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A Mother Apart[SÉRIES I+N x FMC / CMF]89 minutes

Aux quatre coins du monde, la quête de Staceyann Chin, performeuse et auteure lesbienne, maman d’une fillette de 9 ans, pour mieux connaître sa mère, qui l’a abandonnée toute petite pour partir vivre à Montréal. Aussi inspirant que poignant. À l’approche de la cinquantaine, Staceyann Chin, auteure et militante LGBTQ+ reconnue, explore la cicatrice originelle sur laquelle s’est fondée sa personnalité combative et blessée: l’abandon de sa mère quand elle était toute petite. Elle part à la recherche de celle qui lui a donné la vie et a choisi de vivre la sienne loin de son enfant. Par le biais d’une caméra sensible et précise, au plus près de son sujet, et de superbes séquences dessinées, la cinéaste suit cette guerrière attachante au fil de sa quête, et des contradictions qu’elle tente de réconcilier : la rancœur qu’elle ressent pour sa mère et l’admiration qu’elle a comme féministe pour celle qui a choisi la liberté coûte que coûte. A Mother Apart témoigne surtout d’une admirable résilience et de la volonté qu’a Staceyann Chin d’inscrire une filiation féminine, forte et complexe, au cœur de sa vie et de son œuvre.

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Any Other Way: the Jackie Shane Story[I+N Connexe]99 minutes

Éblouissant les foules des clubs des années 60 par ses prouesses vocales ou bien disparaissant de la surface de la Terre dans un brouillard de rumeurs, Jackie Shane n’a jamais manqué une opportunité de laisser sa trace. C’est au travers de conversations enregistrées couplées à la magie d’animations par rotoscopie sublimes et fantomatiques que cette icône solitaire qui n’a cessé de s’affranchir des limites, Jackie, nous est restituée. Encouragée par Joe Tex à quitter le Nashville du Jim Crow South afin de permettre à son talent de briller, Jackie Shane amène avec elle ses mélodies R&B et son charme plein d’audace pour les présenter partout : à ses fans de Montréal sous le contrôle de la mafia, jusqu’à Toronto, sa ville adorée ; se faisant kidnapper et refusant une offre de l’émission homophobe Ed Sullivan Show sur la route. Grande amie de Little Richard et en ouverture des spectacles d’Etta James et Marvin Gaye, Jackie Shane était une it-girl dans une époque où utiliser « elle/elle » demeurait impensable. Il n’y avait qu’un choix possible : être une célébrité mondiale ou bien vivre sa propre authenticité durement gagnée. Ce film est l’histoire de ce choix, racontée par Jackie au travers de ses propres de mots, de reconstitutions puissantes, d’opinions de figures trans contemporaines, et surtout avec la musique comme âme du tout. Produit et exécuté par Elliott Page, Any Other Way est un triomphe de documentaire : aussi poli et impressionnant que Jackie elle-même.

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Bulletproof: A Lesbian's Guide to Surviving the Plot[I+N Connexe]105 minutes

Attention spoiler : si vous regardiez la télévision au printemps 2016, il y a de fortes chances que vous ayez été témoin du pic de popularité de la tendance Bury Your Gays. Les femmes LGBTQ+, de Tara de Buffy à Lexa de The 100, ont pris la hache et dans cet exposé brillant enquêtent sur cette tendance consternante et le changement radical qui en a résulté. Au gré d’allers-retours entre Toronto et autres pôles culturels comme L.A. et Londres, Bulletproof déroule son intrigue à la manière d’un grand mystère. Il y a les victimes : des personnages féminins queer. Les meurtriers : des scénaristes de télévision, des showrunners et producteurs tourmentés qui, pour une myriade de raisons expliquées dans le documentaire, ont choisi de tuer les personnages favoris des fans à l’écran. Et puis il y a les détectives : un « réseau arc-en-ciel » de journalistes, de psychologues des médias, de dirigeant·e·s de communautés de fans et bien d’autres qui analysent les catalyseurs et impacts des représentations changeantes queer. Ceci est sans parler de la documentariste elle-même, Regan Latimer, accro à la télévision, « gay comme l'enfer », qui est alors à la sixième année de ce qui était censé être un projet d'un an, et qui sème dans ce film des révélations personnelles, sociétales et scientifiques aux côtés de la sage, Lindy Zucker, son substitut à l’écran. Grâce à des références et à des animations percutantes, Bulletproof prouve que la représentation peut être un enjeu de vie ou de mort et que la fantaisie peut parfois être aussi essentielle que la réalité.

