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Une question de genre

Queerment Québec

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Queer136 minutes

L’union parfaite entre un auteur brillant et audacieux et un réalisateur qui l’est tout autant. Transposer les écrits de William S. Burroughs à l'écran est une entreprise risquée, mais l'adaptation par Luca Guadagnino (Call Me by Your Name, I+N30, 2017) du roman autobiographique de la légende beatnik est à la hauteur du matériel d'origine de par sa vulnérabilité et son désir de briser les tabous. Queer est une odyssée hallucinogène au cœur du désir. Dans un Mexico City d'après-guerre, Lee (Daniel Craig) côtoie ses congénères expatriés tout en parcourant les rues de la ville, fréquentant ses bars gays et ingérant toutes les substances illicites disponibles. Fin conteur, il qui n'a aucun mal à trouver son public, mais ce toxicomane d'âge mûr avec un penchant inquiétant pour les armes à feu se sent profondément seul. Lee se donne rapidement pour mission de se rendre en Amazonie en quête d’ayahuasca, une plante à laquelle on attribue des pouvoirs télépathiques, et il tient à ce qu’Allerton (Drew Starkey), un beau jeune homme bi-curieux, l’accompagne. Leur périple devient une série de rencontres inattendues qui enseignent à Lee ce que Burroughs appelait « l’algèbre des besoins ». Queer est fidèle au roman tout en le réinventant complètement. Des éléments d'époque se retrouvent contrebalancés par des choix musicaux anachroniques, et l'inquiétant épilogue fait allusion au drame bien réel qui a mené Burroughs à devenir écrivain. Craig s’approprie magnifiquement Lee, créant un protagoniste parfaitement incarné dont les obsessions débridées le mènent à une sorte d’illumination.

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Les reines du drame (Queens of Drama)[Focus France]104 minutes

Le premier long métrage ambitieux d’Alexis Langlois est un drame musical fantasmagorique. Une histoire qui explore la façon dont la célébrité transforme et se transforme en suivant le parcours d'une icône pop à la Britney des années 2000, de son amant·e punk secret·ète et d'un·e fan obsessionnel·le envahissant·e, au cœur d’une célébrité aux conséquences chaotiques. Lorsque l'industrie pop offre à Mimi Madamour (Louiza Aura) la gloire, à la suite de sa victoire des Starlettes en herbe, l’artiste sensationnel·le underground Billie Kohler (Gio Ventura) se sent mise de côté par sa petite amie. Selon les mots de la personne déjantée en tête du fanclub de Mimi Army, Steevyshady (l'influenceuse Bilal Hassani aux airs d’un Perez Hilton sous acide), c'est « l'histoire d'amour qui a secoué la pop française ». Une controverse en spirale qui oppose la pop au punk, les adoré·es de l’industrie pailletée aux « filles gonflées ». Les reines du drame a l’élan des comédies musicales classiques mêlé au côté irrévérencieux d'Hedwig et au romantisme tragique éblouissant et exubérant du Romeo + Juliette de Baz Luhrmann tout en se déroulant joyeusement comme les œufs de Pâques de la culture pop. On y trouve des transformations physiques du niveau de Madonna, Catwoman de l'ère de Batman Returns, des manigances de Drag Race et de nombreux clins d'œil à la légendaire Miss Britney Spears - tout le monde est là, avec une trame sonore fabriquée avec amour à la Yelle. Un véritable classique culte en devenir.

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The Astronaut Lovers (Los amantes astronautas) (FR)116 minutes

VO ESPAGNOLE • ST FRANÇAIS | Deux amis d’enfance se retrouvent à l’âge adulte le temps d’un été, l’un devenu gay et l’autre, apparemment hétéro. Cinéaste du désir, Marco Berger filme ces jeux de l’amour et du hasard avec une redoutable précision et les accents d’un Rohmer érotique. Dix ans après s’être connus à l’adolescence, Pedro et Maxi se retrouvent dans une maison au bord de la mer avec un groupe d’amis. Le premier est devenu gay et le second vient de quitter sa blonde. Au terme d’un pari gagné par Pedro, ils doivent se faire passer pour un couple pendant trois jours. Cinéaste du désir par excellence, Marco Berger aborde, pour la première fois et dès le titre, l’amour de manière aussi frontale. Ce 10e long métrage est baigné d’une sensualité à fleur de peau présente dans tous ses films mais, cette fois-ci, si la tension sexuelle passe encore par les regards, elle s’exprime surtout par les dialogues à la Rohmer qu’échangent ces deux personnages qui jouent avec le feu. La réalisation, d’une redoutable précision, et la chimie évidente entre les deux acteurs donnent chair à cette histoire érotique, drôle et touchante.

