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Miséricorde[Focus France]102 minutes

Jérémie est de retour dans son village natal pour l’enterrement de son ancien patron boulanger. Invité à s’installer quelques jours chez la veuve du défunt, il est rapidement confronté aux inquiétudes et menaces d’un ami d’enfance et aux intentions étranges de l’abbé du village. Lorsqu’un voisin disparaît brutalement, le séjour de Jérémie prend une tournure inattendue… À partir du retour d’un enfant prodigue dans son village natal, Alain Garaudie tisse un surprenant thriller rural, riche en suspense et en revirements inattendus, saupoudré d’humour noir qui lui donne un ton unique dans le cinéma français. Parti depuis 10 ans de son village natal, Jérémie y revient pour les funérailles de son ancien patron, boulanger. Il reste quelques jours chez la veuve, qui l’accueille à bras ouverts, et entre en conflit avec son fils, Vincent, jaloux de l’attention que sa mère lui porte. Jérémie erre dans la forêt, se saoule avec un ami d’enfance, tandis que le curé du village croise son chemin trop souvent pour que ça ne soit pas suspect. Difficile de dévoiler les éléments gays de cette histoire sans vendre la mèche. Avec ce film jalonné de revirements, Alain Guiraudie aborde de front le thriller existentiel. Miséricorde commence comme une chronique rurale et, peu à peu, avec beaucoup de finesse, le suspense et le malaise s’installent, le tout saupoudré d’humour très noir. Un septième long métrage surprenant, qui confirme l’univers et le ton uniques de ce cinéaste révélé par L’inconnu du lac, présenté à I+N26, 2013.

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Drone[Focus France]110 minutes

À Paris, une étudiante en architecture, épiée en permanence par un mystérieux drone, sombre dans la paranoïa. Un surprenant et fascinant premier long métrage à l’ère de l’intelligence artificielle. Cam girl la nuit et étudiante en architecture le jour, Émilie est acceptée dans le prestigieux séminaire d’une école parisienne. Farouche, elle s’intègre peu au milieu universitaire mais lorsque son projet est accepté par le prof, architecte de renom, elle suscite la jalousie de ses camarades. Au cours d’une fête, elle rencontre la belle Mina, dj et musicienne, avec qui elle hésite à entamer une relation. Ce qu’elle cache à tout le monde, c’est qu’un mystérieux drone la suit partout, y compris dans l’intimité. Pourquoi ? D’où vient-il ? Que veut-il ? Simon Bouisson n’a pas encore la maîtrise de De Palma mais son premier long métrage s’inscrit dans la même veine : mélange de psychologie et de fantastique, montée implacable du suspense, thèmes sociaux et intimes bien imbriqués, mais à l’ère de l’intelligence artificielle, aussi séduisante qu’effrayante. Dans le rôle principal, Marion Barbeau est superbe d’intériorité et affiche une présence très forte à l’écran.

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Lakeview[I+N Connexe]100 minutes

Six amies de longue date et une séduisante « nymphe », se rendent sur la côte pittoresque de la Nouvelle-Écosse pour assister à une soirée « Bon débarras » en l’honneur du divorce de Darcy. Au milieu de longues coulées de vin, des histoires enchevêtrées se heurtent de manière bruyante dans cette comédie noire nostalgique. Darcy (Lesley Smith) est enfin libérée de son mariage. Mais cela la place dans le collimateur de Dax (Hilary Adams), une séductrice nerveuse qui a l'habitude d'utiliser le sexe et sa carrière musicale comme un baume envoûtant. Ses autres amies sont là pour la guider, mais elles aussi sont aux prises de distractions majeures : Lucy (Jessica Marie Brown) la boit-sans-soif est sous le choc d'une rupture, Lauren (Nicole Steeves) n'est pas sereine face à l'œil vagabond de Phoebe (Faly Mevamanana), et les deux Julies (Stephanie Clarke, Kat McCormack), rayonnantes de leur grossesse mais figées au lit. Les activités usuelles sur le lac : la randonnée, la natation, et prendre trop d’ecstasy les rassemblent, tandis que le poids des bagages partagés menace de couler leur proverbial canot. La scénariste-réalisatrice Tara Thorne insuffle à Lakeview le mordant de son thriller de vengeance audacieux Compulsus (I+N35, 2022), ajoutant un humour saccadé alors qu'elle navigue habilement d’une crise à l'autre, dessinant les contours de l’alchimie active tout en souplesse d'une véritable amitié.