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Desire Lines[COMPÉTITION]81 minutes

Frappé par la « fièvre des archives », un Iranien-Américain gay et trans part à la recherche des origines de son désir. Dans ce documentaire hybride, il entre en contact avec son transcêtre pionnier Lou Sullivan, les expériences contemporaines d’autres hommes queers, et l’érotisme de son propre corps. Avec l’aide d’un·e jeune archiviste non-binaire (Theo Germain), un homme trans âgé (Aden Hakimi) nommé Ahmad se plonge dans les archives LGBTQ+ de Chicago et dans les bains publics de Boystown pour explorer son désir homosexuel. Il apprend - comme nous, à travers de vrais entretiens et l’histoire des raids de police et des actions militantes radicales qui se glissent dans le scénario fictif du film - qu’il n’y a pas de réponse unique. Il y a autant de points de vues qu’il y a d’interviewé·es. Des images d’archives de Lou Sullivan, qui s’identifiait ouvertement comme trans et gay dans les années 1970, rappellent que ces conversations ne sont pas nouvelles : elles continuent à être nécessaires, parce qu’elles (re)connectent les hommes gays et trans à eux-mêmes ainsi qu’à leur communauté. Dans ce film à la fois joyeux et émouvant, Jules Rosskam s’attache à célébrer la disparition de labels rigides lorsqu’il s’agit de raconter sa propre sexualité.

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Fanatical: The Catfishing of Tegan and Sara[ZEITGEIST]99 minutes

Après qu’on lui ait volé son identité, Tegan Quin (du groupe Tegan and Sara) se retrouve au cœur d’une arnaque qui dure depuis plus de 15 ans. En enquêtant, elle raconte pour la première fois comment elle a été prise au piège d'une culture de fans toxique qui révèle le côté obscur de la célébrité. Tegan and Sara, l'un des groupes de rock indépendant queer les plus influents de leur génération, a passé sa carrière à cultiver une base de fans inclusive et passionnée à travers le monde entier. D’abord séduit·es par l’intimité des paroles du duo, les fans ont formé une communauté où iels pouvaient être ouvertement queer alors que peu de groupes de l’époque s’affichaient fièrement LGBTQ+ ou comme des alliés de la communauté. Le monde de Tegan and Sara bascule toutefois en 2011 alors que les données personnelles de Tegan se retrouvent piratées et utilisées à mauvais escient pour piéger les membres de sa communauté. À l’aide des témoignages de Tegan et de ses fans floué·es, des nombreux échanges entre la fausse Tegan et ses victimes, et des vidéos d’archive filmées dans les coulisses du groupe, ce documentaire est à la fois un film de suspense, une aventure, un polar et un voyage personnel et intime.

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Flashback[MADE AU CANADA]90 minutes

La redécouverte d’une enseigne lumineuse nous transporte au temps où le disco était roi et où le club Flashback à Edmonton était « le Studio 54 des Prairies ». Au fil des années de descentes policières violentes et de l’avancée du SIDA à une vitesse foudroyante, le club et ses membres nourrissaient un réel oasis de générosité avant-gardiste. Créé et raconté par le professeur et auteur Montréalais Matthey Hays, Flashback est une prise de vue in-situ d’un creuset nocturne situé dans le « lieu le plus Biblique du Canada » qui a su en défier les attentes et devenir célèbre à l’international. Albertan John Reid, interdit d’entrée au Club 70 car il n’était pas assez gay, s’est efforcé de créer son propre espace, celui-ci accueillant, et à tiers égaux : une discothèque, un magasin de vinyl, un centre communautaire. Ici, la jeunesse queer s’épanouit et Gretzky et Sarah McLachlan y font la fête. Tourbillonnez au son de la voix envoûtante de D’orjay et déhanchez-vous avec celleux qui étaient là, à travers des nuages de parfums et de poppers tout en obtenant une introduction fascinante sur la façon dont les concepteurs du club ont calibré la musique disco pour une piste dansante sur mesure. Même lorsque Flashback a finalement perdu de son exubérance joyeuse au cours de l’épidémie du SIDA, il a permis beaucoup : un soulagement au sein d’un tourbillon et une conscience sociale pour les combats à venir.

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La Révolution des Coordinateurs d'Intimité (Sex Is Comedy)[Focus France]55 minutes

La coordination de l’intimité est-elle une censure sur un tournage ? Est-ce que ça tue la magie ? En France, où disposer d'un·e coordinateur·rice d'intimité est l'exception, Paloma Garcia Martens aide les créateur·rice·s à privilégier le processus autant que le résultat. Ensemble, luttant pour un contenu féministe où « les corps, le souffle, le toucher » mènent à la connexion et non à l'exploitation. Les scènes d’intimité sont une cascade comme une autre, susceptibles de présenter de grands dangers et des dommages durables. Mais la coordination de l'intimité nécessite des heures précieuses, et même celleux à bord peuvent se sentir mis à l'épreuve par le processus. Le documentaire d'Edith Chapin est un portrait approfondi de la profession, mettant en vedette un large éventail de femmes de l'industrie de la télévision et du cinéma, depuis la réalisatrice et les actrices de la série queer Split à Paris, qui présente une scène d'éjaculation féminine particulièrement inédite, jusqu'aux coordinateur·rice·s d’intimité de Sex Education et Bridgerton à Londres. Ces femmes s’écoutent et débattent entre elles sur ce qui se transforme grâce à leur influence et sur ce qui évolue beaucoup trop lentement. Mener cette lutte au sein d’une industrie en limitant ses « stratagèmes étranges » et mensonges purs et simples, et avec plus de pudeur, plus de consensus. Dans l’espoir de façonner non seulement la façon dont les corps sont filmés, mais aussi la façon dont nous, en tant que société, les voyons. Aussi dans ce programme : SPLIT/ ÉPISODES 1 + 2 IRIS BREY | FRANCE | 2023 | 37 MIN | VOF STA Sur le tournage d’un film, Anna, une cascadeuse de 30 ans, tombe amoureuse de la star qu’elle double. Elle, qui se pensait heureuse dans son couple, va-t-elle avoir le courage de sortir de l’hétérosexualité pour se confronter à ce désir bouleversant ?

