
MARKUS SCHLEINZER | AUTRICHE + ALLEMAGNE | 2026 | 93 MIN | VO ALLEMANDE STA
MARKUS SCHLEINZER | AUTRICHE + ALLEMAGNE | 2026 | 93 MIN | VO ALLEMANDE STA
Au 17e siècle, une femme habillée en soldat arrive dans une campagne, réclame une terre qu’elle dit avoir reçu en héritage et épouse une jeune fille du village. Un film envoûtant, austère et superbement filmé avec en son cœur une Sandra Hüller magistrale. Au milieu du 17e siècle, un soldat défiguré débarque dans un village protestant et réclame une ferme délabrée et une terre abandonnée dont il dit être l’héritier. Le soldat est, en fait, une femme qui se fait passer pour un homme depuis longtemps. Inconscients du subterfuge, les villageois l’accueillent au point qu’ils célèbrent son mariage avec la fille d’un de ses voisins. Quand celle-ci donne naissance à un garçon, la vie de Rose est chamboulée. Avec ses cadrages étudiés, son somptueux noir et blanc à la Bergman et un récit mené avec rigueur et austérité, Rose aurait pu n’être qu’un exercice de style un peu exsangue sur l’identité de genre à la manière d’un Murnau ou d’un Dreyer du 21e siècle. C’est sans compter avec Sandra Hüller, Prix d’interprétation au Festival de Berlin, qui incarne cette héroïne atypique avec un charisme entre Meryl Streep et Falconetti.
Markus Schleinzer est né à Vienne et a travaillé pendant 17 ans comme directeur de casting, notamment pour Jessica Hausner, Ulrich Seidl et Michael Haneke. Son premier film, Michael, a été présenté dans la section Perspektive Deutsches Kino de la Berlinale et en compétition à Cannes ; Angelo a été présenté en première à Toronto. Il travaille également comme acteur et enseigne la réalisation, notamment à la Filmakademie Baden-Württemberg.
Je dirais que mes trois films, Michael, Angelo et ROSE, abordent ce thème de différentes manières. Rose n’est pas une révolutionnaire. Elle n’est pas inspirée par un concept social, elle ne cherche pas à montrer l’exemple pour que les choses s’améliorent pour les générations futures. […] Elle n’est pas révolutionnaire, mais ses actes le sont. […] Je pense que l’empathie est une bonne chose, mais je pense aussi que nous devons accorder davantage d’attention à la responsabilité que nous avons les un·es envers les autres.
Philipp Worm, Tobias Walker, Karsten Stöter, Johannes Schubert
Markus Schleinzer, Alexander Brom