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We Forgot to Break Up[I+N Connexe]93 minutes

Dans la veine de la comédie musicale Stereophonic, lauréate d'un Tony Award, cet incontournable drame est un aperçu aux airs de Behind the Music sur un groupe indépendant torontois des années 2000 aux élans de Fleetwood Mac. Avec un leader trans et des membres queer, The New Normals brise les frontières tout en se brisant les cœurs. S'appuyant sur du matériel concret : le roman Heidegger Stairwell de Kayt Burgess, Karen Knox maintient un contrôle stricte sur de multiples perspectives et esthétiques, en suivant la façon dont chacun des cinq membres principaux gère les premières : premier clip vidéo, premier expérience de sexe par téléphone, premier triangle amoureux. La musique sauve cette équipe soudée des querelles lorsqu’elle n’en est pas la cause, mais ce sont les luttes intérieures, les « fils de connexion et de tension » qui maintiennent leur public avide d’en savoir plus. Le leader trans (Lane Webber) restera-t-il avec sa petite amie queer et partenaire d'écriture (June Laporte) ou trouvera-t-il un air de renouveau avec Lugh (Daniel Gravelle) ? Le groupe va-t-il survivre ou vivre uniquement en hommage ? Ces préoccupations convergent dans un film chargé de désir, d'amitié créative et d'amour téméraire. Regorgeant de talents de taille, y compris dans les crédits de co-écriture de l'écrivaine canadienne primée Zoe Whittall et de l’ancien du festival, Pat Mills, ainsi que des chansons originales de Torquil Campbell (Stars).

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Queer136 minutes

L’union parfaite entre un auteur brillant et audacieux et un réalisateur qui l’est tout autant. Transposer les écrits de William S. Burroughs à l'écran est une entreprise risquée, mais l'adaptation par Luca Guadagnino (Call Me by Your Name, I+N30, 2017) du roman autobiographique de la légende beatnik est à la hauteur du matériel d'origine de par sa vulnérabilité et son désir de briser les tabous. Queer est une odyssée hallucinogène au cœur du désir. Dans un Mexico City d'après-guerre, Lee (Daniel Craig) côtoie ses congénères expatriés tout en parcourant les rues de la ville, fréquentant ses bars gays et ingérant toutes les substances illicites disponibles. Fin conteur, il qui n'a aucun mal à trouver son public, mais ce toxicomane d'âge mûr avec un penchant inquiétant pour les armes à feu se sent profondément seul. Lee se donne rapidement pour mission de se rendre en Amazonie en quête d’ayahuasca, une plante à laquelle on attribue des pouvoirs télépathiques, et il tient à ce qu’Allerton (Drew Starkey), un beau jeune homme bi-curieux, l’accompagne. Leur périple devient une série de rencontres inattendues qui enseignent à Lee ce que Burroughs appelait « l’algèbre des besoins ». Queer est fidèle au roman tout en le réinventant complètement. Des éléments d'époque se retrouvent contrebalancés par des choix musicaux anachroniques, et l'inquiétant épilogue fait allusion au drame bien réel qui a mené Burroughs à devenir écrivain. Craig s’approprie magnifiquement Lee, créant un protagoniste parfaitement incarné dont les obsessions débridées le mènent à une sorte d’illumination.

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Gondola[COMPÉTITION]86 minutes

Après que Nino ait montré les ficelles du métier à Iva, les deux conductrices du téléphérique se courtisent avec de plus en plus de génie. Jour après jour, les jeunes femmes passent au-dessus d’une paisible vallée géorgienne enveloppée de brume, chérissant chaque instant de connexion. Mais quand la douceur s’immisce dans la sensualité, où les enverra-t-elle ? Un homme est mort, son cercueil est transporté au-dessus du village, et Iva (Mathilde Irrmann) hérite de sa maison courbée et de son métier de haut vol. Au début, les villageois la traitent avec un dédain énigmatique. Elle passe ses journées à transporter des client·e·s et des marchandises avec inquiétude, jetant des regards furtifs à Nino (Nini Soselia). Le flirt devient aussi intense que leur partie d'échecs en cours, rythmée par les engrenages rouillés et leurs petites attentions. Ensemble, elles affronteront une veuve hargneuse (Niara Chichinadze) et un patron vicieux (Zuka Papuashvili), la séduction atteignant de nouveaux sommets. Gondola de de Veit Helmer a l’intensité brute du cinéma muet et la fantaisie enchanteresse d’Amélie. Poussé par ses protagonistes séduisantes et sa cinématographie à couper le souffle, le film est une lettre d'amour à la campagne et à celleux qui y vivent, et une invitation à laisser son cœur s'envoler.

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Miséricorde[Focus France]102 minutes

Jérémie est de retour dans son village natal pour l’enterrement de son ancien patron boulanger. Invité à s’installer quelques jours chez la veuve du défunt, il est rapidement confronté aux inquiétudes et menaces d’un ami d’enfance et aux intentions étranges de l’abbé du village. Lorsqu’un voisin disparaît brutalement, le séjour de Jérémie prend une tournure inattendue… À partir du retour d’un enfant prodigue dans son village natal, Alain Garaudie tisse un surprenant thriller rural, riche en suspense et en revirements inattendus, saupoudré d’humour noir qui lui donne un ton unique dans le cinéma français. Parti depuis 10 ans de son village natal, Jérémie y revient pour les funérailles de son ancien patron, boulanger. Il reste quelques jours chez la veuve, qui l’accueille à bras ouverts, et entre en conflit avec son fils, Vincent, jaloux de l’attention que sa mère lui porte. Jérémie erre dans la forêt, se saoule avec un ami d’enfance, tandis que le curé du village croise son chemin trop souvent pour que ça ne soit pas suspect. Difficile de dévoiler les éléments gays de cette histoire sans vendre la mèche. Avec ce film jalonné de revirements, Alain Guiraudie aborde de front le thriller existentiel. Miséricorde commence comme une chronique rurale et, peu à peu, avec beaucoup de finesse, le suspense et le malaise s’installent, le tout saupoudré d’humour très noir. Un septième long métrage surprenant, qui confirme l’univers et le ton uniques de ce cinéaste révélé par L’inconnu du lac, présenté à I+N26, 2013.