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Lesvia78 minutes

Eressos : à la fois petit village traditionnel grec de l’île de Lesbos entourée par le bleu de la mer Aegean, et un paradis perdu pour des lesbiennes des quatre coins du monde qui se délestent de tout - même de leurs vêtements - sur le lieu de naissance de Sappho. Une dualité saugrenue qui a donné naissance à des décennies d’intenses désaccords et affirmations. Les « filles de Sappho » sont arrivées à Eressos au début du 20e siècle à la recherche de traces de la grande poétesse. Les vacancières y ont afflué pendant l'âge d'or des années 90, avec des commerces et des hôtels destinés aux lesbiennes. Par rapport aux mondes d'où elles venaient, où les droits des femmes étaient contrôlés et où elles se battaient pour leur dignité même, Eressos semblait une sécurité et une liberté. Un endroit où l'on pouvait se promener main dans la main sans craindre la violence, où l'on pouvait jouer toute la journée sur le sable et gémir toute la nuit où l'on voulait. Mais cette « Mecque des femmes », des habitants contrariés et les diktats du capitalisme constituent un mélange explosif, et les tensions sur cette petite île volcanique semblent prêtes à exploser. La réalisatrice Tzeli Hadjidimitriou, lesbienne originaire de Lesbos, capture les corps nus et les politiques nues de ce havre de paix improbable, et montre comment l'héritage et la transmission façonnent l'avenir du paradis.

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Mama Rainbow《彩虹伴我心》[FOCUS BEIJING]80 minutes

Pour des parents chinois, découvrir l’homosexualité de leur enfant constitue généralement une tragédie majeure, la grande majorité étant totalement incapable d’accepter cela de leur fils ou de leur fille. Cependant, au cours de ces dernières années, un vent nouveau arc-en-ciel a soufflé sur le continent chinois : une génération pionnière de parents chinois s'est mobilisée et a exprimé son amour pour leurs enfants homosexuel·le·s. Ce documentaire met en scène six mères de toute la Chine, qui parlent ouvertement et librement de leurs expériences avec leurs enfants queer. Avec leur amour, iels donnent une toute nouvelle définition aux liens familiaux à la chinoise. Le film a eu un impact significatif sur la société chinoise grâce à ses projections clandestines et à sa diffusion en ligne. Cependant, en 2014, les versions en ligne ont été soudainement supprimées d’Internet en Chine. Le réalisateur a poursuivi les censeur·e·s en justice. Ceci est devenu un événement marquant pour la liberté d'expression en Chine.

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Nanekawâsis[COMPÉTITION]80 minutes

Le travail de l’artiste nêhiyaw (Cree) bispirituel George Littlechild a saisi la réalité des pensionnats autochtones des dizaines d’années avant que celle-ci n’imprègne la conscience collective canadienne. Survivant de la rafle des années 60, Littlechild utilise une technique « fantaisiste » et improvisée pour raconter son exubérance colorée et un traumatisme longtemps gardé pour soi. Le cinéaste Métis Conor McNally fait honneur à son voyage. Littlechild a reçu le nom de son arrière grand-père, nanekawâsis, à un Powwow en 2001. Le film éponyme incarne bien la signification de ce nom : « enfant rapide ». Alors que nous découvrons une enfance éparpillée par les familles d’accueil successives et l’émergence de Littlechild comme un artiste agile, le documentaire relie gracieusement le passé et le présent. Des images d’archives se fondent avec des interviews en 16mm d’un Littlechild âgé de 65 ans, toujours en évolution dans sa pratique artistique, transmettant encore son savoir sur ses ancêtres et l’esprit « Arc-en-ciel ». Tandis que son partenaire John Powell utilise l’art pour éviter d’avancer en roue libre, Littlechild utilise la peinture pour se libérer du poids de sa vie quotidienne, atteignant ainsi une transcendance éclairée qui le guérit autant que son public. Nanekawâsis commence et termine avec l’image d’un ciel coloré, révélant combien la clarté et la noirceur, l’attente et la réflection sont toutes des parties indispensables du cercle de la vie.

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