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Out (EN)[COMPÉTITION]95 minutes

VO HOLLANDAISE • ST ANGLAIS | Capturant l'insouciance de la jeunesse et l'excitation des libertés sexuelles naissantes dans une cinématographie sensuelle en noir et blanc, Out de Dennis Alink offre une histoire vivante et douce sur la jeunesse et l'homosexualité. Tom (Bas Keizer, dont la performance est à reconnaître) et Ajani (un Jefferson Yaw Frempong-Manson effervescent) sont des amoureux du secondaire dans le placard qui aspirent à une vie au-delà de leur communauté rurale aux Pays-Bas et à sa mentalité étroite. La solution : Amsterdam, où la scène queer est florissante et où ils peuvent se concentrer sur leur rêve, devenir cinéastes. Rapidement, ils tombent dans la vie nocturne gay de la capitale néerlandaise. Le couple se voit alors frappé de quelques premières sensations fortes : des parties effrontées de « Je n’ai jamais », des promenades en limousine à travers la ville, des visites révélatrices aux bains publics. Mais les défis se succèdent, rapides, et les poussent à se demander séparément : « Qui suis-je et où ai-je ma place ? » Aux airs des films monochromes classiques sur une jeunesse rebelle comme The Last Picture Show et Mala Noche de Gus Van Sant, Alink et ses collaborateur·trice·s queer présentent un portrait vécu et perçant qui prouve que sortir du placard n'est pas seulement une déclaration de sa sexualité, c'est en même temps un voyage joyeux et déchirant à la découverte d’un soi.

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Young Hearts97 minutes

Alors que son père grimpe tout en haut du hit-parade avec une chanson sur son premier amour, le jeune Elias, 14 ans, connaît à son tour ce vertige avec son nouveau voisin bruxellois. Au fil de sourires timides échangés, ils entament un jeu de séduction furtif et passionné faisant exploser l’imaginaire d’Elias qui découvre alors la grandeur d’un amour. Elias (Lou Goossens), bien qu'il soit en couple avec une fille de sa classe, n’a vraisemblablement pas encore connu l’amour. Alexander (Marius De Saeger), lui, oui, et avec un garçon ! Cette révélation désinvolte déclenche une crise chez Elias face à laquelle il se sent impuissant : d'un côté, il rayonne de bonheur de vivre des aventures palpitantes et des baisers volés avec Alexander ; de l’autre, il évite instinctivement l’affection d’Alexander devant ses camarades de classe et nie face aux perches tendues par sa famille pour qu’il s’ouvre. Elias pourra-t-il accepter les risques et laisser libre cours à ses sentiments ou bien va-t-il perdre le garçon de ses rêves ? Bien que chaste, et adapté à l’âge de ses protagonistes (les garçons se roulent littéralement dans le foin), Young Hearts a tout le pétillement romantique irrésistible de Heartstopper et le type de véritable connexion intergénérationnelle qui tire à la fois sur votre corde sensible et sur vos conduits lacrymaux.

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Out (FR)[COMPÉTITION]95 minutes

VO HOLLANDAISE • ST FRANÇAIS | Capturant l'insouciance de la jeunesse et l'excitation des libertés sexuelles naissantes dans une cinématographie sensuelle en noir et blanc, Out de Dennis Alink offre une histoire vivante et douce sur la jeunesse et l'homosexualité. Tom (Bas Keizer, dont la performance est à reconnaître) et Ajani (un Jefferson Yaw Frempong-Manson effervescent) sont des amoureux du secondaire dans le placard qui aspirent à une vie au-delà de leur communauté rurale aux Pays-Bas et à sa mentalité étroite. La solution : Amsterdam, où la scène queer est florissante et où ils peuvent se concentrer sur leur rêve, devenir cinéastes. Rapidement, ils tombent dans la vie nocturne gay de la capitale néerlandaise. Le couple se voit alors frappé de quelques premières sensations fortes : des parties effrontées de « Je n’ai jamais », des promenades en limousine à travers la ville, des visites révélatrices aux bains publics. Mais les défis se succèdent, rapides, et les poussent à se demander séparément : « Qui suis-je et où ai-je ma place ? » Aux airs des films monochromes classiques sur une jeunesse rebelle comme The Last Picture Show et Mala Noche de Gus Van Sant, Alink et ses collaborateur·trice·s queer présentent un portrait vécu et perçant qui prouve que sortir du placard n'est pas seulement une déclaration de sa sexualité, c'est en même temps un voyage joyeux et déchirant à la découverte d’un soi.

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Queer136 minutes

L’union parfaite entre un auteur brillant et audacieux et un réalisateur qui l’est tout autant. Transposer les écrits de William S. Burroughs à l'écran est une entreprise risquée, mais l'adaptation par Luca Guadagnino (Call Me by Your Name, I+N30, 2017) du roman autobiographique de la légende beatnik est à la hauteur du matériel d'origine de par sa vulnérabilité et son désir de briser les tabous. Queer est une odyssée hallucinogène au cœur du désir. Dans un Mexico City d'après-guerre, Lee (Daniel Craig) côtoie ses congénères expatriés tout en parcourant les rues de la ville, fréquentant ses bars gays et ingérant toutes les substances illicites disponibles. Fin conteur, il qui n'a aucun mal à trouver son public, mais ce toxicomane d'âge mûr avec un penchant inquiétant pour les armes à feu se sent profondément seul. Lee se donne rapidement pour mission de se rendre en Amazonie en quête d’ayahuasca, une plante à laquelle on attribue des pouvoirs télépathiques, et il tient à ce qu’Allerton (Drew Starkey), un beau jeune homme bi-curieux, l’accompagne. Leur périple devient une série de rencontres inattendues qui enseignent à Lee ce que Burroughs appelait « l’algèbre des besoins ». Queer est fidèle au roman tout en le réinventant complètement. Des éléments d'époque se retrouvent contrebalancés par des choix musicaux anachroniques, et l'inquiétant épilogue fait allusion au drame bien réel qui a mené Burroughs à devenir écrivain. Craig s’approprie magnifiquement Lee, créant un protagoniste parfaitement incarné dont les obsessions débridées le mènent à une sorte d’illumination.