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Drone[Focus France]110 minutes

À Paris, une étudiante en architecture, épiée en permanence par un mystérieux drone, sombre dans la paranoïa. Un surprenant et fascinant premier long métrage à l’ère de l’intelligence artificielle. Cam girl la nuit et étudiante en architecture le jour, Émilie est acceptée dans le prestigieux séminaire d’une école parisienne. Farouche, elle s’intègre peu au milieu universitaire mais lorsque son projet est accepté par le prof, architecte de renom, elle suscite la jalousie de ses camarades. Au cours d’une fête, elle rencontre la belle Mina, dj et musicienne, avec qui elle hésite à entamer une relation. Ce qu’elle cache à tout le monde, c’est qu’un mystérieux drone la suit partout, y compris dans l’intimité. Pourquoi ? D’où vient-il ? Que veut-il ? Simon Bouisson n’a pas encore la maîtrise de De Palma mais son premier long métrage s’inscrit dans la même veine : mélange de psychologie et de fantastique, montée implacable du suspense, thèmes sociaux et intimes bien imbriqués, mais à l’ère de l’intelligence artificielle, aussi séduisante qu’effrayante. Dans le rôle principal, Marion Barbeau est superbe d’intériorité et affiche une présence très forte à l’écran.

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Lakeview[I+N Connexe]100 minutes

Six amies de longue date et une séduisante « nymphe », se rendent sur la côte pittoresque de la Nouvelle-Écosse pour assister à une soirée « Bon débarras » en l’honneur du divorce de Darcy. Au milieu de longues coulées de vin, des histoires enchevêtrées se heurtent de manière bruyante dans cette comédie noire nostalgique. Darcy (Lesley Smith) est enfin libérée de son mariage. Mais cela la place dans le collimateur de Dax (Hilary Adams), une séductrice nerveuse qui a l'habitude d'utiliser le sexe et sa carrière musicale comme un baume envoûtant. Ses autres amies sont là pour la guider, mais elles aussi sont aux prises de distractions majeures : Lucy (Jessica Marie Brown) la boit-sans-soif est sous le choc d'une rupture, Lauren (Nicole Steeves) n'est pas sereine face à l'œil vagabond de Phoebe (Faly Mevamanana), et les deux Julies (Stephanie Clarke, Kat McCormack), rayonnantes de leur grossesse mais figées au lit. Les activités usuelles sur le lac : la randonnée, la natation, et prendre trop d’ecstasy les rassemblent, tandis que le poids des bagages partagés menace de couler leur proverbial canot. La scénariste-réalisatrice Tara Thorne insuffle à Lakeview le mordant de son thriller de vengeance audacieux Compulsus (I+N35, 2022), ajoutant un humour saccadé alors qu'elle navigue habilement d’une crise à l'autre, dessinant les contours de l’alchimie active tout en souplesse d'une véritable amitié.

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We Forgot to Break Up[I+N Connexe]93 minutes

Dans la veine de la comédie musicale Stereophonic, lauréate d'un Tony Award, cet incontournable drame est un aperçu aux airs de Behind the Music sur un groupe indépendant torontois des années 2000 aux élans de Fleetwood Mac. Avec un leader trans et des membres queer, The New Normals brise les frontières tout en se brisant les cœurs. S'appuyant sur du matériel concret : le roman Heidegger Stairwell de Kayt Burgess, Karen Knox maintient un contrôle stricte sur de multiples perspectives et esthétiques, en suivant la façon dont chacun des cinq membres principaux gère les premières : premier clip vidéo, premier expérience de sexe par téléphone, premier triangle amoureux. La musique sauve cette équipe soudée des querelles lorsqu’elle n’en est pas la cause, mais ce sont les luttes intérieures, les « fils de connexion et de tension » qui maintiennent leur public avide d’en savoir plus. Le leader trans (Lane Webber) restera-t-il avec sa petite amie queer et partenaire d'écriture (June Laporte) ou trouvera-t-il un air de renouveau avec Lugh (Daniel Gravelle) ? Le groupe va-t-il survivre ou vivre uniquement en hommage ? Ces préoccupations convergent dans un film chargé de désir, d'amitié créative et d'amour téméraire. Regorgeant de talents de taille, y compris dans les crédits de co-écriture de l'écrivaine canadienne primée Zoe Whittall et de l’ancien du festival, Pat Mills, ainsi que des chansons originales de Torquil Campbell (Stars).

