de pudeur, plus de consensus. Dans l’espoir de façonner non seulement la façon dont les corps sont filmés, mais aussi la façon dont nous, en tant que société, les voyons. Aussi dans ce programme : SPLIT/ ÉPISODES 1 + 2 IRIS BREY | FRANCE | 2023 | 37 MIN | VOF STA Sur le tournage d’un film, Anna, une cascadeuse de 30 ans, tombe amoureuse de la star qu’elle double. Elle, qui se pensait heureuse dans son couple, va-t-elle avoir le courage de sortir de l’hétérosexualité pour se confronter à ce désir bouleversant ?

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Y'a une étoile (PROJECTION GRATUITE)[SÉRIES I+N x FMC / CMF]71 minutes

ENTRÉE GRATUITE AU CINÉMA // PROJECTION GRATUITE ! conversation avec Julien Cadieux à 18h15 POUR LES VISIONNEMENTS ENLIGNE GRATUIT, faites une demande à information@image-nation.org - un code vous sera envoyé. Merci ! // Le cinéaste acadien Julien Cadieux pose son regard ingénieux sur Samuel LeBlanc, un musicien trans du groupe Écarlate. Durant son voyage à travers la région acadienne des Maritimes, Samuel se fait un devoir d’informer les jeunes de la communauté, rend hommage à l’auteure-interprète Angèle Arsenault, et côtoie une ribambelle de personnes queers talentueuses dans ce documentaire musical au style unique. La dysphorie de genre ; la redécouverte de sa culture autochtone ; la poésie non-binaire et inclusive de Chiac : nombre de sujets cruciaux sont abordés avec exubérance et amusement alors que Samuel confronte les terrifiants passages à vide d’acadien⋅nes queers et révèle leurs joyeuses célébrations, se portnt témoin des changements culturels de la région. Vous rencontrerez ici tout le monde, de l’enseignant biromantique et asexuel aux superstars du drag. Sautez à bord d’un tracteur, d’un bateau à pêche au homard, ou même d’une montgolfière : ces histoires sont à découvrir, et les passages musicaux sauront vous faire danser. Avec la précision captivante de Wes Anderson et une palette de couleur à faire pâlir les tons pastels de Barbie, Julien Cadieux nous offre un film vivant et plein de fantaisie ancré dans la culture et l’histoire acadienne, d’hier et surtout d’aujourd’hui. Aussi dans ce programme : NOUS PARTIRONS JULIEN CADIEUX | CANADA | 2023 | 8 MIN | VOF Gilbert Mhanna est un artiste libanais queer basé à Toronto. Son art est le baladi, une danse traditionnellement réservée aux femmes cis. Ensemble, nous explorerons la relation de son corps arabo-queer à cet espace canadien. Comment ce pays continue-t-il de couler dans ses veines ?

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Desire Lines[COMPÉTITION]81 minutes

Frappé par la « fièvre des archives », un Iranien-Américain gay et trans part à la recherche des origines de son désir. Dans ce documentaire hybride, il entre en contact avec son transcêtre pionnier Lou Sullivan, les expériences contemporaines d’autres hommes queers, et l’érotisme de son propre corps. Avec l’aide d’un·e jeune archiviste non-binaire (Theo Germain), un homme trans âgé (Aden Hakimi) nommé Ahmad se plonge dans les archives LGBTQ+ de Chicago et dans les bains publics de Boystown pour explorer son désir homosexuel. Il apprend - comme nous, à travers de vrais entretiens et l’histoire des raids de police et des actions militantes radicales qui se glissent dans le scénario fictif du film - qu’il n’y a pas de réponse unique. Il y a autant de points de vues qu’il y a d’interviewé·es. Des images d’archives de Lou Sullivan, qui s’identifiait ouvertement comme trans et gay dans les années 1970, rappellent que ces conversations ne sont pas nouvelles : elles continuent à être nécessaires, parce qu’elles (re)connectent les hommes gays et trans à eux-mêmes ainsi qu’à leur communauté. Dans ce film à la fois joyeux et émouvant, Jules Rosskam s’attache à célébrer la disparition de labels rigides lorsqu’il s’agit de raconter sa propre sexualité.

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Sabbath Queen[COMPÉTITION]105 minutes

Tourné sur 21 ans, ce film passionnant retrace le parcours d’Amichai Lau-Lavie, rabbin gay, drag-queen, père biologique des trois enfants d’un couple de femmes et défenseur d’un judaïsme farouchement inclusif. Un parcours qui force l’admiration. Descendant d’une lignée de 38 rabbins, dont son père survivant de la Shoah, Amichai Lau-Lavie, a su très jeune qu’il était profondément spirituel et aussi homosexuel. À la fin des années 90, il quitte sa famille et part vivre à New-York. Dès lors, il se battra pour réconcilier sa foi, sa créativité et son humanisme, créant une drag juive transgressive mais aussi Lab/Shul, une congrégation non-confessionnelle ouverte à tous, luttant pour les mariages inter-religieux et les droits LGBTQ+, mais aussi ceux des Israéliens et des Palestiniens, avant de devenir un rabbin conservateur pour, dit-il, changer le système de l’intérieur. Véritable force de la nature, ce personnage hors-normes n’est pas sans zones d’ombres et Sandi DuBowski (Trembling Before G-d) les montre tout autant que cette lumière qui, au fil des décennies, a mené la vie de cet homme décidé à n’abdiquer aucune des facettes qui le compose.