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Les reines du drame (Queens of Drama)[Focus France]104 minutes

Le premier long métrage ambitieux d’Alexis Langlois est un drame musical fantasmagorique. Une histoire qui explore la façon dont la célébrité transforme et se transforme en suivant le parcours d'une icône pop à la Britney des années 2000, de son amant·e punk secret·ète et d'un·e fan obsessionnel·le envahissant·e, au cœur d’une célébrité aux conséquences chaotiques. Lorsque l'industrie pop offre à Mimi Madamour (Louiza Aura) la gloire, à la suite de sa victoire des Starlettes en herbe, l’artiste sensationnel·le underground Billie Kohler (Gio Ventura) se sent mise de côté par sa petite amie. Selon les mots de la personne déjantée en tête du fanclub de Mimi Army, Steevyshady (l'influenceuse Bilal Hassani aux airs d’un Perez Hilton sous acide), c'est « l'histoire d'amour qui a secoué la pop française ». Une controverse en spirale qui oppose la pop au punk, les adoré·es de l’industrie pailletée aux « filles gonflées ». Les reines du drame a l’élan des comédies musicales classiques mêlé au côté irrévérencieux d'Hedwig et au romantisme tragique éblouissant et exubérant du Romeo + Juliette de Baz Luhrmann tout en se déroulant joyeusement comme les œufs de Pâques de la culture pop. On y trouve des transformations physiques du niveau de Madonna, Catwoman de l'ère de Batman Returns, des manigances de Drag Race et de nombreux clins d'œil à la légendaire Miss Britney Spears - tout le monde est là, avec une trame sonore fabriquée avec amour à la Yelle. Un véritable classique culte en devenir.

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The Astronaut Lovers (Los amantes astronautas) (FR)116 minutes

VO ESPAGNOLE • ST FRANÇAIS | Deux amis d’enfance se retrouvent à l’âge adulte le temps d’un été, l’un devenu gay et l’autre, apparemment hétéro. Cinéaste du désir, Marco Berger filme ces jeux de l’amour et du hasard avec une redoutable précision et les accents d’un Rohmer érotique. Dix ans après s’être connus à l’adolescence, Pedro et Maxi se retrouvent dans une maison au bord de la mer avec un groupe d’amis. Le premier est devenu gay et le second vient de quitter sa blonde. Au terme d’un pari gagné par Pedro, ils doivent se faire passer pour un couple pendant trois jours. Cinéaste du désir par excellence, Marco Berger aborde, pour la première fois et dès le titre, l’amour de manière aussi frontale. Ce 10e long métrage est baigné d’une sensualité à fleur de peau présente dans tous ses films mais, cette fois-ci, si la tension sexuelle passe encore par les regards, elle s’exprime surtout par les dialogues à la Rohmer qu’échangent ces deux personnages qui jouent avec le feu. La réalisation, d’une redoutable précision, et la chimie évidente entre les deux acteurs donnent chair à cette histoire érotique, drôle et touchante.

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Out (EN)[COMPÉTITION]95 minutes

VO HOLLANDAISE • ST ANGLAIS | Capturant l'insouciance de la jeunesse et l'excitation des libertés sexuelles naissantes dans une cinématographie sensuelle en noir et blanc, Out de Dennis Alink offre une histoire vivante et douce sur la jeunesse et l'homosexualité. Tom (Bas Keizer, dont la performance est à reconnaître) et Ajani (un Jefferson Yaw Frempong-Manson effervescent) sont des amoureux du secondaire dans le placard qui aspirent à une vie au-delà de leur communauté rurale aux Pays-Bas et à sa mentalité étroite. La solution : Amsterdam, où la scène queer est florissante et où ils peuvent se concentrer sur leur rêve, devenir cinéastes. Rapidement, ils tombent dans la vie nocturne gay de la capitale néerlandaise. Le couple se voit alors frappé de quelques premières sensations fortes : des parties effrontées de « Je n’ai jamais », des promenades en limousine à travers la ville, des visites révélatrices aux bains publics. Mais les défis se succèdent, rapides, et les poussent à se demander séparément : « Qui suis-je et où ai-je ma place ? » Aux airs des films monochromes classiques sur une jeunesse rebelle comme The Last Picture Show et Mala Noche de Gus Van Sant, Alink et ses collaborateur·trice·s queer présentent un portrait vécu et perçant qui prouve que sortir du placard n'est pas seulement une déclaration de sa sexualité, c'est en même temps un voyage joyeux et déchirant à la découverte d’un soi.