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Queer136 minutes

L’union parfaite entre un auteur brillant et audacieux et un réalisateur qui l’est tout autant. Transposer les écrits de William S. Burroughs à l'écran est une entreprise risquée, mais l'adaptation par Luca Guadagnino (Call Me by Your Name, I+N30, 2017) du roman autobiographique de la légende beatnik est à la hauteur du matériel d'origine de par sa vulnérabilité et son désir de briser les tabous. Queer est une odyssée hallucinogène au cœur du désir. Dans un Mexico City d'après-guerre, Lee (Daniel Craig) côtoie ses congénères expatriés tout en parcourant les rues de la ville, fréquentant ses bars gays et ingérant toutes les substances illicites disponibles. Fin conteur, il qui n'a aucun mal à trouver son public, mais ce toxicomane d'âge mûr avec un penchant inquiétant pour les armes à feu se sent profondément seul. Lee se donne rapidement pour mission de se rendre en Amazonie en quête d’ayahuasca, une plante à laquelle on attribue des pouvoirs télépathiques, et il tient à ce qu’Allerton (Drew Starkey), un beau jeune homme bi-curieux, l’accompagne. Leur périple devient une série de rencontres inattendues qui enseignent à Lee ce que Burroughs appelait « l’algèbre des besoins ». Queer est fidèle au roman tout en le réinventant complètement. Des éléments d'époque se retrouvent contrebalancés par des choix musicaux anachroniques, et l'inquiétant épilogue fait allusion au drame bien réel qui a mené Burroughs à devenir écrivain. Craig s’approprie magnifiquement Lee, créant un protagoniste parfaitement incarné dont les obsessions débridées le mènent à une sorte d’illumination.

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Gondola[COMPÉTITION]86 minutes

Après que Nino ait montré les ficelles du métier à Iva, les deux conductrices du téléphérique se courtisent avec de plus en plus de génie. Jour après jour, les jeunes femmes passent au-dessus d’une paisible vallée géorgienne enveloppée de brume, chérissant chaque instant de connexion. Mais quand la douceur s’immisce dans la sensualité, où les enverra-t-elle ? Un homme est mort, son cercueil est transporté au-dessus du village, et Iva (Mathilde Irrmann) hérite de sa maison courbée et de son métier de haut vol. Au début, les villageois la traitent avec un dédain énigmatique. Elle passe ses journées à transporter des client·e·s et des marchandises avec inquiétude, jetant des regards furtifs à Nino (Nini Soselia). Le flirt devient aussi intense que leur partie d'échecs en cours, rythmée par les engrenages rouillés et leurs petites attentions. Ensemble, elles affronteront une veuve hargneuse (Niara Chichinadze) et un patron vicieux (Zuka Papuashvili), la séduction atteignant de nouveaux sommets. Gondola de de Veit Helmer a l’intensité brute du cinéma muet et la fantaisie enchanteresse d’Amélie. Poussé par ses protagonistes séduisantes et sa cinématographie à couper le souffle, le film est une lettre d'amour à la campagne et à celleux qui y vivent, et une invitation à laisser son cœur s'envoler.

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Last Summer[Voix autochtones]21 minutesCe programme inclut 9 filmsVOIX AUTOCHTONES / INDIGIQUEER100 minutes

Lorsque Ellie apprend que son meilleur ami Sam déménage pour étudier dans une école d’art le lendemain matin, iel a l’impression que leur été ensemble est complètement gâché. Avec l’aide de ses ami·es, iel va faire tout ce qui est en son pouvoir pour passer une dernière journée hors du commun avec Sam.

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Pour exister (What it Takes)[Focus France]1 minutesCe programme inclut 6 filmsFRANCE EN COURTS 84 minutes

Un court métrage animé très puissant qui raconte ce que cela veut dire d’être une personne queer dans une société cishétéronormative.

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Bubbling (珍珠 美少年)[FOCUS BEIJING]22 minutesCe programme inclut 3 filmsDIRECTION SUD : BEIJING QUEER FILM FESTIVAL55 minutes

Guang a de la misère à se concentrer pendant ses cours de chorale : il est distrait par quelque chose de bien plus alléchant que le chant. L’arrivée d'un nouvel élève charismatique ne fait qu’augmenter la curiosité et le désir de Guang.

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Parallel Lines16 minutesCe programme inclut 8 filmsHOMME À HOMME93 minutes

Deux étrangers, chacun traversant une terrible nuit, se croisent et entament une conversation profonde sur les actes manqués, le destin, et les entourloupes de ce dernier.

PosterQueerment QuébecCompétitionCourt métrageVIRTUEL
Queerment Québec IconCompetition Icon
Extras[COMPÉTITION]15 minutesCe programme inclut 7 filmsQUEERMENT QUÉBEC 170 minutes

EXTÉRIEUR JOUR - Un dimanche matin, à la terrasse d’un café : Isabelle, une actrice dont la carrière semble être en pause, rencontre Johanne, son agente, qui a peut-être un rôle à lui proposer. La tension monte à leur table et autour d’elles. Les attentes des deux partis vont-elles être atteintes ?