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Young Hearts97 minutes

Alors que son père grimpe tout en haut du hit-parade avec une chanson sur son premier amour, le jeune Elias, 14 ans, connaît à son tour ce vertige avec son nouveau voisin bruxellois. Au fil de sourires timides échangés, ils entament un jeu de séduction furtif et passionné faisant exploser l’imaginaire d’Elias qui découvre alors la grandeur d’un amour. Elias (Lou Goossens), bien qu'il soit en couple avec une fille de sa classe, n’a vraisemblablement pas encore connu l’amour. Alexander (Marius De Saeger), lui, oui, et avec un garçon ! Cette révélation désinvolte déclenche une crise chez Elias face à laquelle il se sent impuissant : d'un côté, il rayonne de bonheur de vivre des aventures palpitantes et des baisers volés avec Alexander ; de l’autre, il évite instinctivement l’affection d’Alexander devant ses camarades de classe et nie face aux perches tendues par sa famille pour qu’il s’ouvre. Elias pourra-t-il accepter les risques et laisser libre cours à ses sentiments ou bien va-t-il perdre le garçon de ses rêves ? Bien que chaste, et adapté à l’âge de ses protagonistes (les garçons se roulent littéralement dans le foin), Young Hearts a tout le pétillement romantique irrésistible de Heartstopper et le type de véritable connexion intergénérationnelle qui tire à la fois sur votre corde sensible et sur vos conduits lacrymaux.

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Out (FR)[COMPÉTITION]95 minutes

VO HOLLANDAISE • ST FRANÇAIS | Capturant l'insouciance de la jeunesse et l'excitation des libertés sexuelles naissantes dans une cinématographie sensuelle en noir et blanc, Out de Dennis Alink offre une histoire vivante et douce sur la jeunesse et l'homosexualité. Tom (Bas Keizer, dont la performance est à reconnaître) et Ajani (un Jefferson Yaw Frempong-Manson effervescent) sont des amoureux du secondaire dans le placard qui aspirent à une vie au-delà de leur communauté rurale aux Pays-Bas et à sa mentalité étroite. La solution : Amsterdam, où la scène queer est florissante et où ils peuvent se concentrer sur leur rêve, devenir cinéastes. Rapidement, ils tombent dans la vie nocturne gay de la capitale néerlandaise. Le couple se voit alors frappé de quelques premières sensations fortes : des parties effrontées de « Je n’ai jamais », des promenades en limousine à travers la ville, des visites révélatrices aux bains publics. Mais les défis se succèdent, rapides, et les poussent à se demander séparément : « Qui suis-je et où ai-je ma place ? » Aux airs des films monochromes classiques sur une jeunesse rebelle comme The Last Picture Show et Mala Noche de Gus Van Sant, Alink et ses collaborateur·trice·s queer présentent un portrait vécu et perçant qui prouve que sortir du placard n'est pas seulement une déclaration de sa sexualité, c'est en même temps un voyage joyeux et déchirant à la découverte d’un soi.

[Court métrage]
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FuReality[Voix autochtones]4 minutesCe programme inclut 9 filmsVOIX AUTOCHTONES / INDIGIQUEER100 minutes

Découvrez le monde d’Aly et son évolution personnelle à travers les yeux de son nouveau furry, Eden. Aly raconte son prochain personnage, Lusia, qui lui ressemblera en tout point.

PosterCourt métrageVIRTUEL
Dead Lesbians13 minutesCe programme inclut 7 filmsSCÉNARIOS SAPHIQUES89 minutes

Alors qu’elle se prépare pour un premier rendez-vous, Isabelle est importunée par l’apparition de Dorothy Ainsworth, une autrice de romans de gare lesbiens des années 50, qui enchaîne les cigarettes et envoûte de ses mots, morte depuis bien longtemps. Dorothy souligne les libertés dont elle jouit en tant que femme queer aujourd’hui et lui rappelle d’être reconnaissante pour les privilèges dont elle profite.

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Bubbling (珍珠 美少年)[FOCUS BEIJING]22 minutesCe programme inclut 3 filmsDIRECTION SUD : BEIJING QUEER FILM FESTIVAL55 minutes

Guang a de la misère à se concentrer pendant ses cours de chorale : il est distrait par quelque chose de bien plus alléchant que le chant. L’arrivée d'un nouvel élève charismatique ne fait qu’augmenter la curiosité et le désir de Guang.

PosterMade au CanadaCourt métrageVIRTUEL
Made au Canada Icon
Jesse[MADE AU CANADA]12 minutesCe programme inclut 8 filmsMADE AU CANADA 183 minutes

Un adolescent en passe de faire son coming out à son père imagine différents scénarios et les déroule mentalement en utilisant différents genres cinématographiques.

PosterCourt métrageVIRTUEL
Bingo[Focus France]22 minutesCe programme inclut 6 filmsCOMÉDIE EN COURTS98 minutes

Fanny est une libraire de jour et une personne au cœur doux le reste du temps. En amour avec son amie Louise et pour oublier la tristesse de cet amour impossible, elle enchaîne les histoires d’un soir avec des hommes sans intérêt. Un soir, elle invite Louise à une réunion littéraire qu’elle organise. Fanny décrochera peut-être le gros lot.

PosterQueerment QuébecCompétitionCourt métrageVIRTUEL
Queerment Québec IconCompetition Icon
Extras[COMPÉTITION]15 minutesCe programme inclut 7 filmsQUEERMENT QUÉBEC 170 minutes

EXTÉRIEUR JOUR - Un dimanche matin, à la terrasse d’un café : Isabelle, une actrice dont la carrière semble être en pause, rencontre Johanne, son agente, qui a peut-être un rôle à lui proposer. La tension monte à leur table et autour d’elles. Les attentes des deux partis vont-elles être atteintes ?