PosterMade au CanadaQueerment QuébecCompétitionCourt métrageVIRTUEL
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Legacy of Joe Rose: Queer, Bars and Police Brutality[COMPÉTITION]4 minutesCe programme inclut 6 filmsDOCUMENTS96 minutes

Un court récit sur l’histoire des raids de polices dans les bars queer des années 70 à 2000, et la volonté des communautés LGBTQ+ à s’en défendre. Hommage à Joe Rose.

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Lorsque Ellie apprend que son meilleur ami Sam déménage pour étudier dans une école d’art le lendemain matin, iel a l’impression que leur été ensemble est complètement gâché. Avec l’aide de ses ami·es, iel va faire tout ce qui est en son pouvoir pour passer une dernière journée hors du commun avec Sam.

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Un court métrage animé très puissant qui raconte ce que cela veut dire d’être une personne queer dans une société cishétéronormative.

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Guang a de la misère à se concentrer pendant ses cours de chorale : il est distrait par quelque chose de bien plus alléchant que le chant. L’arrivée d'un nouvel élève charismatique ne fait qu’augmenter la curiosité et le désir de Guang.

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Deux étrangers, chacun traversant une terrible nuit, se croisent et entament une conversation profonde sur les actes manqués, le destin, et les entourloupes de ce dernier.

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EXTÉRIEUR JOUR - Un dimanche matin, à la terrasse d’un café : Isabelle, une actrice dont la carrière semble être en pause, rencontre Johanne, son agente, qui a peut-être un rôle à lui proposer. La tension monte à leur table et autour d’elles. Les attentes des deux partis vont-elles être atteintes ?

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Legacy of Joe Rose: Queer, Bars and Police Brutality[COMPÉTITION]4 minutesCe programme inclut 6 filmsDOCUMENTS96 minutes

Un court récit sur l’histoire des raids de polices dans les bars queer des années 70 à 2000, et la volonté des communautés LGBTQ+ à s’en défendre. Hommage à Joe Rose.

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Nanekawâsis[COMPÉTITION]80 minutes

Le travail de l’artiste nêhiyaw (Cree) bispirituel George Littlechild a saisi la réalité des pensionnats autochtones des dizaines d’années avant que celle-ci n’imprègne la conscience collective canadienne. Survivant de la rafle des années 60, Littlechild utilise une technique « fantaisiste » et improvisée pour raconter son exubérance colorée et un traumatisme longtemps gardé pour soi. Le cinéaste Métis Conor McNally fait honneur à son voyage. Littlechild a reçu le nom de son arrière grand-père, nanekawâsis, à un Powwow en 2001. Le film éponyme incarne bien la signification de ce nom : « enfant rapide ». Alors que nous découvrons une enfance éparpillée par les familles d’accueil successives et l’émergence de Littlechild comme un artiste agile, le documentaire relie gracieusement le passé et le présent. Des images d’archives se fondent avec des interviews en 16mm d’un Littlechild âgé de 65 ans, toujours en évolution dans sa pratique artistique, transmettant encore son savoir sur ses ancêtres et l’esprit « Arc-en-ciel ». Tandis que son partenaire John Powell utilise l’art pour éviter d’avancer en roue libre, Littlechild utilise la peinture pour se libérer du poids de sa vie quotidienne, atteignant ainsi une transcendance éclairée qui le guérit autant que son public. Nanekawâsis commence et termine avec l’image d’un ciel coloré, révélant combien la clarté et la noirceur, l’attente et la réflection sont toutes des parties indispensables du cercle de la vie.

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La Révolution des Coordinateurs d'Intimité (Sex Is Comedy)[Focus France]55 minutes

La coordination de l’intimité est-elle une censure sur un tournage ? Est-ce que ça tue la magie ? En France, où disposer d'un·e coordinateur·rice d'intimité est l'exception, Paloma Garcia Martens aide les créateur·rice·s à privilégier le processus autant que le résultat. Ensemble, luttant pour un contenu féministe où « les corps, le souffle, le toucher » mènent à la connexion et non à l'exploitation. Les scènes d’intimité sont une cascade comme une autre, susceptibles de présenter de grands dangers et des dommages durables. Mais la coordination de l'intimité nécessite des heures précieuses, et même celleux à bord peuvent se sentir mis à l'épreuve par le processus. Le documentaire d'Edith Chapin est un portrait approfondi de la profession, mettant en vedette un large éventail de femmes de l'industrie de la télévision et du cinéma, depuis la réalisatrice et les actrices de la série queer Split à Paris, qui présente une scène d'éjaculation féminine particulièrement inédite, jusqu'aux coordinateur·rice·s d’intimité de Sex Education et Bridgerton à Londres. Ces femmes s’écoutent et débattent entre elles sur ce qui se transforme grâce à leur influence et sur ce qui évolue beaucoup trop lentement. Mener cette lutte au sein d’une industrie en limitant ses « stratagèmes étranges » et mensonges purs et simples, et avec plus de pudeur, plus de consensus. Dans l’espoir de façonner non seulement la façon dont les corps sont filmés, mais aussi la façon dont nous, en tant que société, les voyons. Aussi dans ce programme : SPLIT/ ÉPISODES 1 + 2 IRIS BREY | FRANCE | 2023 | 37 MIN | VOF STA Sur le tournage d’un film, Anna, une cascadeuse de 30 ans, tombe amoureuse de la star qu’elle double. Elle, qui se pensait heureuse dans son couple, va-t-elle avoir le courage de sortir de l’hétérosexualité pour se confronter à ce désir bouleversant ?