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FuReality[Voix autochtones]4 minutesCe programme inclut 9 filmsVOIX AUTOCHTONES / INDIGIQUEER100 minutes

Découvrez le monde d’Aly et son évolution personnelle à travers les yeux de son nouveau furry, Eden. Aly raconte son prochain personnage, Lusia, qui lui ressemblera en tout point.

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Dead Lesbians13 minutesCe programme inclut 7 filmsSCÉNARIOS SAPHIQUES89 minutes

Alors qu’elle se prépare pour un premier rendez-vous, Isabelle est importunée par l’apparition de Dorothy Ainsworth, une autrice de romans de gare lesbiens des années 50, qui enchaîne les cigarettes et envoûte de ses mots, morte depuis bien longtemps. Dorothy souligne les libertés dont elle jouit en tant que femme queer aujourd’hui et lui rappelle d’être reconnaissante pour les privilèges dont elle profite.

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Bubbling (珍珠 美少年)[FOCUS BEIJING]22 minutesCe programme inclut 3 filmsDIRECTION SUD : BEIJING QUEER FILM FESTIVAL55 minutes

Guang a de la misère à se concentrer pendant ses cours de chorale : il est distrait par quelque chose de bien plus alléchant que le chant. L’arrivée d'un nouvel élève charismatique ne fait qu’augmenter la curiosité et le désir de Guang.

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Jesse[MADE AU CANADA]12 minutesCe programme inclut 8 filmsMADE AU CANADA 183 minutes

Un adolescent en passe de faire son coming out à son père imagine différents scénarios et les déroule mentalement en utilisant différents genres cinématographiques.

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Bingo[Focus France]22 minutesCe programme inclut 6 filmsCOMÉDIE EN COURTS98 minutes

Fanny est une libraire de jour et une personne au cœur doux le reste du temps. En amour avec son amie Louise et pour oublier la tristesse de cet amour impossible, elle enchaîne les histoires d’un soir avec des hommes sans intérêt. Un soir, elle invite Louise à une réunion littéraire qu’elle organise. Fanny décrochera peut-être le gros lot.

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Extras[COMPÉTITION]15 minutesCe programme inclut 7 filmsQUEERMENT QUÉBEC 170 minutes

EXTÉRIEUR JOUR - Un dimanche matin, à la terrasse d’un café : Isabelle, une actrice dont la carrière semble être en pause, rencontre Johanne, son agente, qui a peut-être un rôle à lui proposer. La tension monte à leur table et autour d’elles. Les attentes des deux partis vont-elles être atteintes ?

[Documentaire]
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Flashback[MADE AU CANADA]90 minutes

La redécouverte d’une enseigne lumineuse nous transporte au temps où le disco était roi et où le club Flashback à Edmonton était « le Studio 54 des Prairies ». Au fil des années de descentes policières violentes et de l’avancée du SIDA à une vitesse foudroyante, le club et ses membres nourrissaient un réel oasis de générosité avant-gardiste. Créé et raconté par le professeur et auteur Montréalais Matthey Hays, Flashback est une prise de vue in-situ d’un creuset nocturne situé dans le « lieu le plus Biblique du Canada » qui a su en défier les attentes et devenir célèbre à l’international. Albertan John Reid, interdit d’entrée au Club 70 car il n’était pas assez gay, s’est efforcé de créer son propre espace, celui-ci accueillant, et à tiers égaux : une discothèque, un magasin de vinyl, un centre communautaire. Ici, la jeunesse queer s’épanouit et Gretzky et Sarah McLachlan y font la fête. Tourbillonnez au son de la voix envoûtante de D’orjay et déhanchez-vous avec celleux qui étaient là, à travers des nuages de parfums et de poppers tout en obtenant une introduction fascinante sur la façon dont les concepteurs du club ont calibré la musique disco pour une piste dansante sur mesure. Même lorsque Flashback a finalement perdu de son exubérance joyeuse au cours de l’épidémie du SIDA, il a permis beaucoup : un soulagement au sein d’un tourbillon et une conscience sociale pour les combats à venir.

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Si je meurs, ce sera de joie (If I die, It'll be of Joy)[Focus France]80 minutes

À travers le parcours de trois aîné·e·s LGBTQ+ qui refusent d’être invisibles, Alexis Taillant donne une voix à cet âge qu’on dit d’or dans ce documentaire aussi subversif que doux. Un film plus révolutionnaire qu’il n’en a l’air. « Je suis vieille et je vous encule » chante l’iconoclaste Brigitte Fontaine dans une de ses chansons qui donne son titre à ce documentaire subversif et doux. Le ton est donné par le cinéaste, qui suit quelques vieux et vieilles LGBTQ+, entre leur quotidien, leur militantisme, leurs sexualités, leurs angoisses, mais aussi leur colère face à une société qui les rend invisibles, y compris à leurs propres yeux. Certains sont en couple et craignent la mort, d’autres souffrent de solitude et rêvent d’un monde plus juste mais en acceptant de participer à ce film aux images soignées et évocatrices, ils témoignent de la vitalité et de la diversité de cet âge où on n’a plus grand-chose à perdre. Comme Micheline, octogénaire révoltée qui rêve d’orgasmes, Yves qui cherche la tendresse comme il peut ou Francis, séropositif depuis 40 ans et fondateur de l’organisme Grey Pride.