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Lesvia78 minutes

Eressos : à la fois petit village traditionnel grec de l’île de Lesbos entourée par le bleu de la mer Aegean, et un paradis perdu pour des lesbiennes des quatre coins du monde qui se délestent de tout - même de leurs vêtements - sur le lieu de naissance de Sappho. Une dualité saugrenue qui a donné naissance à des décennies d’intenses désaccords et affirmations. Les « filles de Sappho » sont arrivées à Eressos au début du 20e siècle à la recherche de traces de la grande poétesse. Les vacancières y ont afflué pendant l'âge d'or des années 90, avec des commerces et des hôtels destinés aux lesbiennes. Par rapport aux mondes d'où elles venaient, où les droits des femmes étaient contrôlés et où elles se battaient pour leur dignité même, Eressos semblait une sécurité et une liberté. Un endroit où l'on pouvait se promener main dans la main sans craindre la violence, où l'on pouvait jouer toute la journée sur le sable et gémir toute la nuit où l'on voulait. Mais cette « Mecque des femmes », des habitants contrariés et les diktats du capitalisme constituent un mélange explosif, et les tensions sur cette petite île volcanique semblent prêtes à exploser. La réalisatrice Tzeli Hadjidimitriou, lesbienne originaire de Lesbos, capture les corps nus et les politiques nues de ce havre de paix improbable, et montre comment l'héritage et la transmission façonnent l'avenir du paradis.

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Fanatical: The Catfishing of Tegan and Sara[ZEITGEIST]99 minutes

Après qu’on lui ait volé son identité, Tegan Quin (du groupe Tegan and Sara) se retrouve au cœur d’une arnaque qui dure depuis plus de 15 ans. En enquêtant, elle raconte pour la première fois comment elle a été prise au piège d'une culture de fans toxique qui révèle le côté obscur de la célébrité. Tegan and Sara, l'un des groupes de rock indépendant queer les plus influents de leur génération, a passé sa carrière à cultiver une base de fans inclusive et passionnée à travers le monde entier. D’abord séduit·es par l’intimité des paroles du duo, les fans ont formé une communauté où iels pouvaient être ouvertement queer alors que peu de groupes de l’époque s’affichaient fièrement LGBTQ+ ou comme des alliés de la communauté. Le monde de Tegan and Sara bascule toutefois en 2011 alors que les données personnelles de Tegan se retrouvent piratées et utilisées à mauvais escient pour piéger les membres de sa communauté. À l’aide des témoignages de Tegan et de ses fans floué·es, des nombreux échanges entre la fausse Tegan et ses victimes, et des vidéos d’archive filmées dans les coulisses du groupe, ce documentaire est à la fois un film de suspense, une aventure, un polar et un voyage personnel et intime.

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Flashback[MADE AU CANADA]90 minutes

La redécouverte d’une enseigne lumineuse nous transporte au temps où le disco était roi et où le club Flashback à Edmonton était « le Studio 54 des Prairies ». Au fil des années de descentes policières violentes et de l’avancée du SIDA à une vitesse foudroyante, le club et ses membres nourrissaient un réel oasis de générosité avant-gardiste. Créé et raconté par le professeur et auteur Montréalais Matthey Hays, Flashback est une prise de vue in-situ d’un creuset nocturne situé dans le « lieu le plus Biblique du Canada » qui a su en défier les attentes et devenir célèbre à l’international. Albertan John Reid, interdit d’entrée au Club 70 car il n’était pas assez gay, s’est efforcé de créer son propre espace, celui-ci accueillant, et à tiers égaux : une discothèque, un magasin de vinyl, un centre communautaire. Ici, la jeunesse queer s’épanouit et Gretzky et Sarah McLachlan y font la fête. Tourbillonnez au son de la voix envoûtante de D’orjay et déhanchez-vous avec celleux qui étaient là, à travers des nuages de parfums et de poppers tout en obtenant une introduction fascinante sur la façon dont les concepteurs du club ont calibré la musique disco pour une piste dansante sur mesure. Même lorsque Flashback a finalement perdu de son exubérance joyeuse au cours de l’épidémie du SIDA, il a permis beaucoup : un soulagement au sein d’un tourbillon et une conscience sociale pour les combats à venir.