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Bulletproof: A Lesbian's Guide to Surviving the Plot[I+N Connexe]105 minutes

Attention spoiler : si vous regardiez la télévision au printemps 2016, il y a de fortes chances que vous ayez été témoin du pic de popularité de la tendance Bury Your Gays. Les femmes LGBTQ+, de Tara de Buffy à Lexa de The 100, ont pris la hache et dans cet exposé brillant enquêtent sur cette tendance consternante et le changement radical qui en a résulté. Au gré d’allers-retours entre Toronto et autres pôles culturels comme L.A. et Londres, Bulletproof déroule son intrigue à la manière d’un grand mystère. Il y a les victimes : des personnages féminins queer. Les meurtriers : des scénaristes de télévision, des showrunners et producteurs tourmentés qui, pour une myriade de raisons expliquées dans le documentaire, ont choisi de tuer les personnages favoris des fans à l’écran. Et puis il y a les détectives : un « réseau arc-en-ciel » de journalistes, de psychologues des médias, de dirigeant·e·s de communautés de fans et bien d’autres qui analysent les catalyseurs et impacts des représentations changeantes queer. Ceci est sans parler de la documentariste elle-même, Regan Latimer, accro à la télévision, « gay comme l'enfer », qui est alors à la sixième année de ce qui était censé être un projet d'un an, et qui sème dans ce film des révélations personnelles, sociétales et scientifiques aux côtés de la sage, Lindy Zucker, son substitut à l’écran. Grâce à des références et à des animations percutantes, Bulletproof prouve que la représentation peut être un enjeu de vie ou de mort et que la fantaisie peut parfois être aussi essentielle que la réalité.

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Mama Rainbow《彩虹伴我心》[FOCUS BEIJING]80 minutes

Pour des parents chinois, découvrir l’homosexualité de leur enfant constitue généralement une tragédie majeure, la grande majorité étant totalement incapable d’accepter cela de leur fils ou de leur fille. Cependant, au cours de ces dernières années, un vent nouveau arc-en-ciel a soufflé sur le continent chinois : une génération pionnière de parents chinois s'est mobilisée et a exprimé son amour pour leurs enfants homosexuel·le·s. Ce documentaire met en scène six mères de toute la Chine, qui parlent ouvertement et librement de leurs expériences avec leurs enfants queer. Avec leur amour, iels donnent une toute nouvelle définition aux liens familiaux à la chinoise. Le film a eu un impact significatif sur la société chinoise grâce à ses projections clandestines et à sa diffusion en ligne. Cependant, en 2014, les versions en ligne ont été soudainement supprimées d’Internet en Chine. Le réalisateur a poursuivi les censeur·e·s en justice. Ceci est devenu un événement marquant pour la liberté d'expression en Chine.

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Y'a une étoile (PROJECTION GRATUITE)[SÉRIES I+N x FMC / CMF]71 minutes

ENTRÉE GRATUITE AU CINÉMA // PROJECTION GRATUITE ! conversation avec Julien Cadieux à 18h15 POUR LES VISIONNEMENTS ENLIGNE GRATUIT, faites une demande à information@image-nation.org - un code vous sera envoyé. Merci ! // Le cinéaste acadien Julien Cadieux pose son regard ingénieux sur Samuel LeBlanc, un musicien trans du groupe Écarlate. Durant son voyage à travers la région acadienne des Maritimes, Samuel se fait un devoir d’informer les jeunes de la communauté, rend hommage à l’auteure-interprète Angèle Arsenault, et côtoie une ribambelle de personnes queers talentueuses dans ce documentaire musical au style unique. La dysphorie de genre ; la redécouverte de sa culture autochtone ; la poésie non-binaire et inclusive de Chiac : nombre de sujets cruciaux sont abordés avec exubérance et amusement alors que Samuel confronte les terrifiants passages à vide d’acadien⋅nes queers et révèle leurs joyeuses célébrations, se portnt témoin des changements culturels de la région. Vous rencontrerez ici tout le monde, de l’enseignant biromantique et asexuel aux superstars du drag. Sautez à bord d’un tracteur, d’un bateau à pêche au homard, ou même d’une montgolfière : ces histoires sont à découvrir, et les passages musicaux sauront vous faire danser. Avec la précision captivante de Wes Anderson et une palette de couleur à faire pâlir les tons pastels de Barbie, Julien Cadieux nous offre un film vivant et plein de fantaisie ancré dans la culture et l’histoire acadienne, d’hier et surtout d’aujourd’hui. Aussi dans ce programme : NOUS PARTIRONS JULIEN CADIEUX | CANADA | 2023 | 8 MIN | VOF Gilbert Mhanna est un artiste libanais queer basé à Toronto. Son art est le baladi, une danse traditionnellement réservée aux femmes cis. Ensemble, nous explorerons la relation de son corps arabo-queer à cet espace canadien. Comment ce pays continue-t-il de couler dans ses veines ?