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Si je meurs, ce sera de joie (If I die, It'll be of Joy)[Focus France]80 minutes

À travers le parcours de trois aîné·e·s LGBTQ+ qui refusent d’être invisibles, Alexis Taillant donne une voix à cet âge qu’on dit d’or dans ce documentaire aussi subversif que doux. Un film plus révolutionnaire qu’il n’en a l’air. « Je suis vieille et je vous encule » chante l’iconoclaste Brigitte Fontaine dans une de ses chansons qui donne son titre à ce documentaire subversif et doux. Le ton est donné par le cinéaste, qui suit quelques vieux et vieilles LGBTQ+, entre leur quotidien, leur militantisme, leurs sexualités, leurs angoisses, mais aussi leur colère face à une société qui les rend invisibles, y compris à leurs propres yeux. Certains sont en couple et craignent la mort, d’autres souffrent de solitude et rêvent d’un monde plus juste mais en acceptant de participer à ce film aux images soignées et évocatrices, ils témoignent de la vitalité et de la diversité de cet âge où on n’a plus grand-chose à perdre. Comme Micheline, octogénaire révoltée qui rêve d’orgasmes, Yves qui cherche la tendresse comme il peut ou Francis, séropositif depuis 40 ans et fondateur de l’organisme Grey Pride.

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Nanekawâsis[COMPÉTITION]80 minutes

Le travail de l’artiste nêhiyaw (Cree) bispirituel George Littlechild a saisi la réalité des pensionnats autochtones des dizaines d’années avant que celle-ci n’imprègne la conscience collective canadienne. Survivant de la rafle des années 60, Littlechild utilise une technique « fantaisiste » et improvisée pour raconter son exubérance colorée et un traumatisme longtemps gardé pour soi. Le cinéaste Métis Conor McNally fait honneur à son voyage. Littlechild a reçu le nom de son arrière grand-père, nanekawâsis, à un Powwow en 2001. Le film éponyme incarne bien la signification de ce nom : « enfant rapide ». Alors que nous découvrons une enfance éparpillée par les familles d’accueil successives et l’émergence de Littlechild comme un artiste agile, le documentaire relie gracieusement le passé et le présent. Des images d’archives se fondent avec des interviews en 16mm d’un Littlechild âgé de 65 ans, toujours en évolution dans sa pratique artistique, transmettant encore son savoir sur ses ancêtres et l’esprit « Arc-en-ciel ». Tandis que son partenaire John Powell utilise l’art pour éviter d’avancer en roue libre, Littlechild utilise la peinture pour se libérer du poids de sa vie quotidienne, atteignant ainsi une transcendance éclairée qui le guérit autant que son public. Nanekawâsis commence et termine avec l’image d’un ciel coloré, révélant combien la clarté et la noirceur, l’attente et la réflection sont toutes des parties indispensables du cercle de la vie.

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La Révolution des Coordinateurs d'Intimité (Sex Is Comedy)[Focus France]55 minutes

La coordination de l’intimité est-elle une censure sur un tournage ? Est-ce que ça tue la magie ? En France, où disposer d'un·e coordinateur·rice d'intimité est l'exception, Paloma Garcia Martens aide les créateur·rice·s à privilégier le processus autant que le résultat. Ensemble, luttant pour un contenu féministe où « les corps, le souffle, le toucher » mènent à la connexion et non à l'exploitation. Les scènes d’intimité sont une cascade comme une autre, susceptibles de présenter de grands dangers et des dommages durables. Mais la coordination de l'intimité nécessite des heures précieuses, et même celleux à bord peuvent se sentir mis à l'épreuve par le processus. Le documentaire d'Edith Chapin est un portrait approfondi de la profession, mettant en vedette un large éventail de femmes de l'industrie de la télévision et du cinéma, depuis la réalisatrice et les actrices de la série queer Split à Paris, qui présente une scène d'éjaculation féminine particulièrement inédite, jusqu'aux coordinateur·rice·s d’intimité de Sex Education et Bridgerton à Londres. Ces femmes s’écoutent et débattent entre elles sur ce qui se transforme grâce à leur influence et sur ce qui évolue beaucoup trop lentement. Mener cette lutte au sein d’une industrie en limitant ses « stratagèmes étranges » et mensonges purs et simples, et avec plus de pudeur, plus de consensus. Dans l’espoir de façonner non seulement la façon dont les corps sont filmés, mais aussi la façon dont nous, en tant que société, les voyons. Aussi dans ce programme : SPLIT/ ÉPISODES 1 + 2 IRIS BREY | FRANCE | 2023 | 37 MIN | VOF STA Sur le tournage d’un film, Anna, une cascadeuse de 30 ans, tombe amoureuse de la star qu’elle double. Elle, qui se pensait heureuse dans son couple, va-t-elle avoir le courage de sortir de l’hétérosexualité pour se confronter à ce désir bouleversant ?