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Desire Lines[COMPÉTITION]81 minutes

Frappé par la « fièvre des archives », un Iranien-Américain gay et trans part à la recherche des origines de son désir. Dans ce documentaire hybride, il entre en contact avec son transcêtre pionnier Lou Sullivan, les expériences contemporaines d’autres hommes queers, et l’érotisme de son propre corps. Avec l’aide d’un·e jeune archiviste non-binaire (Theo Germain), un homme trans âgé (Aden Hakimi) nommé Ahmad se plonge dans les archives LGBTQ+ de Chicago et dans les bains publics de Boystown pour explorer son désir homosexuel. Il apprend - comme nous, à travers de vrais entretiens et l’histoire des raids de police et des actions militantes radicales qui se glissent dans le scénario fictif du film - qu’il n’y a pas de réponse unique. Il y a autant de points de vues qu’il y a d’interviewé·es. Des images d’archives de Lou Sullivan, qui s’identifiait ouvertement comme trans et gay dans les années 1970, rappellent que ces conversations ne sont pas nouvelles : elles continuent à être nécessaires, parce qu’elles (re)connectent les hommes gays et trans à eux-mêmes ainsi qu’à leur communauté. Dans ce film à la fois joyeux et émouvant, Jules Rosskam s’attache à célébrer la disparition de labels rigides lorsqu’il s’agit de raconter sa propre sexualité.

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Flashback[MADE AU CANADA]90 minutes

La redécouverte d’une enseigne lumineuse nous transporte au temps où le disco était roi et où le club Flashback à Edmonton était « le Studio 54 des Prairies ». Au fil des années de descentes policières violentes et de l’avancée du SIDA à une vitesse foudroyante, le club et ses membres nourrissaient un réel oasis de générosité avant-gardiste. Créé et raconté par le professeur et auteur Montréalais Matthey Hays, Flashback est une prise de vue in-situ d’un creuset nocturne situé dans le « lieu le plus Biblique du Canada » qui a su en défier les attentes et devenir célèbre à l’international. Albertan John Reid, interdit d’entrée au Club 70 car il n’était pas assez gay, s’est efforcé de créer son propre espace, celui-ci accueillant, et à tiers égaux : une discothèque, un magasin de vinyl, un centre communautaire. Ici, la jeunesse queer s’épanouit et Gretzky et Sarah McLachlan y font la fête. Tourbillonnez au son de la voix envoûtante de D’orjay et déhanchez-vous avec celleux qui étaient là, à travers des nuages de parfums et de poppers tout en obtenant une introduction fascinante sur la façon dont les concepteurs du club ont calibré la musique disco pour une piste dansante sur mesure. Même lorsque Flashback a finalement perdu de son exubérance joyeuse au cours de l’épidémie du SIDA, il a permis beaucoup : un soulagement au sein d’un tourbillon et une conscience sociale pour les combats à venir.

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Si je meurs, ce sera de joie (If I die, It'll be of Joy)[Focus France]80 minutes

À travers le parcours de trois aîné·e·s LGBTQ+ qui refusent d’être invisibles, Alexis Taillant donne une voix à cet âge qu’on dit d’or dans ce documentaire aussi subversif que doux. Un film plus révolutionnaire qu’il n’en a l’air. « Je suis vieille et je vous encule » chante l’iconoclaste Brigitte Fontaine dans une de ses chansons qui donne son titre à ce documentaire subversif et doux. Le ton est donné par le cinéaste, qui suit quelques vieux et vieilles LGBTQ+, entre leur quotidien, leur militantisme, leurs sexualités, leurs angoisses, mais aussi leur colère face à une société qui les rend invisibles, y compris à leurs propres yeux. Certains sont en couple et craignent la mort, d’autres souffrent de solitude et rêvent d’un monde plus juste mais en acceptant de participer à ce film aux images soignées et évocatrices, ils témoignent de la vitalité et de la diversité de cet âge où on n’a plus grand-chose à perdre. Comme Micheline, octogénaire révoltée qui rêve d’orgasmes, Yves qui cherche la tendresse comme il peut ou Francis, séropositif depuis 40 ans et fondateur de l’organisme Grey Pride.

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Bulletproof: A Lesbian's Guide to Surviving the Plot[I+N Connexe]105 minutes

Attention spoiler : si vous regardiez la télévision au printemps 2016, il y a de fortes chances que vous ayez été témoin du pic de popularité de la tendance Bury Your Gays. Les femmes LGBTQ+, de Tara de Buffy à Lexa de The 100, ont pris la hache et dans cet exposé brillant enquêtent sur cette tendance consternante et le changement radical qui en a résulté. Au gré d’allers-retours entre Toronto et autres pôles culturels comme L.A. et Londres, Bulletproof déroule son intrigue à la manière d’un grand mystère. Il y a les victimes : des personnages féminins queer. Les meurtriers : des scénaristes de télévision, des showrunners et producteurs tourmentés qui, pour une myriade de raisons expliquées dans le documentaire, ont choisi de tuer les personnages favoris des fans à l’écran. Et puis il y a les détectives : un « réseau arc-en-ciel » de journalistes, de psychologues des médias, de dirigeant·e·s de communautés de fans et bien d’autres qui analysent les catalyseurs et impacts des représentations changeantes queer. Ceci est sans parler de la documentariste elle-même, Regan Latimer, accro à la télévision, « gay comme l'enfer », qui est alors à la sixième année de ce qui était censé être un projet d'un an, et qui sème dans ce film des révélations personnelles, sociétales et scientifiques aux côtés de la sage, Lindy Zucker, son substitut à l’écran. Grâce à des références et à des animations percutantes, Bulletproof prouve que la représentation peut être un enjeu de vie ou de mort et que la fantaisie peut parfois être aussi essentielle que la réalité.

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Mama Rainbow《彩虹伴我心》[FOCUS BEIJING]80 minutes

Pour des parents chinois, découvrir l’homosexualité de leur enfant constitue généralement une tragédie majeure, la grande majorité étant totalement incapable d’accepter cela de leur fils ou de leur fille. Cependant, au cours de ces dernières années, un vent nouveau arc-en-ciel a soufflé sur le continent chinois : une génération pionnière de parents chinois s'est mobilisée et a exprimé son amour pour leurs enfants homosexuel·le·s. Ce documentaire met en scène six mères de toute la Chine, qui parlent ouvertement et librement de leurs expériences avec leurs enfants queer. Avec leur amour, iels donnent une toute nouvelle définition aux liens familiaux à la chinoise. Le film a eu un impact significatif sur la société chinoise grâce à ses projections clandestines et à sa diffusion en ligne. Cependant, en 2014, les versions en ligne ont été soudainement supprimées d’Internet en Chine. Le réalisateur a poursuivi les censeur·e·s en justice. Ceci est devenu un événement marquant pour la liberté d'expression en Chine.

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Y'a une étoile (PROJECTION GRATUITE)[SÉRIES I+N x FMC / CMF]71 minutes

ENTRÉE GRATUITE AU CINÉMA // PROJECTION GRATUITE ! conversation avec Julien Cadieux à 18h15 POUR LES VISIONNEMENTS ENLIGNE GRATUIT, faites une demande à information@image-nation.org - un code vous sera envoyé. Merci ! // Le cinéaste acadien Julien Cadieux pose son regard ingénieux sur Samuel LeBlanc, un musicien trans du groupe Écarlate. Durant son voyage à travers la région acadienne des Maritimes, Samuel se fait un devoir d’informer les jeunes de la communauté, rend hommage à l’auteure-interprète Angèle Arsenault, et côtoie une ribambelle de personnes queers talentueuses dans ce documentaire musical au style unique. La dysphorie de genre ; la redécouverte de sa culture autochtone ; la poésie non-binaire et inclusive de Chiac : nombre de sujets cruciaux sont abordés avec exubérance et amusement alors que Samuel confronte les terrifiants passages à vide d’acadien⋅nes queers et révèle leurs joyeuses célébrations, se portnt témoin des changements culturels de la région. Vous rencontrerez ici tout le monde, de l’enseignant biromantique et asexuel aux superstars du drag. Sautez à bord d’un tracteur, d’un bateau à pêche au homard, ou même d’une montgolfière : ces histoires sont à découvrir, et les passages musicaux sauront vous faire danser. Avec la précision captivante de Wes Anderson et une palette de couleur à faire pâlir les tons pastels de Barbie, Julien Cadieux nous offre un film vivant et plein de fantaisie ancré dans la culture et l’histoire acadienne, d’hier et surtout d’aujourd’hui. Aussi dans ce programme : NOUS PARTIRONS JULIEN CADIEUX | CANADA | 2023 | 8 MIN | VOF Gilbert Mhanna est un artiste libanais queer basé à Toronto. Son art est le baladi, une danse traditionnellement réservée aux femmes cis. Ensemble, nous explorerons la relation de son corps arabo-queer à cet espace canadien. Comment ce pays continue-t-il de couler dans ses veines ?

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Desire Lines[COMPÉTITION]81 minutes

Frappé par la « fièvre des archives », un Iranien-Américain gay et trans part à la recherche des origines de son désir. Dans ce documentaire hybride, il entre en contact avec son transcêtre pionnier Lou Sullivan, les expériences contemporaines d’autres hommes queers, et l’érotisme de son propre corps. Avec l’aide d’un·e jeune archiviste non-binaire (Theo Germain), un homme trans âgé (Aden Hakimi) nommé Ahmad se plonge dans les archives LGBTQ+ de Chicago et dans les bains publics de Boystown pour explorer son désir homosexuel. Il apprend - comme nous, à travers de vrais entretiens et l’histoire des raids de police et des actions militantes radicales qui se glissent dans le scénario fictif du film - qu’il n’y a pas de réponse unique. Il y a autant de points de vues qu’il y a d’interviewé·es. Des images d’archives de Lou Sullivan, qui s’identifiait ouvertement comme trans et gay dans les années 1970, rappellent que ces conversations ne sont pas nouvelles : elles continuent à être nécessaires, parce qu’elles (re)connectent les hommes gays et trans à eux-mêmes ainsi qu’à leur communauté. Dans ce film à la fois joyeux et émouvant, Jules Rosskam s’attache à célébrer la disparition de labels rigides lorsqu’il s’agit de raconter sa propre sexualité.