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Lesvia78 minutes

Eressos : à la fois petit village traditionnel grec de l’île de Lesbos entourée par le bleu de la mer Aegean, et un paradis perdu pour des lesbiennes des quatre coins du monde qui se délestent de tout - même de leurs vêtements - sur le lieu de naissance de Sappho. Une dualité saugrenue qui a donné naissance à des décennies d’intenses désaccords et affirmations. Les « filles de Sappho » sont arrivées à Eressos au début du 20e siècle à la recherche de traces de la grande poétesse. Les vacancières y ont afflué pendant l'âge d'or des années 90, avec des commerces et des hôtels destinés aux lesbiennes. Par rapport aux mondes d'où elles venaient, où les droits des femmes étaient contrôlés et où elles se battaient pour leur dignité même, Eressos semblait une sécurité et une liberté. Un endroit où l'on pouvait se promener main dans la main sans craindre la violence, où l'on pouvait jouer toute la journée sur le sable et gémir toute la nuit où l'on voulait. Mais cette « Mecque des femmes », des habitants contrariés et les diktats du capitalisme constituent un mélange explosif, et les tensions sur cette petite île volcanique semblent prêtes à exploser. La réalisatrice Tzeli Hadjidimitriou, lesbienne originaire de Lesbos, capture les corps nus et les politiques nues de ce havre de paix improbable, et montre comment l'héritage et la transmission façonnent l'avenir du paradis.

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Fanatical: The Catfishing of Tegan and Sara[ZEITGEIST]99 minutes

Après qu’on lui ait volé son identité, Tegan Quin (du groupe Tegan and Sara) se retrouve au cœur d’une arnaque qui dure depuis plus de 15 ans. En enquêtant, elle raconte pour la première fois comment elle a été prise au piège d'une culture de fans toxique qui révèle le côté obscur de la célébrité. Tegan and Sara, l'un des groupes de rock indépendant queer les plus influents de leur génération, a passé sa carrière à cultiver une base de fans inclusive et passionnée à travers le monde entier. D’abord séduit·es par l’intimité des paroles du duo, les fans ont formé une communauté où iels pouvaient être ouvertement queer alors que peu de groupes de l’époque s’affichaient fièrement LGBTQ+ ou comme des alliés de la communauté. Le monde de Tegan and Sara bascule toutefois en 2011 alors que les données personnelles de Tegan se retrouvent piratées et utilisées à mauvais escient pour piéger les membres de sa communauté. À l’aide des témoignages de Tegan et de ses fans floué·es, des nombreux échanges entre la fausse Tegan et ses victimes, et des vidéos d’archive filmées dans les coulisses du groupe, ce documentaire est à la fois un film de suspense, une aventure, un polar et un voyage personnel et intime.

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Flashback[MADE AU CANADA]90 minutes

La redécouverte d’une enseigne lumineuse nous transporte au temps où le disco était roi et où le club Flashback à Edmonton était « le Studio 54 des Prairies ». Au fil des années de descentes policières violentes et de l’avancée du SIDA à une vitesse foudroyante, le club et ses membres nourrissaient un réel oasis de générosité avant-gardiste. Créé et raconté par le professeur et auteur Montréalais Matthey Hays, Flashback est une prise de vue in-situ d’un creuset nocturne situé dans le « lieu le plus Biblique du Canada » qui a su en défier les attentes et devenir célèbre à l’international. Albertan John Reid, interdit d’entrée au Club 70 car il n’était pas assez gay, s’est efforcé de créer son propre espace, celui-ci accueillant, et à tiers égaux : une discothèque, un magasin de vinyl, un centre communautaire. Ici, la jeunesse queer s’épanouit et Gretzky et Sarah McLachlan y font la fête. Tourbillonnez au son de la voix envoûtante de D’orjay et déhanchez-vous avec celleux qui étaient là, à travers des nuages de parfums et de poppers tout en obtenant une introduction fascinante sur la façon dont les concepteurs du club ont calibré la musique disco pour une piste dansante sur mesure. Même lorsque Flashback a finalement perdu de son exubérance joyeuse au cours de l’épidémie du SIDA, il a permis beaucoup : un soulagement au sein d’un tourbillon et une conscience sociale pour les combats à venir.

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Si je meurs, ce sera de joie (If I die, It'll be of Joy)[Focus France]80 minutes

À travers le parcours de trois aîné·e·s LGBTQ+ qui refusent d’être invisibles, Alexis Taillant donne une voix à cet âge qu’on dit d’or dans ce documentaire aussi subversif que doux. Un film plus révolutionnaire qu’il n’en a l’air. « Je suis vieille et je vous encule » chante l’iconoclaste Brigitte Fontaine dans une de ses chansons qui donne son titre à ce documentaire subversif et doux. Le ton est donné par le cinéaste, qui suit quelques vieux et vieilles LGBTQ+, entre leur quotidien, leur militantisme, leurs sexualités, leurs angoisses, mais aussi leur colère face à une société qui les rend invisibles, y compris à leurs propres yeux. Certains sont en couple et craignent la mort, d’autres souffrent de solitude et rêvent d’un monde plus juste mais en acceptant de participer à ce film aux images soignées et évocatrices, ils témoignent de la vitalité et de la diversité de cet âge où on n’a plus grand-chose à perdre. Comme Micheline, octogénaire révoltée qui rêve d’orgasmes, Yves qui cherche la tendresse comme il peut ou Francis, séropositif depuis 40 ans et fondateur de l’organisme Grey Pride.